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jeudi 18 décembre 2014
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Brèves
Palestine
jeudi 8 décembre
 
Le Pr. Oberlin est entré dans la bande de Gaza !
vendredi 10 juillet

Quand le Pr. Christophe Oberlin estime être dans son droit, difficile, même pour les Israéliens, de se mettre en travers de sa route. Après 4 jours de refus consécutifs de la part du gouvernement israélien, le chirurgien de renommée internationale est entré ce matin dans la bande de Gaza et s’est aussitôt mis au travail à l’hôpital Khan Younès avec 3 autres médecins de son équipe.

Il a fini par rentrer jeudi à 11 H 30 dans la Bande de gaza, après avoir squatté pendant 4 jours devant le poste frontière d’Erez et avoir appelé la terre entière pour réussir à tenir ses engagements.
Dès cet après-midi, il était au travail, aux côtés du Dr. Mohamed Rantissi, pour une longue série de consultations, qui ont pris du retard, et qui seront suivies d’interventions chirurgicales liées à des blessures infligées par l’armée israélienne à la population palestinienne pendant l’opération élégamment nommée "plomb durci".
Il dispensera ensuite aux médecins palestiniens un enseignement dans sa spécialité, comme il le fait à chacune de ses missions.

Il a fallu notamment l’intervention de Me Gilles Devers, qui a engagé des procédures, déposant plainte auprès du ministre français des affaires étrangères, pour que le gouvernement israélien soit obligé de céder. Tandis que le journal La Croix et la radio France Info faisaient état de la situation de cette équipe chirurgico-médicale bloquée par l’armée israélienne au poste frontière d’Erez, l’ambasseur d’Israël appelait Frédéric Barrère à France Inter, pour demander qu’il renonce à traiter cette information !

 
les vigiles veillent sur l’Amérique
jeudi 30 avril

D’après le Washington Post, le recours à des entreprises privées de gardiennage pour maintenir l’ordre est en pleine recrudescence aux États-Unis.

Les flics privés de la société Blackwater et consorts, dont la réputation n’est plus à faire, notamment en Irak, sont désormais deux fois plus nombreux que les policiers assermentés dans les villes américaines.

 
Le boycott d’israël adopté par le Congrès des Syndicats écossais !
jeudi 23 avril

Le Congrès des syndicats écossais, actuellement réunis à Perth, vient d’adopter la motion concernant le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) à l’encontre d’Israël.

C’est à une écrasante majorité de votes à mains levées que le Congrès des Syndicats Ecossais (Scottish Trade Union Congress STUC), vient de voter ce mercredi cette motion BDS.
Elle a été proposée aux votes par une délégation du syndicat qui s’était rendue en Palestine récemment.

Une décision importante, qui suit celle du congrès des syndicats irlandais qui avaient adopté cette motion dès 2007, et qui devance, espère-t-on, celle du Congrès des Syndicats Britanniques (TUC) qui doit se réunir prochainement.
Une progression inexorable de la prise de conscience de la société civile sur la menace que fait peser Israël sur le peuple palestinien et sur le droit en général.

CAPJPO-EuroPalestine

 
Israël refoule un navire d’aide faisant route vers Gaza
jeudi 15 janvier
La marine israélienne a refoulé un navire battant pavillon grec et transportant de l’aide destinée aux Palestiniens de la bande de Gaza, rapportent des militants.
Le navire, à bord duquel se trouvaient 21 personnes, a été intercepté à une centaine de milles nautiques au nord-est de Gaza, a déclaré Houwaida Arraf, l’une des organisatrices de la mission du Mouvement Gaza libre, basé aux États-Unis.
"Ils (les navires israéliens) sont venus tout près et ont menacé d’ouvrir le feu sur nous si nous poursuivions notre route", a dit Arraf à Reuters à bord du bateau d’aide, qui retourne actuellement à Chypre.
"Ils nous ont cernés avec leurs quatre navires de guerre, et il était très difficile de naviguer. Ils ont dit qu’ils auraient recours à tous les moyens pour nous tenir à l’écart de Gaza", a dit la militante.
Mercredi, Israël avait déjà ordonné à un navire iranien transportant une aide humanitaire aux Palestiniens de faire demi-tour.
 
