J’en perçois cinq. Ces options industrielles avaient été imposées, puis intensifiées, par les pouvoirs publics au mépris de toute considération sanitaire. Il s’agit de quasi-exceptions françaises.
À partir de l’automne 1981, au lieu d’amorcer le "tournant énergétique" promis, la coalition gouvernementale avait massivement promu le chauffage électrique, une aberration écologique et économique ; pour écouler l’énorme surplus de fuel, elle avait, de concert avec Peugeot, diésélisé à outrance le parc automobile. La part du gazole (73%) pour les moteurs neufs équivaut à peu près à la proportion du courant (78%) issu de la fission atomique.
Les particules fines sont aussi invisibles que les radiations.
René HAMM
Bischoffsheim (Bas-Rhin)
Les autorités islandaises ont accepté l’idée de faire participer la population à l’élaboration de la constitution du pays à travers internet et les réseaux sociaux. Un nouveau mode de démocratie directe est en marche.
Les réseaux sociaux sont un outil participatif de choix pour les islandais, peuple le plus informatisé au monde et où les deux tiers de ses habitants possèdent une page Facebook. Dans une démarche pragmatique, les membres de l’Assemblée Constituante interagissent avec les citoyens islandais grâce à Facebook, Twitter, Flickr, et soumettent leurs idées, amendements, suivent en streaming les réunions du conseil dans une totale transparence.
N’en déplaise aux oligarques, voilà un contrat social légitime qui reposera sur des bases solides. À méditer...
Plus de 50.000 familles parmi les plus riches de France bénéficient d’un logement HLM.
Fin 2007, quelque 53 000 familles parmi les plus fortunées de France étaient logées en HLM, selon des chiffres de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, révélés par La Tribune. (Mais ne vous précipitez pas sur le lien : l’article est payant bien sûr ! Ces gens-là ont investi le net seulement pour faire de l’argent) 37 000 familles logent en Ile-de-France, dont 18 000 à Paris, et 15 000 en province. Elles gagnent 11 200 euros par mois avec un enfant ou 13 500 euros par mois avec deux enfants.
Le député (PS) de l’Essonne Manuel Valls a estimé récemment sur Radio J qu’il était "incontestablement" nécessaire que les budgets nationaux soient contrôlés par Bruxelles.
Mais le bouillant Valls n’a pas l’air de trouver qu’il serait normal que les contrôleurs d’un budget européen soient "incontestablement" élus.
Jusqu’alors plutôt discrets sur leurs relations avec les tarés des mouvements anti-IVG, les évèques français se lâchent : ils sont 24 à avoir rejoint le Comité de soutien à la "Marche pour la Vie" qui s’est déroulée le 17 janvier à l’initiative de toute la nébuleuse de groupuscules intégristes que compte notre beau pays.
Parmi ces prélats, relève la revue Golias, on compte des pointures comme le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon. Le site Internet du diocèse lyonnais fournissait même les indications pour se rendre à la manif parsisienne. Merci !
In Siné Hebdo N°72

Par Paul Parant
Act Up-Paris a publié hier matin ce communiqué laconique, à l’occasion de la mort du philosophe. On y retrouve la colère de l’association contre ceux qui taisent encore les décès liés au VIH.
Le communiqué d’Act Up-Paris, ce samedi matin, est simple et puissant, comme les meilleures actions de l’association. Il se résume à ces quelques mots : « Daniel Bensaïd est mort du sida. » Suivi du slogan fondateur d’Act Up : « Silence=Mort ». Un texte qui sanctionne le traitement médiatique autour de la mort du philosophe de gauche Daniel Bensaïd (photo), et qui est lourd de sens.
« Quand on a découvert que les gens disaient que Daniel Bensaïd était mort ‘‘d’une longue maladie’’, on était choqués. On avait l’impression de se retrouver au milieu des années 80, quand les familles publiaient des avis de décès qui ne mentionnaient pas les causes de la mort, et que nous achetions des encarts dans Libé pour dire que untel était bien mort du sida », explique Jérôme Martin, militant de longue date d’Act Up-Paris, contacté par TÊTU.
« Je suis très en colère, poursuit Jérôme Martin. Cela me choque d’autant plus que Daniel Bensaïd était un homme de gauche, proche du NPA (le parti d’Olivier Besancenot). Si des gens qui se disent alternatifs laissent faire ça, qu’est-ce que ça doit être dans les milieux bourgeois ? »
Mais pourquoi ne pas avoir réagi de la même façon à la mort de Mano Solo, il y a quelques jours à peine ? « On y a pensé, mais c’était plus compliqué, explique Jérôme Martin. On aurait pu le faire contre les journaux, qui ont simplement écrit que Mano Solo ‘‘est mort des suites de plusieurs anévrismes, après avoir vécu avec le sida’’. Mais le traitement de la presse télévisée a été meilleur, les chaînes ont bien expliqué qu’il était mort du sida. »
« Il ne s’agit pas d’utiliser la mort de quelqu’un, poursuit l’activiste. Mais des gens meurent tous les jours, en Europe aussi. On oublie que le virus fragilise, il entraîne des complications, les traitements ont des effets secondaires. Derrière tout ça, il y a le sida quand même. Alors qu’on est en 2010, on régresse, on assiste à un retour à la honte pour les victimes du sida. On ne peut pas laisser croire que le sida ne tue pas. »
(Photo : DR.)