La cour d’appel de Paris a prononcé, ce jeudi 4 décembre, la révocation de la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan.
Sur les passages incriminés de l’entretien paru dans L’Express, les juges ont souligné que les propos de Jean-Marc Rouillan « sont ambiguës mais qu’ils ont été perçus clairement par les familles des victimes ». La Cour considère que Jean-Marc Rouillan a enfreint l’une des 4 contraintes de son régime de semi-liberté (interdiction de s’exprimer sur les faits pour lesquels il a été condamné).
Nous considérons, pour notre part, que ce jugement indique la volonté de l’État de criminaliser l’expression d’un militant révolutionnaire. Nous dénonçons les lois « antiterroristes » qui autorisent l’incarcération pour délit d’opinion. Nous continuons à soutenir les démarches judiciaires pour obtenir la libération de Jean-Marc Rouillan. Nous appelons les signataires à être solidaires des actions qui seront menées pour obtenir cette libération.
Nota bene : N’hésitez pas à faire circuler la pétition qui est ouverte dans le cadre de la demande de libération de Jean-Marc Rouillan.
Lien de la pétition : les mots en marche
Mahmud Hams, photographe palestinien de l’AFP, auteur d’un extraordinaire cliché montrant un missile tiré sur un groupe de maisons dans la bande de Gaza, n’a pu inaugurer l’exposition consacrée à son travail.
Malgré le visa délivré par l’ambassade de France en Israël et les certificats attestant que son voyage était pris en charge par l’AFP et la ville de Bayeux, il n’a pas été autorisé par les autorités israéliennes à quitter la bande de Gaza où il réside.
R.B. for NouvelObs
Tout cela a un détestable parfum de « Vichy 42 »... Cela pue la collaboration, la dénonciation, la délation... Jusqu’où certains vont tomber ? Jusque dans quel abîme de honte devrons nous tomber ?...
J. D.
Merci de faire passer cette alerte à des amis sans papiers.
La dénonciation par la Poste à la police est devenue de plus en plus fréquente. Ceux qui ne savent pas qu’ils peuvent ouvrir un compte bancaire avec tout simplement son passeport, utilisent des titres de séjours des amis ou encore des faux papiers. Ce qui donne une raison de plus à la Poste ou à une agence bancaire de les dénoncer à la police.
Il faut sortir les fonds et les mettre sur leur propre compte bancaire.
Je viens de recevoir un appel d’un sans papier en CRA, il a été retenu à l’agence de la Poste qui a fait venir la police. La police a confisqué son passeport, sa carte de retrait, son faux papier utilisé pour ouvrir le compte.
Et l’argent qu’il a gagné en travaillant dur est bloqué par la Poste.
C’est déjà le deuxième cas qui m’est venu en moins de 2 mois (le premier, nous avons agit à temps heureusement), et je pense qu’ils sont encore nombre.
Merci et bien amicalement. J. H. RESF 5e-13e
mardi 6 novembre 2007 à 16H37
Un homme de 37 ans, originaire du Burkina-Faso, s’est défenestré ce matin, à 7h30, en se jetant du troisième étage du foyer Sonacotra où il demeurait, rue Félix-Pyat (3e) à Marseille. La victime a eu les deux jambes fracturées, mais ses jours ne sont pas en danger.
D’après les premiers éléments d’enquête, il semble qu’il ait pris peur, lorsqu’un huissier, accompagné de policiers, s’est présenté au foyer. Trente-neuf chambres ont été visitées, mais la sienne n’était pas visée. Seize procédures pour occupation illicite des locaux ont été dressées et trois étrangers en situation irrégulière recensés.
Mme Chunlan LIU épouse ZHANG, née le 23/04/56 , qui s’était défénestrée jeudi à Paris à l’arrivée de la police, est décédée des suites de ses blessures vendredi 21septembre à 23h55 à l’hôpital Georges-Pompidou.
L’issue fatale de ce drame a été soigneusement cachée pendant plus de deux jours : le gouvernement se sentirait-il enfin responsable après cette quatrième défenestration ?
Le Réseau Éducation Sans Frontières demande que cesse immédiatement la traque quotidienne aux étrangers, les contrôles aux faciès, la chasse aux enfants, le démantèlement des familles qui provoquent un climat de terreur dans nos quartiers.
RESF appelle également à une réunion unitaire de toutes ses composantes et des organisations et partis soucieux du respect des droits de l’Homme dans notre pays, pour décider des actions à mener : demain, mardi 25 septembre à 9h30, à l’EDMP 8, impasse Crozatier Paris 12ème
Nantes, le mardi 12 mai 2009,
Le fait que deux jeunes habitants de Villiers-le-Bel aient pu être tous les deux blessés à l’oeil simultanément samedi dernier 9 mai, par des policiers, conduit évidemment à s’interroger sur la possibilité de visées intentionnelles au visage ou même précisément aux yeux.
Cette grave affaire s’ajoute à celle de Toulouse, le 19 mars dernier, où un étudiant manifestant a perdu l’usage d’un oeil, et de Nantes, le 27 novembre 2007, où c’était le cas d’un lycéen mineur, également manifestant, dans le cadre d’une expérimentation, « in vivo » en quelque sorte, par la police d’une nouvelle arme, le « Lanceur de balles de défense » (LBD 40), un super flash-ball extrêmement précis et dangereux.
On peut estimer ce soir que les enquêtes ouvertes par les procureurs de Nantes et de Toulouse n’aient aucunement dissuadé la police d’utiliser de tels armements sans discernement, pas plus que les reproches graves et circonstanciés faits à la police dans l’affaire de Nantes par la CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité) et par Amnesty Internationnal.
Il est urgent que l’ensemble des personnes et mouvements attachés à la démocratie se saisissent de ce problème urgent, le nouvel armement de la police et les graves mutilations qu’il peut causer sur des innocents, problème encore actuellement placé au second plan dans le débat public.
Les parents de Pierre, lycéen blessé devant le rectorat de Nantes, le 27 novembre 2007.