Toronto vient de fêter un événement historique : la ville canadienne a connu son premier mois de novembre sans le moindre flocon de neige depuis cent-soixante-deux ans.
Les sceptiques du réchauffement climatique ne manqueront pas de faire observer que s’il faut remonter à 1847 pour trouver une météo aussi clémente, c’est bien la preuve que le problème ne date pas d’hier !
In Siné Hebdo N° 67 du 16 décembre 2009
Le Mécanisme de Développement Propre (MDP), mis en place par le protocole de Kyoto, permet aux entreprises d’émettre du carbone si elles plantent des arbres en compensation.
En Ouganda, les effets pervers de ce marché de dupes commencent à se voir : une société néerlandaise prévoit de reboiser 25 000 hectares sur le territoire de l’ethnie Benets, mais sans les Benets. Chassés par des gardes forestiers armés, ils ont dû laisser derrière eux leurs terres et leurs biens pour qu’une nouvelle centrale thermique aux Pays-Bas puisse empester en toute bonne conscience.
in Siné Hebdo
Deux laboratoires d’analyses ont publié hier des résultats révélant qu’une partie du miel récolté dans 6 ruches proches d’un champ de maïs transgénique à Lussas en Ardèche a été contaminé.
Le miel récolté contient des traces d’OGM dépassant la limite de 0,9%, limite au delà de laquelle l’étiquetage est obligatoire.Selon les laboratoires Ampligene de Lyon et Apllica de Brème en Allemagne, le pollen prélevé 11 jours après la mise en place des ruches contenait 0,55% à 1% d’OGM.
Jean-Daniel Granade, le président des apiculteurs professionnels de Drôme et Ardèche confiait à l’AFP, "nous demandons à être informés de toutes les plantations d’OGM, afin de pouvoir éloigner nos ruches". Le syndicat demande également que es apiculteurs concernés par une éventuelle contamination ou même ceux obligés de déplacer un nombre important de ruches soient "dédommagés de manière substantielle" et que soit mises en place des procédures.
Les ruches concernées avaient été scellées le 6 août dernier par un huissier de justice à la demande du syndicat des apiculteurs professionnels de Drôme-Ardèche.
Dernière minute Vannes
vendredi 13 juin 2008
Un collectif anti-OGM bloque une usine de la Cecab à Saint-Allouestre ce
matin
Quarante personnes d’un collectif anti-OGM bloque ce matin l’usine d’aliments pour animaux de la Cecab à Saint-Allouestre. Ils empêchent des les camions de sortir de l’usine et ont disposé des banderoles sur la voie rapide à proximité du site. La manifestation se déroule dans le calme. Des négociations sont prévues avec la direction pour que les lieux soient libérés.
Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire
Deux d’entre nous ont fait l’objet lundi 24 septembre d’une convocation par la gendarmerie pour subir un prélèvement d’ADN.
Nous, faucheurs volontaires condamnés en 2005 à Riom et Toulouse pour les fauchages de l’été 2004, refusons et refuserons ces prélèvements. Nous ne sommes pas des délinquants mais des éveilleurs d’opinion. Alors que Monsieur Borloo reconnait la contamination par les OGM, alors que le Grenelle de l’environnement envisage un gel des cultures OGM, alors que les tribunaux refusent désormais de se prononcer tant que le débat n’a pas eu lieu, la gendarmerie veut elle nous criminaliser et le gouvernement tiendrait il un double langage ? Nous désobéissons au nom du droit et de la constitution.
José Bové, Laurent Cayla, Michel Daverat, Adrien Depaul, Pierre Labeyrie, Gilles Lemaire, Jean Baptiste Libouban, Noël Mamère, Christian Rouqueirol, Francis Roux, François Simon
contact téléphonique : Gilles Lemaire 06 82 68 51 49
Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire

Les industriels de la charcuterie ne s’en vantent pas, mais dans les rillettes ou le pâté, il n’y a pas que du cochon charcutier, il y a aussi de la truie de réforme. Qu’ès acó ? Une stakhanoviste de la mise bas.
Pour donner naissance à 27 porcelets par an, contre 16 dans les années 70, l’animal a été allongé par les généticiens de l’Inra pour aligner 14 tétines au lieu de dix. La grosse bête se morfond trois ans dans un box riquiqui, où elle n’a rien d’autre à faire que lécher les barreaux de sa cage et se charger en métaux lourds. Ajoutez-y des piquouzes en série pour faciliter les mises bas.
D’abord des injections d’œstrogènes afin de déclencher les naissances pile-poil au jour et à l’heure voulus ; Puis, le jour J, une piqûre d’ocytocine pour accélérer les contractions et l’éjection du lait, et, toujours pour augmenter la cadence, une dose de spasmolytique et de vasoconstricteur. Plus tard, afin que ses tétines ne s’infectent pas, la truie aura droit à sa dose d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires.
Histoire d’améliorer le quotidien des truies, l’Europe a décidé que, le 31 janvier 2012 dernier carat, elles auraient le droit de vivre avec des copines et dans plus d’espace : « les truies ont volontiers des interactions sociales avec d’autres porcs, à condition de disposer de leur liberté de mouvement », dixit ladite directive sur le bien-être des truies, qui date déjà de 2001…
Mais certains éleveurs font leur tête de lard. La Coordination rurale (CR), l’un des trois syndicats agricoles, réclame à l’Europe trois ans de rab’ pour mettre aux normes les porcheries. Motif : un cochon heureux protégé par Bruxelles coûte plus cher à produire qu’un cochon malheureux.
Comptez 1,30 centime d’euro de plus par kilo de carcasse ! On espère que Bruxelles ne se laissera pas marcher sur le groin !
Le Canard Enchaîné N° 4675 du 2 juin 2010