Un état bi-national mental

discours sur la logique
vendredi 7 septembre 2007
par  _8119
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Réactions au dialogue entre Ian Pappe et Uri Avnery sur la création d’un état bi-national (ou non) en Israël-Palestine

J’ai déssiné une nouvelle table périodique des éléments chimiques en 2003 : http://8119.free.fr ; conforme à la spiralité, la fractalité, la cyclicité expérimentalement observées (remplissage de DAVIS). Etudie la topologie des systèmes, qu’il soit informatique ou social ou psychologique, dans tous les cas la logique doit être rigoureuse.

Dialogue accessible ici : http://w4lk.org/10589 (79min de lecture)

Le cerveau est divisé en deux hémisphères, une de gauche et une de droite, quel que soit l’endroit d’où on se place (leur désignation est relative). Quand deux personnes discutent il y en a une qui défend l’hémisphère droit et l’autre l’hémisphère gauche. Quand Ian Pappe et Uri Avnery discutent ensemble, inévitablement il y en a un à Droite, Uri, et un à gauche, Ian.

Mais si les deux discutaient avec l’élite étatique, ils seraient qualifiés à égalité d’extrême gauche, c’est à dire les gens qui entre deux solutions, tournent toujours à gauche par réflex. Ceux-là sont très critiqués, (parce que c’est stérile de toujours tourner à gauche) quand ils sont plongés dans un système qui fait d’eux des extrême gauchistes (alors que ce n’est pas de leur faute).

Quand Uri et Ian ont initié ce Dialogue, oh oui c’est merveilleux un dialogue, c’est la première fois de ma vie que j’en vois un, l’introduction immédiate a été que cela ne serait pas la dernière fois qu’ils confronteraient leurs idées en public. Déjà que le grand public sur internet fait cela quotidiennement, maintenant les observateurs et analystes se rencontrent, et peut-être bientôt les politiciens ? qui sait.

Et surtout l’avantage c’est que dans ce dialogue, même le public peut scander des trucs, et mieux, y compris des gens de l’autre bout du monde, a postériori, dont moi.

Le dialogue, par rapport à l’imposition d’une conclusion hâtive par la force de la loi, a l’avantage de pouvoir faire annuler à temps les excroissances possibles d’une mauvaise idée.

Et les mauvaises idées, tous les hémisphères de tous les cerveaux ne cessent d’en produire, inconsciemment, en fait tout ce qui est mal pensé, sous-jacent implicite et non dit, a le loisir d’être une mauvaise idée, pendant que l’attention se concentre sur des problèmes épiques.

La discussion de Uri et Ian est épique car même au bout du monde sur une île entre deux hommes, finira toujours par naître une division. La gravité c’est si jamais cette division devient névralgique, et que les deux Noé commencent à séparer les choses matérielles au moyen de silex, en suivant une procédure née de névralgies plus profondes, qui ne seront jamais guéries.

Le gravissime c’est quand une amitié est brisée en raison de divergences, car ce n’est que symbolique de la réalité de la divergence, si la brisure est matérielle, alors qu’au départ elle n’était que mentale, et qu’il aurait été plus judicieux de la résoudre à ce niveau-là. Et dans la colère, l’un des deux, unilatéralement, accuse comme cause de sa colère ce qui n’est que sa conséquence, puis c’est le clash. Normalement des amis devraient toujours avoir prévu depuis le début qu’ils se quitteront comme ils se sont dis bonjours, en bon amis. Cela, ne devrait jamais être remit en cause, car cela serait une perte de temps, de la douleur, etc... inutile comme toute violence, seulement névralgique.

La nature évolue en poursuivant un précepte de moindre énergie, par exemple quand un électron monte d’un niveau électronique, il va quand même se caler au sous-niveau de moindre énergie. Il serait moins fatiguant d’opérer une transformation mentale plutôt qu’une transformation physique, qui ne peut apparaître qu’après avoir cristallisé une idéologie, après l’avoir scellée comme vérité sous-jacente à toutes choses.

