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mardi 9 février 2010
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Brèves
Le Pr. Oberlin est entré dans la bande de Gaza !
vendredi 10 juillet

Quand le Pr. Christophe Oberlin estime être dans son droit, difficile, même pour les Israéliens, de se mettre en travers de sa route. Après 4 jours de refus consécutifs de la part du gouvernement israélien, le chirurgien de renommée internationale est entré ce matin dans la bande de Gaza et s’est aussitôt mis au travail à l’hôpital Khan Younès avec 3 autres médecins de son équipe.

Il a fini par rentrer jeudi à 11 H 30 dans la Bande de gaza, après avoir squatté pendant 4 jours devant le poste frontière d’Erez et avoir appelé la terre entière pour réussir à tenir ses engagements.
Dès cet après-midi, il était au travail, aux côtés du Dr. Mohamed Rantissi, pour une longue série de consultations, qui ont pris du retard, et qui seront suivies d’interventions chirurgicales liées à des blessures infligées par l’armée israélienne à la population palestinienne pendant l’opération élégamment nommée "plomb durci".
Il dispensera ensuite aux médecins palestiniens un enseignement dans sa spécialité, comme il le fait à chacune de ses missions.

Il a fallu notamment l’intervention de Me Gilles Devers, qui a engagé des procédures, déposant plainte auprès du ministre français des affaires étrangères, pour que le gouvernement israélien soit obligé de céder. Tandis que le journal La Croix et la radio France Info faisaient état de la situation de cette équipe chirurgico-médicale bloquée par l’armée israélienne au poste frontière d’Erez, l’ambasseur d’Israël appelait Frédéric Barrère à France Inter, pour demander qu’il renonce à traiter cette information !

 
les vigiles veillent sur l’Amérique
jeudi 30 avril

D’après le Washington Post, le recours à des entreprises privées de gardiennage pour maintenir l’ordre est en pleine recrudescence aux États-Unis.

Les flics privés de la société Blackwater et consorts, dont la réputation n’est plus à faire, notamment en Irak, sont désormais deux fois plus nombreux que les policiers assermentés dans les villes américaines.

 
Le boycott d’israël adopté par le Congrès des Syndicats écossais !
jeudi 23 avril

Le Congrès des syndicats écossais, actuellement réunis à Perth, vient d’adopter la motion concernant le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) à l’encontre d’Israël.

C’est à une écrasante majorité de votes à mains levées que le Congrès des Syndicats Ecossais (Scottish Trade Union Congress STUC), vient de voter ce mercredi cette motion BDS.
Elle a été proposée aux votes par une délégation du syndicat qui s’était rendue en Palestine récemment.

Une décision importante, qui suit celle du congrès des syndicats irlandais qui avaient adopté cette motion dès 2007, et qui devance, espère-t-on, celle du Congrès des Syndicats Britanniques (TUC) qui doit se réunir prochainement.
Une progression inexorable de la prise de conscience de la société civile sur la menace que fait peser Israël sur le peuple palestinien et sur le droit en général.

CAPJPO-EuroPalestine

 
Israël refoule un navire d’aide faisant route vers Gaza
jeudi 15 janvier
La marine israélienne a refoulé un navire battant pavillon grec et transportant de l’aide destinée aux Palestiniens de la bande de Gaza, rapportent des militants.
Le navire, à bord duquel se trouvaient 21 personnes, a été intercepté à une centaine de milles nautiques au nord-est de Gaza, a déclaré Houwaida Arraf, l’une des organisatrices de la mission du Mouvement Gaza libre, basé aux États-Unis.
"Ils (les navires israéliens) sont venus tout près et ont menacé d’ouvrir le feu sur nous si nous poursuivions notre route", a dit Arraf à Reuters à bord du bateau d’aide, qui retourne actuellement à Chypre.
"Ils nous ont cernés avec leurs quatre navires de guerre, et il était très difficile de naviguer. Ils ont dit qu’ils auraient recours à tous les moyens pour nous tenir à l’écart de Gaza", a dit la militante.
Mercredi, Israël avait déjà ordonné à un navire iranien transportant une aide humanitaire aux Palestiniens de faire demi-tour.
 
Le président de l’Assemblée générale de l’Onu menacé de mort
mardi 16 décembre

( Mardi, 16 décembre 2008 )

Le président de l’Assemblée générale des Nations unies, le Nicaraguayen Miguel D’Escoto, volontiers critique envers Israël et les Etats-Unis, a fait l’objet de menaces de mort sur internet, a déclaré lundi 15 décembre son porte-parole.

"Il y a des menaces très graves contre sa vie et il les prend au sérieux", a dit à la presse Enrique Yeves. "L’équipe de sécurité de l’Onu les prend également au sérieux."
D’Escoto, prêtre catholique et ancien ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, a émis de nombreuses critiques envers Israël et les Etats-Unis depuis qu’il a pris la tête de l’Assemblée générale de l’Onu, en septembre.

