Liberté de la presse et égalité des chances concernant les vaccins

vendredi 29 avril 2011
par  Sylvie Simon
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Par Sylvie Simon

J’avais averti mes amis que je serais interviewée le vendredi 22 avril sur BFM, chaine de télévision câblée, et que je devais passer en boucle toutes les demi-heures, espérant apporter une contradiction à l’affirmation générale que la rougeole est une maladie mortelle. Or, comme de coutume, mon discours a été tronqué et je ne suis intervenue que 28 secondes exactement, bien que l’enregistrement ait été beaucoup plus long. Le soir, à de meilleures heures d’écoute, ma brève apparition a été supprimée.


En revanche, notre secrétaire d’État à la Santé Nora Berra a parlé pendant plusieurs minutes – l’égalité du temps de parole entre les partis opposés était bien bafouée – toutes les demi-heures, pour affirmer que la rougeole est une maladie mortelle et appeler la population au « respect du protocole de vaccination », nouvelle formule pour faire croire que le vaccin est obligatoire. Il est évident que mes propos, avec preuves à l’appui, ne pouvaient que la discréditer auprès d’un public lucide. Mon intervention étant préenregistrée, je ne pouvais donc répondre, alors que l’un des intervenant, à court d’arguments valables, m’a tout simplement traitée de folle. Je devrais en être flattée car, selon Eschyle « Sembler fou est le secret des sages ».

Pour certains auditeurs, notre porte-parole des laboratoires était sans doute plus crédible que moi, car n’oublions pas que madame Nora Berra a travaillé pour trois laboratoires, dont Sanofi, entre 1999 et 2009. En outre, elle est venue au secours de Jacques Servier en mettant en doute les affirmations du Dr Irène Frachon qui a découvert le scandale du Mediator. Elle a ensuite qualifié les propos de Gérard Bapt, médecin cardiologue député PS de Haute-Garonne, d’« insinuations malveillantes » et de « polémique politicienne stérile », car il évoquait à son sujet un « nouveau conflit d’intérêts ». N’oublions pas non plus que, selon le Canard Enchaîné du 14 juillet 2009, Nora Berra, élue à Lyon et alors salariée du laboratoire Sanofi-Pasteur, a été, du 23 mai au 6 novembre 2008, en arrêt maladie, mais comme elle a continué d’assister aux conseils d’arrondissement et aux conseils municipaux, elle a pu toucher ses indemnités d’élue alors que la Caisse primaire d’Assurance-Maladie de Lyon lui payait chaque mois des indemnités de maladie.

Dans cette situation, n’importe qui aurait eu des problèmes avec la Caisse qui aurait demandé la restitution des prestations journalières, mais « après discussion avec le directeur adjoint de la CPAM lyonnaise, un simple courrier d’avertissement a été préconisé ». Et l’on ose encore citer « l’abolition des privilèges », alors que le gouvernement a annoncé sa volonté de lutter contre la fraude sociale, en contrôlant davantage les versements d’indemnités aux salariés en arrêt maladie. Nora Berra a répondu qu’il s’agissait de « dénonciation calomnieuse » et que les indemnités d’élue ne constituent en rien une « activité professionnelle ». Selon son cabinet, « le simple fait de dire qu’elle était en arrêt maladie, c’est déjà ne pas respecter le secret médical ». Comme le disait si bien La Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

Le 20 novembre 2010, Mediapart signalait que Nora Berra annonçait au moins 10 publications scientifiques à son actif : « Des articles finalement assez difficiles à trouver puisque le très honorable moteur de recherche pubmed, réputé pour les repérer, n’en trouve que trois. Un péché par omission qui pourrait bien ne par être le seul ». Tout ceci est bien loin de la « transparence » que réclame son ministre de tutelle Xavier Bertrand.
Quant à Françoise Weber, qui dirige l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS), et a aussi alarmé la population avec le terrible danger de la rougeole, elle a déclaré que la couverture des nourrissons de moins d’un an est « l’une des meilleures au monde », comme le rapporte le journal Les Échos du 26/04/11. Dans ce cas, comment explique-t-elle que nous détenions le « record d’Europe » pour la prévalence de la rougeole et que la France soit devenue l’un des principaux « exportateurs » de la maladie dans des pays où elle était presque éradiquée ?

Ces discours confirment bien l’affirmation du Pr Lévy-Bruhl de l’Institut de veille sanitaire, le 4 février 2009 sur TV5 : « […] quand tout le monde est vacciné, ceux qui attrapent la maladie sont forcément vaccinés ».
Lors de mon interview, j’avais signalé l’étude menée durant trois ans par l’Institut Robert Koch, le plus haute instance de santé allemande, concernant 18 000 enfants de 0 à 17 ans. Les médecins ont recueilli 1 500 données par enfant et ont ainsi constaté que les enfants non vaccinés se portent beaucoup mieux que les autres, ont moitié moins d’allergies neurologiques, moins de scolioses, moins de problèmes de langage et de vue. Il est certain que cette étude, indéniablement scientifique, démentait les propos des partisans des vaccins, elle a donc été censurée.

Comme le disait déjà le Dr Albert Schweitzer : « L’opinion actuelle se maintient par la presse, la propagande et les moyens financiers mis à sa disposition. » Et tout le monde écoute et obéit, le doigt sur la couture du pantalon.

Sylvie Simon


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