Surtout si cette idéologie est contestée, ne serait-ce que par une seule personne... De sorte que la seule idéologie vraiment viable, reste la logique, et la logique est un système qui n’en fini jamais d’avoir besoin de nouveaux paramètres pour s’exécuter.

Pour construire une société (mode d’emploi) il faut d’abord délimiter ce qui pourra être prit en compte dans la logique, et ce qui ne le pourra pas.

Quand Uri dit, bien désolé de le dire, que sans nationalisme pro-juif, les israéliens refuseront toute solution, il est d’une importance primordiale, vitale et urgente de spécifier précisément quels sont les points concrets que cette appartenance peut revêtir.

Une loi raciste peut exister, eh oui. Si les deux parties sont d’accord, par exemple scientifiquement, que les noirs doivent manger des bananes et les occidentaux, il leur faut leur vinasse pour soigner leur cholestérol, alors OK, une loi raciste peut dire "augmentons la production de bananes chez les noirs, et augmentons la production de vinasse chez les blancs-blancs ».

Mais bon à part cela, après avoir lu l’intégralité de l’échange, je n’ai pas pu accéder à ce genre d’information, à savoir ce que veulent concrètement les israéliens.

A moi il semblait plutôt, vu de la banlieue parisienne (avec des voleurs de voiture de 16 ans qui traînent le soir) que les israéliens avaient été bernés une fois de plus, par un sionisme criminel à but lucratif. Il m’avait semblé que la seule définition du sionisme, la politisation du judaïsme, était amplement suffisante pour signifier le réflexe étatique qui consiste à récupérer, détourner, ou honteusement recontextualiser des bribes de phrases qui sont très présentes et pesantes dans les cerveaux, que ce soient des textes bibliques pour les uns ou des slogans publi-philosophiques pour les autres, de toutes façons ce qui compte pour convaincre les masses ça a toujours été de leur dire ce qu’ils aimaient entendre, tout en voulant dire en fait autre chose de bien plus restreint, et bien sûr de lucratif.

Il m’est toujours apparu que le principal faussé de ce monde était celui entre les masses et les politiciens, si seulement les masses étaient informées de la réelle activité, et de la réelle inaction des politiciens, ils réagiraient comme un seul homme, de façon renversante et radicale.

Le combat à mener est surtout celui d’exciter la curiosité de la masse pour lui donner envie d’approfondir les questions qui peuvent diviser les uns et les autres, et même créer parmi les plus charmantes discussions qu’on puisse rêver.

Si par exemple Uri débarquait chez moi en disant "tu vois, à 16 ans ils volent des voitures, 90% de la population aime faire cela, on ne peut pas aller contre leur volonté souveraine, il faut faire un état spécial pour eux" je répondrais que la logique vers quoi cela mène, est qu’on leur mette à disposition des voitures prêtes à voler, ou quelque chose d’illogique dans le genre. C’est simplement impossible à cause de la logique. Ils peuvent être 9/10ième de la population s’ils veulent, ça restera illogique.

Si (je cite) « 99.99% » des israéliens veulent d’un état juif, il faut bien comprendre que de nos jours on a fait des percées puissantes dans le fonctionnement du cerveau, qui amènent à des conclusions qui étaient sous nos yeux mais qu’on ne prenaient pas en compte, c’est que toute chose dans la vie, n’est qu’une représentation mentale d’autres choses plus nombreuses et emplies d’attachements affectifs.

« Un état Juif » ça veut dire quoi ? Et si on extrait des choses concrètes de cela, alors on pourra leur donner vie, mais au moins il faut savoir parler, d’abord.

Quand on vire les palestiniens de chez eux et même si on leur donne une autre terre parfaitement équivalente mais ailleurs, comme le dit le Grand Chef Indien Seattle, chaque grain d’herbe, le bruit du vent sur le fleuve, tout cela respire et parle, et leur rappelle qui ils sont. Et donc le matériel concrètement extirpé des explications, reste insuffisant. Cela oui, on peut le comprendre.

