La lutte contre l’obésité ne fait pas le poids

dimanche 15 novembre 2009
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Par Napakatbra

En février 2008, Roselyne Bachelot promettait une lutte sans merci contre la malbouffe. En cette fin 2009, pourtant, les avancées dans le domaine sont plutôt timides, voire inexistantes, du fait de la pression exercée par les industries alimentaires sur les autorités.

Début février 2008, Roselyne Bachelot avait montré les crocs (à l’époque, ils n’étaient pas encore roses). La ministre de la santé avait alors décidé "d’inciter les industriels de l’agroalimentaire à arrêter de faire la promotion des boissons et des aliments trop gras ou trop sucrés [...] pendant les tranches [publicitaires] destinées aux enfants" à la télévision. Et si fin avril 2008, "l’autodiscipline" des différents acteurs du secteur n’y suffisait pas, "je proposerai des mesures législatives d’interdiction", menaçait-elle alors. On allait voir ce qu’on allait voir...

À quoi ça sert que Bachelot, elle se décarcasse ?

Mais presque deux ans plus tard, les dizaines d’annonces tonitruantes se révèlent plutôt truandes que toniques. La publicité télévisée ? Roselyne Bachelot a été dessaisie au profit du ministère de la Culture, ça ne s’invente pas. La suppression des confiseries en sortie de caisse des supermarchés ? Aux oubliettes. La charte des professionnels de la communication et de l’agroalimentaire ? Risible. Récemment, la Loi "Hôpital, Patients, Santé et Territoires" a d’ailleurs été votée, élevant la lutte contre l’obésité au rang de "priorité nationale". Plusieurs amendements proposaient alors de graver dans le marbre de la loi les promesses faites à plusieurs reprises par la ministre de la Santé et les industriels, notamment lors de la signature de la fameuse charte. Retoqués.

Menaces de boycott publicitaire

La semaine dernière, le Canard Enchainé révélait encore que le Syndicat National de la Publicité TéléVisée (SNPTV), "alerté" par les "entreprises agroalimentaires", avait décidé de boycotter les films publicitaires anti-malbouffe de l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES). Mais craignant une fuite dans la presse, concluait l’article, le SNPTV s’était finalement ravisé. Et les spots dont le message principal est que "le sel, le sucre et le gras ne sont pas toujours là où on le pense" seront bien diffusés. Ouf, enfin quelque chose à se mettre sous la dent.

Vers un démantèlement des organismes de prévention ?

Mais lundi, l’UFC-Que Choisir lançait une nouvelle alerte sur le risque de démantèlement pure et simple de la politique de prévention française. Selon les informations de l’association, le projet de Loi de modernisation agricole (LMA, en cours de rédaction) donnerait en effet au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation la cotutelle de l’INPES, organe de communication du ministère de la Santé ! Le hic, c’est que pour le coup, toutes les communications de l’INPES (comme les pubs citées ci-dessus) devront être validées par le Conseil National de l’Alimentation (CNA), dominé par... l’industrie alimentaire ! Aussi simple. Sollicité par l’AFP pour savoir si cette proposition figurait effectivement dans le projet de loi, le ministère a indiqué que "ce sujet n’était plus d’actualité". A voir.

Rappelons juste qu’en France, l’obésité a quasiment doublé en 12 ans. En 2009, près d’un adulte sur trois est en surpoids et près d’un sur six est obèse. La malbouffe est en outre à l’origine de dizaines de milliers de morts tous les ans. 75.000 accidents cardio-vasculaires dont 25.000 décès sont notamment dus à la surconsommation de sel, ingrédient adulé par les industries agroalimentaires puisqu’il améliore artificiellement le goût des aliments et qu’il retient l’eau, ce qui permet aux boites de peser un peu plus lourd, donc d’être vendues un peu plus cher.

À quand un vaccin contre l’obésité ?...

lesmotsontunsens.com


Commentaires

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La lutte contre l’obésité ne fait pas le poids
dimanche 15 novembre 2009 à 07h48 - par  Gilles Lecoq

Bonjour,

Mme Roselyne BACHELOT, Ministre de notre Santé et Cafteuse en Chef auprès de son Maître, N.S., est donc trop occupée ces derniers jours avec la vague de grippe qui déferle sur notre Pays, elle parle même de le mettre en quarantaine, et doit impérativement écouler son stock de vaccins acquis à prix d’Or auprès d’un laboratoire dont j’aimerai bien connaître le nom, pour pouvoir "sérieusement" s’inquiéter du problème de l’obésité de nos chères têtes blondes.

D’ailleurs, le "cher conseiller" qui lui suggérer l’achat de ces quelques 80 millions de doses, ne traficotait-il pas avec un Laboratoire Pharmaceutique ???
Et quel a été le montant de sa commission pour ce précieux conseil ??
Serait-ce le même qui nous a vendu le vaccin ???
Ce ne serait, bien sûr que pure coïncidence !!! Evidemment !!!

Ahhh !! Transparence, quand tu nous tiens !!
G.Lecoq.

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