Sarcophage de Tchernobyl

de Manon
samedi 22 septembre 2007
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par Skapad

Nouveau sarcophage de Tchernobyl :
questions sur Vinci et Bouygues

Vinci et Bouygues comparaissent en justice demain 18 septembre suite à un décès et de graves fautes sur un autre chantier nucléaire

Les travailleurs ukrainiens du chantier auront-ils droit à de la nourriture saine ou sera-t-elle réservée aux Français ?

Lundi 17 septembre 2007, Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur, se rend à Tchernobyl (Ukraine) à l’occasion de la signature du contrat remporté par Vinci et Bouygues pour la construction d’un second sarcophage au dessus de celui qui recouvre actuellement le réacteur de Tchernobyl accidenté le 26 avril 1986.

Le sarcophage actuel, construit dans des conditions apocalyptiques par des hommes qui se sont sacrifiés, n’est pas hermétique, se dégrade et menace de s’effondrer. Il est certes nécessaire de construire ce second ouvrage, pour autant, des questions importantes se posent concernant Bouygues et Vinci pour ce chantier prévu pour durer 4 ans et demi.

1) Hasard du calendrier, c’est demain, mardi 18 septembre, que Bouygues et Vinci comparaissent au Tribunal de Bar-le-Duc suite à un décès et de graves disfonctionnements sur autre un chantier nucléaire de grande ampleur : le site d’enfouissement des déchets nucléaires situé à Bure (Meuse).

Un jeune salarié de 33 ans y a trouvé la mort le 15 mai 2002, à 228 mètres de profondeur, et "de graves manquements en matière de sécurité" ont été constatés par l’inspecteur du travail (cf ordonnance judiciaire du 20 juin 2002).

Il est donc légitime de douter de la capacité des deux entreprises à réaliser à Tchernobyl un sarcophage répondant aux exigences de confinement, ou du moins de le réaliser dans des conditions parfaites de sécurité. (On notera d’ailleurs que Bouygues participe à la construction du réacteur EPR, ce qui n’a donc rien de rassurant).

2) 21 ans après la catastrophe de Tchernobyl, des millions de gens consomment encore en Ukraine (mais aussi en Biélorussie) des produits contaminés, en particulier au césium 137.

Questions :

les ingénieurs et techniciens français vont-ils consommer eux-aussi des produits locaux radioactifs, ou bien seront-ils alimentés en nourriture saine acheminée depuis la France ?
Si de la nourriture saine est acheminée (*), les centaines d’ukrainiens qui vont travailler sur le chantier auront-ils droit eux-aussi à cette nourriture ou bien existera-t-il deux catégories de travailleurs : les Français qui mangent sain et les Ukrainiens qui mangent contaminé ?

Enfin, la nécessaire construction du nouveau sarcophage illustre à nouveau les conséquences incommensurables d’une catastrophe nucléaire, qui n’en finit plus de s’aggraver au fil du temps. C’est l’occasion pour les élus, à commencer par le très pronucléaire président Sarkozy, de prendre enfin conscience du caractère intolérable du danger qui est imposé à la population française et européenne du fait des 58 réacteurs français. Il est nécessaire de tous les fermer aussi vite que possible et, bien entendu, d’annuler la construction du réacteur EPR prévu à Flamanville (Manche).

(*) Il est intéressant de noter que ce sont les entreprises nucléaires françaises (EDF, Areva, CEA, IRSN), regroupées dans une curieuse association nommée CEPN, qui expliquent depuis plusieurs années aux habitants des zones contaminées qu’il n’est "pas dangereux" de consommer les produits locaux. Cette négation du risque, pourtant réel, sera-t-elle de mise pour les techniciens français ?

Sortir du Nucléaire 17/09/2007

Source : belladiao.org


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Brèves

Nouvelle convocation José Bové au tribunal d’instance

samedi 8 décembre 2007

Reçu du "Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire"

José se retrouve à nouveau devant la JAP lundi 10 décembre au matin, il faut à nouveau tous être présents pour soutenir la fin de toutes les condamnations contre les militants anti-OGM.

RAPPEL :

Lundi 12 novembre, José Bové est ressorti libre du bureau de la juge d’application des peines du tribunal de Millau. La magistrate et le porte-parole des Faucheurs volontaires ont discuté de la façon dont celui-ci pourrait accomplir la peine que lui a infligée la cour d’appel de Toulouse le 15 novembre 2005 : quatre mois de prison ferme, en tant que récidiviste, pour avoir participé au fauchage d’un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne).

En droit, la juge pouvait placer M. Bové sous bracelet électronique, mesure que le leader paysan avait par avance rejetée. Ce refus aurait pu justifier sa mise en détention immédiate. Selon son avocat, Me François Roux, José Bové a indiqué qu’il acceptait un aménagement de sa peine, qui pourrait prendre la forme de "jours amendes". La juge l’a convoqué le 10 décembre, pour un débat contradictoire avec le procureur.

cactus pubis

samedi 24 novembre 2007

Au poil !

Un cactus sur lequel poussent des poils pubiens ?

Voilà qui ne manque pas de piquant. Cette œuvre conçue par Laura Cinti est l’une des pièces phares du Festival international des sciences d’Edimbourg, en Ecosse. Pour réaliser The Cactus Project, l’artiste “transgénique” dit avoir introduit du matériel génétique humain dans le génome d’une cactée.

En 2000, l’artiste brésilien Eduardo Kac avait déjà exposé un lapin transgénique vert fluorescent, doté d’un gène de méduse. Si le directeur du Scottish Arts Council – l’ancien évêque d’Edimbourg – a quelques réserves en ce qui concerne la manipulation d’animaux, l’œuvre de Laura Cinti ne lui pose pas de problème éthique. “Faire pousser des poils pubiens sur un cactus ne fait de mal à personne”, estime-t-il.

courrierinternational