Alors si on oppose la loi, logique dans la limite de ce qu’elle peut prendre en compte de rationnel, à la réalité, emplie de rattachements affectifs, Justement Monsieur Avnery, on découvre l’inapplicabilité dans la logique d’une loi qui était logique théoriquement. Le nihilisme, l’incapacité à prendre en compte l’affectif, bombarder un site historique parce qu’un "terroriste" s’y serait caché pour donner un exemple, est le moment de la naissance du nazisme, celui qui termine en poursuivant toujours la même logique, par jeter des humains à la poubelle puisqu’ils sont devenus inutiles pour leurs propres intérêts, ou qu’ils salissent leurs yeux.

La population mondiale connaît actuellement une baisse flagrante de sa progression en nombre, pour de telles raisons, l’arrivée en butée d’une logique qui se veut rationnelle mais qui ne sait pas quoi faire avec le genre de choses qui ont beaucoup d’importance pour les humains (comme par exemple manger et se soigner pour éviter la création de virus mortels).

Il apparaîtra logique d’éliminer la moitié de la population mondiale pour sauvegarder l’économie capitaliste, ou bien, il paraîtra moins fatiguant de faire une opération mentale permettant de rendre logique cette réalité, et de la faire fonctionner.

Désolé de vous sortir du Moyen-Orient, mais justement je suis d’accord avec Ian, c’est en contextuelisant, en prenant compte de "l’éxtérieur" qu’une solution pourra être logique. En effet il ne sera pas possible de créer une solution à laquelle n’adhèreraient pas n’importe quel pays, sans mettre en péril sa pérénité.

Cela, il me semble que tout le monde sera d’accord tant c’est profond dans la sous-jacence implicite.

Le point de vue extérieur et intérieur, peuvent eux aussi se compléter comme deux hémisphères, il y en a un qui apportera des schéma d’action rigoureux et éprouvés, et l’autre qui rouspétera en tirant sur les câbles pour désigner ce qui ne marchera pas.

L’un, idéaliste, et l’autre pragmatique auront tous deux des infléxibilités qui entreront en conflit, outre toutes les choses sur lesquelles elles seraient d’accord, parmi lesquelles la réalité de la possibilité d’aboutir à la paix, et son cortège de preuves à l’appui, pour chaque solutions envisagées.

Il y a de nombreuses choses qui, pour l’occasion, peuvent aboutir à des innovations, notamment la résolution de conflits sur les questions inflexibles et antagoniques, on est quasiment sûrs que la solution à cela consiste en une innovation.

L’état Juif a au moins une chose rigolote, c’est l’infini de son imagination créative : des frontières floues, une reconnaissance immédiate des "siens" même s’ils viennent d’un autre pays, ils peuvent avoir une double nationalité, et évidemment la partie obscure de cette capacité de surpassement, la violation systématique de toutes sortes de lois, tout en faisant l’hypocrite devant l’opinion internationale. La façon de violer ces lois est enrichissante, c’est toujours pour une bonne raison, d’une manière typique en psychopathologie : "oui mais dans ce cas cela n’est pas immoral" - "oui mais moi je peux".

C’est à dire, et j’aimerais beaucoup que le monde reconnaisse cela, en effet, Oui ! les lois ne sont jamais insurpassables. Les lois ne sont que des conventions de société, et si jamais quelqu’un veut disctuer d’une loi, de sa raison, de sa logique, de ce qu’elle engendre ou soutien, etc... il doit pouvoir le faire, et la loi doit pouvoir être rendue plus meuble.

Si cela était permit par la procédure, il n’y aurait pas d’inconvénient à ce que des lois soient "adaptées", mais au moins, cela le serait en passant par un collège de contradicteurs professionnels.

En violant les lois de façon furtive comme Israël le fait, clamant "une égalité de traitement dans les responsabilités", c’est deux opérations en une, la législation extraordinaire, et son exécution, les deux instantanément.