El Salvador : L’espérance a vaincu la peur
jeudi 26 mars 2009

popularité : 2%
L’élection de Mauricio Funes à la présidence du Salvador est une victoire retentissante du grand mouvement social concentré autour du désir majoritaire, longtemps retardé, de justice sociale et de liberté. Son grand mérite a consisté à faire fléchir le bunker de la droite oligarchique qui détient le pouvoir au Salvador depuis le XIXè siècle et qui a été un des régimes le plus réactionnaires, corrompus et répressifs de l’Amérique Latine. Celui-là même qui a noyé dans le sang le soulèvement paysan de 1932 et négligé la substance, social et politique, des accords de paix. Il convient de rappeler qu’il les a paraphés car il n’a pas pu vaincre la rébellion armée des années quatre-vingt, en dépit de l’aide militaire massive qu’il a reçu des USA. Composé par les huit groupes patronaux qui contrôlent le pouvoir réel, ce régime a essayé de barrer la route au candidat populaire en se servant des nombreuses ressources financières, publiques et privées, et de la coercition économique et politique soutenue par une féroce campagne de terrorisme médiatique. Mais cette fois-ci, comme Funes l’a affirmé en proclamant sa victoire, « l’espérance a vaincu la peur ».

Par Ángel Guerra Cabrera

Le président élu est un prestigieux journaliste critique des gouvernements conservateurs d’extrême droite de l’ARENA, il a été nommé candidat par le Front Farabundo Martí pour la Libération Nationale (FMLN), qui regroupe des combattants et des sympathisants des ex-organisations de guérilla ainsi que de nombreux militants sociaux de générations récentes. Le FMLN s’est constitué comme parti politique dès la signature des accords de paix de 1992. Depuis, il a traversé la difficile période de sa reconversion en une organisation capable de disputer le gouvernement à l’oligarchie par la voie électorale tandis qu’il faisait face à la confusion idéologique favorisée par l’effondrement de ce que l’on nommait le socialisme réel et l’impact psychologique de la fin de conflit négociée sans avoir pu atteindre les objectifs de la guérilla.

Dans cette étape il a réussi à être une référence dans la lutte contre la politique néolibérale, la défense des causes populaires et la solidarité latino-américaine sous la conduite du défunt Schafik Handal [1]. C’est la quatrième occasion dans laquelle il concourt à la présidence, un processus dans lequel, son capital électoral et ses postes électifs augmenteront de plus en plus. Funes a un excellent programme de gouvernement constitué grâce à une consultation nationale avec les bases populaires et d’autres secteurs . Il souligne que la responsabilité de l’État est d’assurer le droit du peuple à l’éducation, à la santé, à la culture, à la science, au sport, à la nourriture, l’égalité des sexes ainsi que l’orientation de l’économie. Il revendique les droits des peuples indigènes, donne la priorité à la création de d’emplois et insiste sur l’unité et l’intégration de l’Amérique Centrale et des Caraïbes à l’intérieur du processus d’unification de l’Amérique latine. Il cherche à sortir du champ de l’immobilisme et de promouvoir l’économie en stimulant les entreprises privées nationales, surtout petites et moyennes, et il assure qu’il empêchera de nouvelles privatisations des services publics. Il promet de former un gouvernement attentif aux besoins populaires et de combattre la corruption.

Accomplir ces objectifs exigera un extraordinaire effort de mobilisation populaire et de négociation avec les autres forces politiques et le patronat car le nouveau président n’a pas de majorité parlementaire ni de représentation dans le système de la justice, contrôlé par la droite tout comme les commandements de l’Armée, les forces de sécurité et une grande partie de l’appareil d’État. En outre, l’économie dépend beaucoup de celle des USA, à laquelle elle est liée par un Traité de libre échange [TLC], et des aides financières envoyées par les émigrés aux USA, qui constituent presque la moitié de la population.

Le peuple salvadorien s’était levé en armes à cause de l’iniquité sociale intolérable et de l’oppression politique dont il souffrait. Après la signature de la paix, il a été enfoncé encore plus dans la pauvreté et la misère par le néolibéralisme et les séquelles du conflit armé. Les accords de paix avaient fourni un espace politique qui, aussi restreint qu’il fût, n’avait jamais existé avant. Le FMLN a accepté le défi et il arrive aujourd’hui à la présidence, comme Funes l’a proclamé, avec au cœur l’option préférentielle pour les pauvres de « notre évêque martyr » Arnulfo Romero [2]. Il mérite et il recevra certainement la solidarité des gouvernements progressistes et des peuples d’Amérique latine.

