La décomposition du gouvernement Sarkozy

vendredi 16 juillet 2010
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Par Jérôme Métellus (PCF Paris)

Deux jours après l’intervention télévisée du chef de l’État, dont l’un des objectifs était de balayer les soupçons de corruption qui pèsent sur Woerth et Sarkozy lui-même, le Canard Enchaîné révèle qu’Eric Woerth – encore lui – a autorisé la vente à « prix d’ami » d’une parcelle de la forêt de Compiègne au président de la Société des courses de Compiègne. Ce dernier est également l’un des dirigeants de l’association France Galop, qui compte parmi ses membres Florence Woerth – encore elle.


Le gouvernement répond que cette transaction est « parfaitement légale ». Mais cela ne convaincra pas les millions de jeunes, de travailleurs et de retraités dont les conditions de vie et de travail se dégradent sans cesse, en toute « légalité », pendant que les sommets de l’État mènent grand train aux frais du contribuable. Après tout, n’est-ce pas très légalement que Sarkozy a triplé son salaire, juste après son élection ? Et n’est-ce pas en toute légalité que Mme Bettencourt, riche d’au moins 17 milliards, a reçu du fisc un chèque de 30 millions d’euros, grâce au bouclier fiscal ? La légalité capitaliste autorise les riches à s’enrichir davantage au détriment de la grande majorité : telle est la conclusion à laquelle de plus en plus de gens parviennent. Et elle a des implications révolutionnaires.

Les enquêtes ouvertes sur les affaires en cours ont leur importance, bien sûr. Leurs conclusions peuvent achever le gouvernement. Mais elles ne pourront pas le « blanchir ». Même si la justice concluait à l’entière innocence de Woerth et Sarkozy, la masse de la population ne cesserait pas de les juger coupables. Ici, l’instinct de classe ne tient pas compte des éléments juridiques. Il ne s’embarrasse pas, non plus, de la présomption d’innocence. Les gens jettent un coup d’œil sur le tas de fumier qui grossit au fil des révélations – et, sans attendre les conclusions des enquêtes, ils tranchent : « c’est tout à fait le genre de ces voyous ». C’est exact. Vraies ou fausses, toutes les accusations qui pèsent sur Woerth et Sarkozy sont parfaitement dans le genre de ces voyous dont la politique sert les seuls intérêts matériels d’une petite poignée de grands capitalistes.

La décomposition du gouvernement Sarkozy est irréversible. Les « affaires » ne font qu’accélérer son pourrissement, dont les causes fondamentales sont la crise du capitalisme et son cortège de chômage, de misère et de régression sociale. Lorsque Nicolas Sarkozy, en 2007, partait en vacances sur le yacht du milliardaire Bolloré, beaucoup de gens se disaient : « qu’il fasse ce qu’il veut de ses vacances, du moment qu’il règle nos problèmes ». Mais il n’a rien réglé. Au contraire, il a aggravé les problèmes et la souffrance de la grande majorité de la population. Dès lors, les privilèges et passe-droits qui alimentent la chronique, au sommet de l’État, deviennent insupportables. Et les choses ne vont pas s’arranger. Dans les deux années qui viennent, le chômage ne baissera pas sérieusement. Il est même probable qu’il continuera d’augmenter. La misère s’aggravera. De nouvelles coupes sociales et contre-réformes – dont celle visant nos retraites – sont à l’ordre du jour. Tout ceci ne peut qu’accroître et intensifier l’impopularité du gouvernement.

En septembre, la mobilisation contre la casse des retraites doit franchir un nouveau cap. Nous avons déjà souligné, dans nos articles, les limites de la stratégie des « journées d’action ». Il y a désormais un autre élément de la stratégie syndicale qui doit être discuté. Le refus des dirigeants syndicaux de « politiser » le mouvement sur les retraites serait une erreur. Les conditions sont réunies pour, dans le même temps, repousser l’attaque contre les retraites et faire tomber le gouvernement Sarkozy. Les deux sont directement liés, d’ailleurs, car le gouvernement ne résisterait probablement pas à une défaite sur ce dossier.

