Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg (photo), a ordonné la suppression de comptes et pages de son réseau social appelant à un soulèvement en Palestine, le 15 mai prochain, anniversaire de la Nakba.
Depuis le 6 mars, plusieurs pages Facebook ont appelé à une troisième intifada. Elles ont réunies jusqu’à un demi-million d’internautes.
La décision de Facebook a été prise à la demande des autorités israéliennes.
La compagnie BP ne se décourage pas. Malgré la marée noire du golfe du Mexique, le géant pétrolier a un projet excitant pour l’Alaska, "un forage souterrain courant sur une douzaine de kilomètres".
Le Monde précise que "les conditions hostiles de l’Arctique rendraient très difficile l’organisation de secours en cas d’accident". Pourtant l’administration américaine a donné sa bénédiction. C’est vrai qu’en cas de fuite il suffira de raccorder les tuyaux à ceux du golfe du Mexique. Et la planète sera sauvée.

Par Charline Blanchard
Shepard ferait un joli nom. Et pour prénom, elle emprunterait à Zoé, martyre romaine. Mais Aurélie Boullet, à l’état civil, n’avait pas envisagé un avenir aussi funeste que son pseudonyme. Si son livre a conquis le public et s’est écoulé à quelque 30 000 exemplaires, il lui vaut de risquer une suspension pour deux ans de son corps d’origine.
En mars dernier, Zoé Shepard publie « Absolument dé-bor-dée ! » (chez Albin Michel), un journal intime à l’humour acide façon Bridget Jones dans lequel elle raconte les tribulations d’une fonctionnaire, peignant au passage un portrait corrosif de la fonction publique française. L’auteure, trentenaire originaire d’une cité de l’Essonne, a écumé les services des collectivités territoriales avant de rejoindre le conseil régional d’Aquitaine. Elle s’y ennuie ferme. « J’en venais même à demander à mes collègues de me refiler des dossiers », dit Zoé-Aurélie, exaspérée par les « réunions stériles » et autres « pistons ». Mieux vaut en rire. S’inspirant d’anecdotes vécues ou rapportées par son entourage, elle trempe sa plume dans le vinaigre.
Dès lors se croisent dans un univers délirant « Coralie « Coconne » Montaigne, trou noir cérébral et concierge du service », qui « se lève chaque jour avec une mission : repousser les limites de la bêtise », « Grand Chef Sioux », dit DGS, qui utilise son bureau comme « garçonnière » et home-cinéma, ou encore Monique, qui se sert du téléphone, avec « une conscience professionnelle qui force l’admiration », pour ses conversations personnelles.
La rebelle s’en donne à coeur joie dans un style mordant, qu’elle avait mis quelques années plus tôt au service du journal satirique de l’Inet (Institut national des Etudes territoriales), établissement où elle a été formée après hypokhâgne, khâgne et Sciences-Po Bordeaux. Un CV sans une égratignure jusqu’au 1er juillet dernier. La romancière en herbe s’est confiée à une collègue. Elle se voit dénoncée et convoquée en conseil de discipline pour manquement au devoir de réserve. Le conseil régional d’Aquitaine lui reproche « un discours démagogique anti-fonctionnaire » qui met en péril la « crédibilité et l’honneur du personnel de la région ». Zoé-Aurélie se défend : « Mes parents sont fonctionnaires. J’ai toujours voulu travailler dans le service public. Mon bouquin n’est pas anti-fonctionnaire, il dénonce les dysfonctionnements qui empêchent la fonction publique d’avancer. »
L’avis du conseil de discipline tombe. Elle encourt deux ans de suspension - sans salaire, avec interdiction d’exercer dans la fonction publique. Alain Rousset, le président socialiste du conseil régional, doit se prononcer d’ici la fin du mois. Pour éviter le bûcher, Zoé-Aurélie est prête à aller jusqu’au tribunal administratif.
Charline Blanchard
Bonjour,
Ayant fait une carrière de fonctionnaire, je peux dire que si certains font bien leur travail, il y a ,hélas, une minorité qui sont de véritables boulets à traîner.
Il faut reconnaître que ces gens-là un un don tout particulier pour faire croire qu’ils sont "débordés" et "indispensables" à la bonne marche des institutions...