Source : La Jornada - El Salvador : la esperanza venció al miedo
Traduction : Esteban G., revisée par Fausto Giudice
tlaxcala.es

 

[1] Schafik Jorge Handal est né le 14 octobre 1930. Homme politique salvadorien, membre du Frente Farabundo Martí para la Liberacion Nacional (Front Farabundo Martí pour la Libération Nationale [FMLN]), ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2004 face à Elias Antonio Saca.De 1959 à 1994, Handal est le secrétaire général du Parti communiste salvadorien. Ancien membre de la guérilla, Handal participe à l’unification des cinq mouvements d’opposition armée sous le nom de Frente Farabundo Martí para la Liberación Nacional. Après les accords de paix de Chapultepec en 1992, le FMLN se transforme en parti politique et Handal en assume le rôle de coordonnateur général. En 1997, Handal est élu à l’Assemblée nationale et y prend la tête du groupe FMLN. Il se présente à l’élection présidentielle salvadorienne du 21 juin 2004 et perd au second tour face à Elías Antonio ("Tony") Saca de l’Alianza Republicana Nacionalista (ARENA) par 36% contre 58%. Handal est le descendant d’émigrés palestiniens tout comme Saca. Schafik Jorge Handal décèdera le 24 janvier 2006. Source :wikipedia

[2] Oscar Arnulfo Romero Galdámez est né à Ciudad Barrios, dans le Département de San Miguel, au Salvador en août 1917. Romero a été ordonné prêtre le 4 avril 1942, et nommé évêque suppléant de San Salvador en 1970 ; quatre ans après, il est envoyé comme évêque dans la région cafetière de Santiago de María. En 1977 il est nommé archevêque de San Salvador pour son profil studieux et calme à l’intérieur de l’église. C’est de là que viendra sa conversion vers le peuple, réaffirmant sa condition prophétique. De cette rencontre, disons du choc de cette rencontre, avec la réalité conflictuelle salvadorienne et la proximité avec les fils conducteurs du pouvoir économique et politique, émergera l’homme qui sut interpréter son époque sociale et se mettre du côté des exclus et des oubliés de son pays. Le point crucial de cette conversion fut l’assassinat de son ami le Père Rutilio Grande en mars 1977 par la Garde Nationale, qui l’avait étiqueté "communiste subversif". La conscience de Romero fut ébranlée ainsi que son rôle devant la dure réalité du peuple salvadorien vers la fin des années 70, dont on distinguait les prémisses de la guerre civile qui sévira dans ce pays pendant plus de douze ans avec des centaines de milliers de morts. L’injustice et l’abus des militaires, alliés avec la classe politique et le pouvoir économique national, ainsi que les « sympathies » avec des groupes usaméricains, soulèveront la mobilisation de groupes armés contre l’ordre établi par le mauvais gouvernement. Il résultera des disparitions et des assassinats de paysans, d’étudiants, de dirigeants populaires, d’hommes, de femmes et d’enfants dont le principal délit aura été d’être pauvre. Face à la réalité Monseigneur Romero décide alors d’accompagner son peuple, en répondant par la dénonciation de ce qu’il considère humainement injuste, en réaffirmant son option pour les pauvres et la cohabitation en société. Le peuple trouve là une voix et une main amie, qui va lui donner non pas des dons pour supporter la douleur, mais plutôt l’espoir d’un mieux vivre. C’était Arnulfo Romero qui dénonçait les abus du pouvoir et rien de moins qu’à partir du pupitre de la cathédrale de San Salvador. Cette option le mènera à la mort, le 24 mars 1980, durant l’eucharistie dans la chapelle de l’hôpital de la Divina Providencia. Un tueur à gages lui tire dessus en pleine poitrine. Il meurt sur le coup. Les groupes de pouvoir auront payé pour ce meurtre de peur des dénonciations de l’évêque. Plus tard on saura que le commanditaire était Roberto D’Aubuisson, militaire et leader des escadrons de la mort


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