Aussi le mouvement syndical – à commencer par la CGT – doit-il mobiliser les travailleurs sur l’objectif de chasser la droite du pouvoir. Les partis de gauche et les organisations syndicales doivent réclamer des élections présidentielles et législatives anticipées. Ce mot d’ordre aurait un puissant écho parmi des millions de jeunes et de travailleurs exaspérés par la politique du gouvernement. Il renforcerait le mouvement contre la réforme des retraites et la politique de l’UMP en général. Le gouvernement est gravement affaibli. Il faut et on peut l’abattre.

Jérôme Métellus

lariposte.com


Commentaires

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La décomposition du gouvernement Sarkozy
vendredi 16 juillet 2010 à 10h12 - par  jepelia

C’est beau de rêver encore comme Jérôme Métellus.
Que la CGT lance la grève générale et demande des élections anticipées, passe encore, mais que Thibault le fasse, il y a longtemps qu’il aurait eu alors une politique plus agressive.
Je ne vais pas rêver avec lui. Il y a du boulot qui nous attend dès maintenant.

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Brèves

Appel de la Fédération des Maladies Orphelines

dimanche 5 octobre 2008

Nous avons reçu un mot de la FMO (fédération des maladies orphelines).

Roselyne Bachelot veut mettre un terme au Plan "Maladies Rares", et le
seul moyen de faire changer les choses c’est d’obtenir au mois 100 000
signatures.

Cela ne marche que par internet. Il faut aller sur le site, et signer,
c’est gratuit et ça prend une minute seulement.

Il reste peu de temps et on a que 30 000 signatures pour le moment.

Un grand Merci de bien vouloir nous aider, et faire circuler ce mail à un
maximum de personnes.

La pétition est ici : fmo-pétition

L’argent des chômeurs...

samedi 4 octobre 2008

Heureusement que le chômage est là pour fournir du travail aux bureaux d’études.

France-Emploi devrait naître, en janvier prochain, de la fusion de l’A.N.P.E. et de l’Unedic. Mais, sans attendre cette échéance, son futur président vient de confier des missions à trois cabinets de conseils pour un montant total compris entre 15 et 25 millions d’euros. L’un de ces cabinets, BPI Group, s’est spécialisé dans "l’out-placement", c’est-à-dire les plans sociaux de grande ampleur. Il lui reste à faire ses preuves dans le reclassement, mais, grâce à la générosité du service public de l’emploi, cette tâche ne devrait pas se révéler insurmontable.

Le deuxième heureux élu a pour patron le président de la commission économique du Medef. Quant au troisième, il été dirigé, jusqu’à l’an dernier, par un ancien conseiller d’Eric Woerth. Les chômeurs peuvent être rassurés : leur argent sera bien utilisé.

Le Canard Enchaîné

Christine Boutin encourage les maires délinquants

jeudi 31 juillet 2008

L’avant-projet de loi sur le logement présenté aujourd’hui au Conseil des Ministres par Christine Boutin va contribuer à vider de sa substance le « droit opposable au logement » qui avait été imposé aux pouvoirs publics par les mobilisations. Non seulement les engagements financiers de l’État tels qu’ils sont annoncés ne permettront pas la construction du nombre de logements sociaux nécessaires, mais encore certaines mesures visent explicitement à accélérer les expulsions ! Enfin, cerise sur le gâteau, le projet modifie la loi SRU en permettant aux maires d’inclure les logements d’accession «  sociale » à la propriété dans le quota de 20% de logements sociaux obligatoires. Alors que, pour les ménages les plus modestes, principales victimes de la crise du logement, l’accession à la propriété – même « sociale » - est, bien évidemment , une solution hors de portée. Cette mesure est, en réalité, un encouragement aux maires qui, malgré la loi SRU, refusaient la construction de logements sociaux locatifs dans leurs communes.

