Votez escargot ! (La décroissance politique, partie 3)

dimanche 1er mai 2011
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Par SuperNo

(Ceci est la suite logique du billet précédent !)

Venons-en au troisième point : le projet. Il n’en a guère été question ce dimanche 2 avril à Lyon, ce n’était pas l’ordre du jour. Mais c’est néanmoins le plus important. Le préalable à toute réflexion, c’est de constater l’échec total du système capitaliste et libéral et de sa “mondialisation marchande”, qui est en fait une guerre épouvantable et absurde entre citoyens du monde entier, pour le seul profit de leurs exploiteurs, patrons et actionnaires, au détriment de nous-mêmes et de notre environnement. La catastrophe est telle que l’humanité risque purement et simplement de disparaître dans quelques générations à peine.

Deuxième évidence : face à l’urgence et à la gravité de la situation, toute politique qui s’accomoderait de ce système est vouée à l’échec. Il n’est plus question d’accompagner, de réguler ou d’amender, il faut tout réécrire en partant d’une feuille blanche. Pour ceux qui ne sont pas convaincus, je rappelle que les “socialistes” français qui vont selon toute vraisemblance remplacer Sarkozy en 2012 vont globalement mener la même politique, à base de mesures de restriction des déficits pour “relancer la croissance”. Peut être des nécessités électorales les conduiront-elles à nommer Nicolas Hulot ministre de l’environnement (j’en vois qui toussent, là…). Pourquoi réussirait-il là où tous les autres n’ont servi que de faire-valoir ? Il y a eu Dominique Voynet, il y a eu Corinne Lepage, il y a même eu le décroissant Yves Cochet, personne ne se souvient plus de ce qu’ils ont fait qui aurait pu influer sur la course de la croissance vers le mur.

Rappelez-vous encore les promesses Sarkozystes, de faire du ministre de l’environnement un “premier ministre bis” qui aurait droit de véto sur toutes les mesures gouvernementales… Quelle pignolade ! La montagne a accouché d’un foutage de gueule, d’un “Grenelle de l’environnement” désarmé, pro-nucléaire, et fracassé sur l’autel de la “relance”… Au plan international, c’est encore pire. Toutes les grand messes environnementales (Rio, Kyoto, Copenhague), ont été des échecs retentissants. Ce n’est même pas discutable, les chiffres parlent d’eux-mêmes : malgré les exhortations à réduire consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre, malgré les mesures capitalistes de quotas et de bourse du carbone, c’est le contraire qui se produit : on continue à consommer de plus en plus d’énergie et à émettre de plus en plus de CO². Plus drôle : seules les “crises économiques”, dont le rapprochement est un symptôme de l’explosion prochaine du système, permettent de ralentir la machine. Qu’attend-on ? C’est simple, les capitalistes attendent qu‘“on” invente un système qui permette d’enfouir le CO², de le bouffer, et se réjouissent de pouvoir vendre plus de climatiseurs… Ils se jetteront sur des aberrations technologiques, comme celle qui a pour conséquence de pourrir ad vitam æternam les nappes phréatiques pour prolonger de quelques années l’approvisionnement en gaz…

Toute solution passe nécessairement par l’abandon du dogme de la croissance. Tout politicien qui ne s’engagerait pas clairement et sans équivoque dans cette voie n’est qu’un charlatan irresponsable. Un “point de détail” : si les objecteurs de croissance sont divers, si certains sont même de droite, d’autre cathos, d’autres “apolitiques” (?), la majorité considère avec Paul Ariès (et accessoirement avec moi) que la décroissance est forcément “de Gauche”.
Ce genre de chose est devenu assez difficile à expliquer, tant les usurpateurs qui se réclament actuellement de la Gauche en ont trahi sans vergogne les principes les plus élémentaires pour se vautrer dans l’idéologie libéralo-mondialisto-croissanciste. Il y a aussi les micros tendus à un ramassis d’inconséquents, qui se réclament souvent “du centre” (et qui sont donc de droite), et qui pour des raisons de propagande électoraliste brament que “la droite, la gauche, tout ça c’est dépassé”. La décroissance, ce n’est pas appauvrir encore les pauvres, ni ceux qui crèvent de faim à se rationner encore. Au contraire. La décroissance doit toucher en premier lieu les riches et leur mode de vie indécent, et mettra l’accent sur l’aide aux plus faibles, en créant notamment des emplois dans ce domaine.
Autre “point de détail” : la décroissance n’est pas le malthusianisme ! On entend et on lit souvent, y compris dans les commentaires de ce blog :”y’a trop de monde sur terre ! On ne pourra pas nourrir tout le monde ! Il faut que la population diminue !”. Ce qu’il y a de désagréable dans ces mots, c’est d’une part que les personnes qui les prononcent font partie du milliard de riches qui pillent le plus la planète, et dont le mode de vie est simplement insoutenable ; et d’autre part qu’ils visent les ultra-pauvres, les crève-la-faim qui n’ont rien.

