Du gras trans plein l’assiette

samedi 19 septembre 2009
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Cela fait maintenant trois ans que Roselyne Bachelot fait la sourde oreille. Trois ans que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire (Afssa) réclame à grands cris que soit mentionnée sur l’étiquette des aliments la quantité d’acide gras trans.

Comprenez le mauvais gras qui nous dézingue les artères mais dont l’industrie agroalimentaire raffole. Il suffit d’en avaler 1 gr par jour pour faire monter de 20 % Le risque de maladies cardio-vasculaires (et en prime, on le soupçonne aujourd’hui d’être cancérigène). Or, en France, nous en sommes à 2,7 gr en moyenne par jour. Mais notre ministre de la Santé préfère passer son temps à jacter sur les dangers H1N1…

Pas d’étiquetage en vue, donc, et pas question de demander aux industriels de mettre la pédale douce. Depuis que l’industrie agroalimentaire a remplacé le beurre par de l’huile pas chère, solidifiée à coups d’hydrogène, la fameuse « huile hydrogénée », on en trouve à la pelle dans une flopée de sauces, pâtisseries, biscuits industriels, et produits de « snacking ».

Plusieurs pays ont déjà réagi : l’Autriche vient d’interdire la vente d’aliments contenant plus de 2 % d’acides gras trans. Une mesure prise il y a cinq ans déjà par le Danemark, par le Canada en 2007 et par la Suisse l’année dernière.

Aux États-Unis, la quantité d’acides gras trans doit être mentionnée sur l’étiquette depuis 2006, et leur interdiction est dans les cartons de la FDA, l’équivalent américain de l’Afssa. Et en France ? Bachelot reste les bras croisés. Problème d’huile de coude ?

Le Canard Enchaîné N° 4638 du 16 septembre 2009


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