Cela doit évoquer immédiatement le parcours des pays occidentaux, par la croissance des procédures civiles, ont été obligées, uniquement en raison de la logique des fonctionnements, à en arriver à l’idée qu’il fallait : "la séparation du judiciaire et de l’exécutif".

C’est une question qui est bigrement d’actualité, puisque les Etats-Unis tendent vers une régression constitutionnelle, en "fusionnant" les deux, (le terme fusionner est sensé rasséréner le public), créant ainsi une dictature, donnant l’impression que c’est la situation qui l’exige, alors qu’ils l’ont eux-mêmes créée. Mais on n’y est pas encore dites-vous ? Mais quand Saddam a été exécuté, ou l’autre là, on a déjà oublié son nom le pauvre, "Al" Zarkaoui, n’a-t-il pas été jugé et condamné avec un seul missile ?

Cela reste très important, même Uri a adhéré à ma théorie du Far West, ai-je-cru lire une fois, (le Wanted suffit à signaler l’existence rassurante de la loi), puisque précisément avec l’état juif, on accède à un niveau encore plus régréssé de la construction systémique d’une civilisation basée sur les procédures usuelles, celui de la confusion entre église et état.

A ce moment-là il n’est plus question de Far West (judiciaire+exécutif) mais de moyen-âge (état+clergé). Mais ce n’est pas une insulte, quand deux personnes parlent ensemble, la structure de société à laquelle ils se réfère dans leurs sous-jacence, est le degrès zéro de la société, cella qui n’a besoin d’aucune restriction d’aucune sorte. Il faut juste que cela soit adapté à la taille de la société. D’ailleurs le monde souffre de n’être géré que comme un super-village.

Ce sont différents niveaux évolutifs, non pas que les plus récents soient les plus chouettes, mais surtout ils s’adaptent à la quantité de choses à gérer.

Aussi la question de la démographie est elle aussi assez importante, mais mas suffisamment pour focaliser dessus, et s’appuyer là-dessus pour démontrer le raisonnable de tout un type de lois.

"Au contraire" la question de la démographie devrait permettre de voir une chose, que plus on est nombreux dans une société et plus elle est complexe. Cela est inévitable. C’est aussi inévitable que la crainte des humains, c’est de toujours devoir faire des efforts.

Mais ce serait criminel de ne pas être capable du moindre effort en des circonstances qui ne sont pas sans rappeler l’holocauste. Il est dit qu’il ne faudrait "jamais" en parler sans s’apprêter à recevoir une contradiction virulente, comme si ce mot et cette période étaient tabous, mais des holocaustes, génocides massifs rapide de millions de gens, il y en a eu plusieurs, et il y en a encore.

Comment se fait-il que le peuple juif ne soit pas devenu leader dans le monde dans la lutte contre les holocaustes en général ? Pourquoi avoir manqué une si belle occasion de faire d’une pierre plusieurs coups, alors même que s’ils avaient été ne serait-ce qu’un peu regardant envers les palestiniens quand ils débarquèrent, ceux-ci auraient sûrement fini par les accueillir pacifiquement ?

Pourquoi s’embarrasser de violence ? Comme le dit Ian, moi je suis d’accord avec lui, il y a là-dessous une question de réplique, un peuple ayant souffert le martyr, se met à créer toute une industrie de martyrs, palestiniens cette fois. Quand je dis "toute une industrie" c’est en fait tout un montage logique, tout un raisonnement, dont l’aboutissement est la reproduction de ce qu’ils ont subi, comme le père ayant subi la violence dans son enfance, la reproduit sur son enfant, parce que c’est le niveau de moindre énergie sur lequel il se repose.

En externalisant sa souffrance et en l’imposant aux autres, il peut l’observer sous un nouveau jour, et ainsi optimiser ses chances de comprendre et de guérir. De pardonner, en fait. Voilà un des termes premiers de la Paix.

Je crois qu’un état unifié existera pour des raisons topologiques. Dès lors qu’on a cette perspective en tête, à court ou moyen terme, (selon les divergences des estimations mentales sur la technique de la faisabilité) on sait déjà tout de suite, immédiatement, et par déduction logique que les juifs et les palestiniens vivront en paix ensemble au bout du compte.

