SDF et FDS ou Faux Débats Sociaux.

mercredi 30 décembre 2009
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Par Faouzia Zebdi-Ghorab

Si certains prient la Sainte Vierge, ou le Saint Nicolas, ou le Saint père Noël ou Saint papa et Sainte maman, ou même Saint glinglin, afin qu’ils pensent à leurs étrennes de fin d’année, au cadeau devant la cheminée, ou même aux flocons de neige sur le seuil de la maison et aux skis pour les vacances de fin d’année, d’autres prient le bon Dieu ou dame Nature que les températures soient plus clémentes afin de pouvoir passer, sans y passer, l’hiver trop rude pour leurs pauvres corps meurtris, fatigués et trop glacés.

5ème puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, la Chine, l’Allemagne et devant le Royaume-Uni, notre pays la France, n’arrive ni à comptabiliser malgré les tentatives de recensement,ses sans abri estimés à 100 000, et encore moins à trouver une solution pour les héberger. On sait pourtant que la mairie de Paris prend en charge, chaque année l’enterrement de quelques 500 à 600 corps. 600 personnes par an, ce qui fait 12 personnes par semaine !

Dans les plus grandes villes de France, au pied des mairies, au vu de tous ces spéculateurs immobiliers, de tous ces prôneurs de faux débats dans des hémicycles trop chauffés... Pas un mot sur les solutions à apporter pour arrêter cet état de fait intolérable, insoutenable, scandaleux.... Grave crise du logement à laquelle on remédie par quelques miettes pendant qu’on débloque des milliards d’euros pour courir « au secours » des banquiers, sans compter tous les scandales financiers ou immobiliers qu’on ne compte plus et qui ont fini de nous écoeurer.

Dormir sur le trottoir et y mourir de froid, deux ans et demi après que Nicolas Sarkozy ait dit durant sa campagne que « plus personne ne sera obligé de dormir sur les trottoirs d’ici à 2 ans ». Non seulement c’est toujours le cas mais on ne considère même plus que cette situation innommable, soit digne d’être du ressort d’un ministère attitré.
Le secrétaire d’État au Logement et à l’Urbanisme, Benoist Apparu, a quant à lui estimé que le dispositif d’hébergement d’urgence était "totalement au point". Que ce passerait il s’il ne l’était point ?
S’agit il d’un problème conjoncturel ou d’un symptôme plus profond ?
Cet état de fait relève d’une société malade. Une société malade de ses pauvres et qui les laisse mourir sans état d’âme.

Le droit d’avoir un toit sur la tête, de la nourriture dans son assiette dans une société dont l’excès de certains de ses bien lotis n’est plus à prouver relève d’une obligation applicable sans délai.

Faouzia Zebdi-Ghorab

mouvement-citoyen-diversite.org


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