Il a récemment comparé l’attitude d’Israël envers les Palestiniens à la politique de ségrégation en Afrique du Sud du temps de l’apartheid. Selon Yeves, les services de D’Escoto ont repéré les menaces sur internet il y a quelques jours et en ont informé la sécurité de l’Onu ainsi que les autorités américaines.
D’Escoto a pris des "mesures de sécurité extraordinaires", a expliqué son porte-parole, sans plus de précisions.
D’Escoto était le chef de la diplomatie nicaraguayenne dans les années 1980, lorsque le gouvernement sandiniste combattait l’insurrection des "Contras" soutenue par Washington.
En 2004, il avait qualifié dans une interview l’ex-président américain Ronald Reagan de "boucher de (son) peuple" et avait estimé que George Bush était son héritier spirituel.

aloufok.net

 
Génocide des Tutsi...
15 ans d’impunité tranquille pour les présumés coupables français mais l’étau se resserre.
mercredi 15 avril 2009

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Une nouvelle preuve de l’esprit dans lequel l’État français - concrètement les participants aux conciliabules de ce qu’il est coutume d’appeler le domaine réservé du président - est intervenu au Rwanda et dans la région des grands lacs de 1990 à 1995, c’est-à-dire avant, pendant et après le génocide des Tutsi, vient de paraître au grand jour, dans le dernier numéro du Nouvel Observateur.

Par Marc Haus

L’article de l’hebdomadaire rapporte l’existence d’une note confidentiel défense du commandant de l’opération Amaryllis (opération décidée par l’exécutif français début avril 1994 après que le génocide eût commencé pour, officiellement, évacuer les ressortissants français et européens), le général Poncet, dans laquelle ce dernier informe sa hiérarchie qu’il a bien pris garde à ce que les médias "couvrant" les horreurs du génocide ne filment pas les soldats français qui n’intervenaient pas pour stopper les massacres qui se déroulaient sous leurs yeux. En clair, il écrit qu’il a obéi aux instructions (cf l’ordre d’opération Amaryllis en pièce jointe) qui lui intimaient notamment l’ordre d’adopter "un comportement neutre vis-à-vis des différentes factions rwandaises".

Cette neutralité quatre étoile est bien évidemment criminelle et elle relève sans le moindre doute du tribunal pénal international. Mais le plus inquiétant, c’est ce qu’elle révèle de nos représentants, de ce qu’ils sont capables de faire et de penser. Car, comme le montre cette note, cette neutralité n’est pas une aberration mais bien le résultat d’un ordre venant des hauts responsables en charge du "dossier" depuis 1990 et qui, particulièrement bien informés à ce titre et aussi en raison d’une coopération très étroite avec les partisans ouverts du génocide, savaient parfaitement qu’un génocide venait de commencer.

L’ironie de l’histoire dans l’épisode du jour, c’est que cette parution dans le Nouvel Observateur trouve son origine dans les turpitudes de la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur née en 2007 de la fusion entre la DST et les renseignements généraux) qui, voulant à tout prix récupérer ce document entre les mains de certaines ONG, n’hésita pas à aller intimider de simples citoyens pour les enjoindre d’être bien gentils. Des agissements qui, il faut s’en réjouir, auront suscité un certain intérêt et assis, s’il en était besoin, l’authenticité du document.

Espérons maintenant que les milliers de documents qui continuent de dormir dans les placards de l’Histoire soient eux aussi un jour publiés. Car si certains esprits sensibles à la propagande mainstream peuvent douter des intentions qui furent celles de leurs "élus", les conclusions à tirer de l’ensemble des pièces connues à ce jour sont strictement sans appel quant à l’implication coupable. Il urge donc que ces responsables soient jugés si l’on ne veut pas que "le plus jamais ça" que nos piètres intellectuels patentés arborent si promptement reste une vaste blague de mauvais goût. Et l’on ne pourra que difficilement compter sur ceux qui parlementent en notre nom et abdiquent systématiquement devant la raison d’État ! La teneur des conclusions de la mission d’information parlementaire de 1998 provoquée sur le sujet et présidée par Paul Quilès, ex obligé de François Mitterrand, l’a bien montré. Elle était de ce tonneau : on a fait des erreurs politiques d’appréciation dans notre politique rwandaise mais à aucun moment, notre action n’a dévié d’une volonté pacifique et philanthropique de trouver des solutions ! La messe était dite et les preuves ou témoins gênants refoulés aux portes de la chambre du peuple. D’ailleurs, que les auteurs de "une guerre noire" (Gabriel Périès, politologue, et David Servenay, journaliste ; La découverte, 2005) se soient vus confier par certains militaires de haut rang qu "ils ont été sympa à la mission Quilès, ils nous ont évité le tribunal pénal international" n’en est-il pas révélateur ?

Alors remplissez votre office dignes journalistes et publiez, informez ! Enragez en citoyens que vous êtes !
Demandez des comptes par exemple sur ce que recouvre cette lettre de remerciement datée du 22 mai 1994 (le génocide a alors débuté il y a près de 2 mois) adressée par le président du gouvernement génocidaire (formé dans les murs de l’ambassade de France, 17 des membres de ce gouvernement seront déférés au tribunal pénal international !), Théodore Sindikubwabo, à François Mitterrand pour le soutien indéfectible (politique, militaire, médiatique et diplomatique) que ce dernier lui a apporté, au nom de la France...

deux références utiles :
lanuitrwandaise.net
cec.rwanda.free.fr

legrandsoir.info

 

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