Alors oui, la planète peut nourrir 9 ou 12 milliards d’habitants, mais pas supporter le mode de vie occidental. Un chanteur, désormais décédé ce qui lui épargnera mes sarcasmes, disait naguère que la famine en Afrique était due à “la bite des noirs”. Cette brillante analyse ne résiste pas à une autre : la déconfiture de la planète n’a rien à voir avec la “bite des noirs”, mais plutôt au “4x4 des blancs”, ou aux “usines des jaunes qui produisent des saloperies pour les blancs”. Rompre avec le dogme de la croissance ne sera pas simple. Cela implique d’oublier l’économie traditionnelle. D’oublier tout ce qu’on nous a appris depuis le berceau. D’oublier la publicité, qui nous explique que nous sommes nés pour consommer, que la seule mesure du bonheur est le “pouvoir d’achat”.
Les OC partent du constat suivant : “On confond souvent bien-être et abondance matérielle”. Le défi consiste à faire admettre qu’on peut “faire mieux avec moins”. C’est ainsi que leur première proposition est d’adopter la “simplicité volontaire”, dont j’ai parlé précédemment.

Le maître mot, c’est Ralentir

D’où l’escargot. Ralentir cette course folle et insensée qui nous emporte et nous empêche de profiter de la vie.

    “Drrriiing ! Putain, faut que je me dépêche, je suis déjà à la bourre. Vite, vite, la douche. Vite, vite, le p’tit déj… Ah merde, pas le temps de finir, je vais être en retard. Vite vite, la bagnole TDI machin…. Broum, broum… Ah, zut il faut que je fasse le plein… Houlala, tant que ça ? Ça a encore augmenté, c’est plus possible… Vite, vite, il faut que je fonce, je suis encore plus en retard que je croyais. Ah, merde un bouchon… Alors, t’avances avec ton 54 ? Bon cette fois, c’est sûr, je serai pas à 8h30 pour la réunion avec Dugenou. Je vais encore me faire engueuler par Dugland... Bon, je l’appelle avec mon iPhone 4 (avec iOS 4.3). Allo, chef, vous allez pas me croire, il y a eu un bouchon et… Oui, c’est la troisième fois cette semaine, je sais, mais ils font chier avec leurs travaux… Oui oui, je me dépêche… Vite vite !

    Putain, qu’est-ce qu’on s’emmerde dans cette réunion… C’est pas possible de perdre son temps avec des conneries pareilles… Déjà 2 heures, et ça n’en finit pas. Bon, ouf fini, il faut se dépêcher de bouffer, je suis en retard sur le dossier Duschmol, il vient la semaine prochaine et il n’y aura rien de prêt. Bon, tant pis, je vais bouffer cet infâme sandwich insipide, tout mou, et plein de conservateurs devant mon écran. Vite, vite… Incroyable ce qu’il est chiant, ce dossier, putain… Je suis crevé, je ferais bien un p’tit somme… Mais j’peux pas… Allez une canette de Red Bull, et ça repart ! Je suis à la bourre, j’aurais jamais fini à temps. Tiens, un mail de Dugland sur mon iPhone 4… Où j’en suis sur le dossier Machepro ? Ah, merde, j’l’avais oublié, celui-là. C’est pour demain ? Ben tant pis, j’amène le dossier à la maison, j’finirai ce soir, sinon on perd l’affaire… Merde, quelle heure il est ? Déjà ? Faut vraiment que j’y aille, là… Oui Monsieur Dugland, j’aurai fini le dossier Machepro demain. Que je vous explique ? Euh, attendez, je fais un SMS à ma nounou, heureusement avec l’iPhone ça va vite… Bon, alors, Machepro, blablabla et blablabla… Au revoir Monsieur Dugland… Oui oui, je sais, y’a la conf call avec Dugommier demain à 8h00. Je serai à l’heure promis…