Comment cela est-il possible ? (parce qu’ils sont humains, voisins, et frères historiques). Faut-il créer des lois nouvelles pour obtenir cette jolie réalité ? Faut-il une structure étatique poussant les gens à discutailler entre eux ? Faut-il les rendre tous amnésiques ? (bien qu’absurde en apparence, cette proposition reste crédible... au point où en sont les choses)

La solution de moindre énergie, quoi que moins faible que la soumission à des schémas comportementaux hérités de nos ancêtres animaux, consiste plutôt à prodiguer un enseignement commun.

Ce qui fait une société c’est la culture qu’elle a en commun, et en l’occurrence, c’est peu de le dire, mais maintenant les palestiniens et les israéliens ont ça en commun, l’holocauste.

Si on laissait les choses évoluer comme elles se présentent, c’est à dire une séparation et une justification du physique de la séparation, à savoir le mur de la honte, il est absolument certain que le même processus universel de recyclage de la violence ferait que les parents la transmettraient aux enfants, créant un renversement de tendance, quand les palestiniens seront plus ombreux et plus riches qu’Israël, aboutissant à la même absurdité, aux même incompréhensions et au même nihilisme inhumain, mais dans l’autre sens, encore une fois. Oui les palestiniens deviendront des bourreaux s’ils ne peuvent digérer la violence qu’ils ont subi, c’est l’évidence même, puisqu’on a l’exemple juif comme preuve de la réalité de cette théorie, qui applique à l’échelle de tout un peuple ce qui est valable pour une génération d’une famille.

Au final on sait qu’on aboutira à un état unifié, et même mieux, on aboutira à l’état tel qu’il aurait dû être dès 1947 si les palestiniens n’avaient pas, dès le départ, été considérés comme des non-humains. Israël devrait quand même être amer de se dire qu’elle aurait pu connaître la paix depuis tout ce temps-là et qu’elle aurait été accueillie à bras ouvert si seulement ils l’avaient demandé gentiment. Dans ce cas, à quelle structure de société aurait-on donné naissance ?

On sait aussi que la culture commune qui uni un peuple, ne consiste pas seulement en ce qui serait enseigné de façon homogène, mais surtout en la réalité de cette histoire, sa lourdeur, et son acceptation, sans forcément que les fils aient à se sentir coupables de ce que leurs pères ont fait à une époque où c’était peut-être moins inadmissible.

Que les Palestiniens, en Palestine libre et autodéterminée, accueille et favorise la création d’un sub-état juif auto-déterminé lui aussi, c’est à dire d’une structure mi-politique mi-religieuse, adaptée aux populations peu nombreuses. De sorte que ceux-ci, soient libre d’adhérer à cette législation, qui serait additionnelle à la législation jordanienne.

Qu’une législation commune soit établie, un socle commun de lois, orientée vers le bien du plus grand nombre, comme ça devrait être le cas normalement en politique.

Que d’une part, les Palestiniens soient les hôtes d’Israël, et lui favorisent l’existence des spécificités religieuses auxquelles elle tient beaucoup (et qui sont légitimes puisque ce sont des rattachements affectifs) et même des spécificités politiques, comme la coopération avec d’autres pays s’ils le veulent.

Mais en tout état de cause, et là, non Uri, ce n’est pas de l’utopie inutile ce n’est que de la logique mais avec un plus ample niveau de prise en compte des contraintes, il est absolument évident et inéluctable que la gestion des ressources ferait mieux d’être centralisée, ou au moins coordonnée. Comment distribuer l’eau, la rendre potable, produire l’énergie, il est évident que les solutions collectives seront les meilleures.

Dès lors, centraliser les impôts, créer une égalité économique et adopter une monnaie commune, sont plutôt des choses pratiques, dont se passer ne ferait que rajouter des contraintes et gaspiller de l’énergie en conflits houleux.