La LCR rappelle que de véritables solutions à la crise du logement passent par un effort financier public sans précédent, la réquisition des logements vides et l’inéligibilité des maires qui ne respectent pas la loi.

lcr-rouge

Grévistes de la faim en rétention à Vincennes

jeudi 21 février 2008

Communiqué des grévistes de la faim
du centre de rétention de Vincennes,
le mercredi 20 février 2007

Nous avons l’honneur de vous informer que l’on vit une situation très
difficile et catastrophique. Le manque de la moindre des choses, la
nourriture, les chambres sans chauffage, pas d’eau chaude, l’hygiène,
les provocations des services de l’ordre et la chose la plus
importante : la privation de notre liberté. Dans le centre de rétention
des chambres ont été incendiées. Un coran a été déchiré par les CRS. On
a pas eu de réponse satisfaisante à notre égard de monsieur le procureur
de la république. Après notre témoignage, c’est comme si rien ne s’était
passé. Quand nous sommes malades, les médecins ne nous donnent que du
doliprane et des cachets pour dormir. On a 90% des détenus qui sont
musulmans, ils nous servent de la viande pas hallal. Après trop de
demande et des grèves, personne ne nous a écouté. Le manque de
courtoisie bien que nous sommes dans un centre de rétention et pas
pénitentiaire, mais c’est le contraire qu’on subit et de cela on garde
un sentiment de mépris.

Pour toutes ces raisons nous demandons à tous les medias qu’ils soient
au courant et qu’ils écoutent les témoignages des retenus. Nous exigeons
notre libération et nous commençons une grève de la faim qui durera un
délai de 4 jours. Notre place n’est pas ici mais dehors.

Les grévistes de la faim du centre de rétention de Vincennes

(texte dicté au téléphone depuis le centre de rétention de Vincennes)

fermeturetention

Sarko pour le fun...

mercredi 23 janvier 2008

Faites-vous le délicat plaisir d’entendre Nicolas Sarkozy plaider avec grande conviction en faveur d’un référendum pour l’Europe. C’est irrésistible et ça donne envie de se la passer en boucle :

video.google.fr

Interventions !!

vendredi 7 septembre 2007

Bonjour,

Hier soir, au journal TV du soir, on a pu assiter à l’intervention courroucée de Mme la Ministre des Droits de l’Homme, suite à l’expulsion manu-militari de sans-papiers à Aubervilliers.

Cette commune, comme se l’est empressée de le citer Mme la Ministre, est dirigée par un "Maire Communiste", si ! si ! je vous assure, communiste, comme si cela avait valeur de "gros mot" dans sa bouche UMPiste.

Elle a donc trouvé cela indigne, certainement de notre République, de devoir expulser ces hommes et ces femmes déjà au bord du gouffre de la misère.

Je ne sais toujours pas si elle a fait aussi un rapport à son Président sur la brutalité policière à laquelle ces gens ont été soumis ou si son indignation portait uniquement sur la Mairie Communiste !!

De qui se fout-on, on a pourtant jamais aperçu cette dame dans un avion d’Air-France, lors de ces expulsions, ou certains passagers sont intervenus, scandalisés qu’ils ont été là aussi par les brutalités des sbires de ce même Président, aux bourrelets disgracieux gommés par les photographes serviles de cette presse à ses bottes.

A qui donne-t-elle des leçons, cette dame, car comme sa collègue de la Justice, son appartenance à une catégorie jusqu’ici ignorée des politiques, je veux parler des gens de couleur, n’empêche pas la bêtise, l’arrivisme à tout prix, la soif de ce pouvoir qui caractérise son Petit Chefaillon, et au risque de passer pour un "raciste" que je ne suis pas, la race ne protège aucunement de la Connerie.

Ce matin l’autre "boutefeux" Hortefeux, de sinistre passé d’extrême-droite, est parti en Guyane régler le problème de l’immigration. Peut-être envisage-t-il la réouverture de Cayenne, genre Guantanamo à la mode frenchie, pour tous ces pauvres hères à qui on fait encore miroiter le mirage de l’Europe Humaniste et Accueillante !!

Alors quand ces "personnages" arrêteront de jouer aux pompiers de service comme le fait une fois encore leur Nain de Jardin Elyséen, peut-être commencerons-nous à nous occuper sérieusement de cette immigration qui ne déplait pas à tout le monde et qui en enrichit quelques uns.

Bonne journée à toutes et à tous.
G.Lecoq .