J’ai dis, que les palestiniens soient accueillants et organisés, et de l’autre, que les israéliens soient conscients de la réalité historique qui explique leur présence et leur naissance en ce lieu géographique, c’est surtout cela le socle commun d’une société unifiée : la reconnaissance historique.

Mais avant d’arriver à cet idéal, il reste un obstacle pour que les gens soient en paix intérieure, qu’ils trouvent une compensation à leurs souffrance, qui permet ensuite d’obtenir le salutaire pardon.

Pardonner à Israël son comportement vraiment qualifiable de nazi ces derniers temps, c’est à dire déshumanisé et déshumanisant, suppose en premier qu’eux-mêmes le reconnaissent, et cela à son tour suppose qu’eux-mêmes soient capables de pardonner aux nazis, (ce que seul un mort à l’air de pouvoir faire).

Comprendre l’histoire signifie explicitement "la saisir", connaître les tenants et les aboutissants, les fonctionnements, les mécanismes à l’oeuvre, parfois sans qu’on s’en rende compte sur le moment, mais que le recul historique OU l’analyse méticuleuse du présent permettent d’établir.

Il doit aussi pouvoir y avoir un grand clivage entre « comprendre, pardonner » et « faire pareil ». C’est ce en quoi, dans le pardon, il y a une part de foi à avoir, ce que les plus religieux auront le moins de difficulté à comprendre.

Résoudre ce problème situé au fond du fond d’autres problèmes, si le grand public trouve que c’est une question accessoire, c’est néanmoins une question que résoudre, permettra d’éviter de voir ces désastres se reproduire cycliquement. C’est cela le meilleur investissement sur le futur, car le futur ne tient qu’aux névralgies de quelques uns, donc il convient d’éduquer la masse pour pouvoir lutter contre.

— 

Pourquoi « un grand état Palestinien ? » Est-ce que ça paraîtrait « juste » si, les Juifs déportés par l’Europe pour être en sécurité, créait un pays en lieu et place du précédent à cette place ?

L’histoire est faite de changement d’emplacement des frontières, aussi on est habitués à ce qu’elles ne bougent plus après avoir été établies, à part pour diverses raison parfois. L’histoire nous enseigne les raisons de ces déplacements, et si ces raisons paraissent devenues non viables, alors, soit on garde la tracé historique, soit on le remet en cause. Il est donc inéluctable que, selon le soucis de morale qui va en augmentant, on interroge la raison de frontières et qu’on les remette en cause de temps en temps, au cours de l’histoire.

En fait par extension le principe même de frontière, dans le futur, pourra être dématérialisé, de sorte que chacun vive où il veut, mais selon le régime qu’il aura choisi, chacun étant libre de changer de régime sans changer de localisation géographique.

Cela, sont des solutions innovantes, dont le destin est d’être objet de moquerie au début, et d’être finalement adoptées à la fin. C’est cela que je propose, un état flexible, non géographique. C’est une innovation à laquelle d’autres pays pourraient souscrire pour les mêmes résolution de conflits, mettre en commun ce qui peut l’être dans un socle commun, et ensuite créer des spécificités culturelles locales et légitimes.

Que chacun soit libre de circuler, y compris non physiquement, en passant sous un autre régime. (Comme ça de France je passerais sous le régime d’Hugo Chavez, héhé.)

Mais bon, les questions structurelles, ne peuvent répondre aux exigences qui ne sont pas d’ordre structurelles. En fait même avec la structure étatique telle qu’elle est aujourd’hui, une paix serait possible si les gens apprenaient à se connaître et à connaître leur histoire, tout en en étant pas responsable, mais tout en en étant honteux quand il le faut.

Ce serait intéressant pour l’expérience qu’on teste un système étatique novateur, (comme on a testé l’invasion alien en Irak*), mais la seule révolution qui vaille, quel que soit la couleur de peau ou du caleçon, c’est celle de la masse opprimée sur la minorité dirigeante.

(*Ref article d’Uri "La grande Expérience")

_8119

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