    Ah merde, vite, vite, je suis grave à la bourre… Grrr, y manquait plus que ça, encore un bouchon. Pourquoi mon GPS Tomtom dernier cri ne me l’a même pas indiqué, hein ? Au prix que je l’ai payé, “c abusé”®… Et leurs travaux, ils pouvaient pas les faire ailleurs ? Et t’avances avec ton 54 ? Putain, trois quarts d’heure de retard, ça va encore me coûter bonbon, la nounou ce mois-ci… C’est pas la peine de faire la gueule comme ça, connasse, tu crois que je te paie pour quoi, hein ? Ah, ils n’ont pas mangé ? Pas grave, je m’en occupe. Bingo, le frigo est vide. Ah ouais, fallait que je fasse les courses, merde, merde, encore oublié… J’irai… euh… demain… Si j’ai le temps… Sinon samedi, avec tous les autres blaireaux… Bon, je file à la station acheter des chips et une pizza surgelée, vous pouvez regarder la télé LED d’1m50, mais seulement Gulli, hein ? Promis ? Ou la DS, si tu veux. Ton copain il a la nouvelle DS 3D et tu veux la même ? On verra, si t’es sage… Bon bougez-pas, faut que je me dépêche sinon ça va être fermé. je reviens... Ah, un SMS sur mon iPhone 4. Bon c’est votre mère, elle a encore un dossier à finir, elle sera en retard, je vous ferai un bisou de sa part, d’accord. Quoi, ouin ouin, tu veux une beigne, p’tit con ? Tu devrais savourer ta chance d’être élevé dans une famille à fort pouvoir d’achat et de pas habiter à Borny. Attends-moi je reviens… Vite, vite ! Pffff… Même à 20 heures y’a la queue à la station… Bon, cette merde-là ou celle-là ? Bon celle-là, allez. Alors les enfants, c’est bon ? Non, ben tant pis, au lit, vite, vite on est déjà en retard… Les dents ? L’histoire ? Demain ! Enfin, si j’ai le temps…

    Bon, Machepro…Pfff que c’est chiant… Je suis crevé, j’en ai marre… Tant pis, je bâcle… Ah, bonsoir ma chérie, ta journée s’est bien passée ? Non ? T’as été obligée d’amener ton dossier et tu dois le finir pour demain ? Non, y’a plus rien à bouffer… Tiens, prend un Lysanxia, t’as raison. Moi je suis crevé je vais me coucher, je finirai Machepro entre midi et 2 demain… On devrait se faire des vacances en République Dominicaine. Du soleil, une piscine et des buffets à volonté, c’est ça qu’il nous faut. On prendrait juste un maillot de bain et l’iPhone 5 au cas où…(ben oui, il sera sorti et mon iPhone 4 sera ringard) Bonne nuit ma chérie… Putain, vivement la retraite…”

J’exagère ? Bah, si peu… Trouvez-vous franchement que cette vie de cons soit satisfaisante ? Et pourtant, c’est ça ou le chômage, et il faut bien payer le crédit de la baraque dans le lotissement de cadres moyens, les traites de la bagnole (pour aller au boulot), etc, etc. C’est même la vie que les pauvres et les chômeurs envient. Ceux qui aiment la philo iront lire Paul Virilio, et en retireront en particulier l’enseignement suivant : l’accélération se fait toujours au détriment des plus pauvres. Alors ralentissons ! Autre conséquence probable de l’abandon du dogme de la croissance : la fermeture de milliers de sociétés, spécialisées dans des domaines toxiques, anachroniques, ou simplement socialement inutiles. Il y aura en revanche des millions d’emplois à créer dans l’énergie, le bâtiment, l’agriculture bio, les “services à la personne” qui permettront la reconversion des salariés au travail dont l’inutilité totale aura éclaté au grand jour. Et bien entendu, ceux qui se pensent supérieurs au reste de l’humanité parce qu’ils travaillent 70 heures par semaine (j’en connais un paquet) et fustigent les feignasses devront rentrer dans le rang : l’avenir est au partage, y compris du travail.

J’entends bien les objections : “tu imagines une entreprise prôner la décroissance ?” Non, évidemment. Mais bon nombre d’entre elles n’auront d’autre choix que de s’adapter ou de mettre la clé sous la porte… Ce ne sont pas les “philosophes de la décroissance” qui menacent par exemple l’industrie automobile. C’est la pénurie de pétrole et de matières premières qui va rendre cette activité obsolète. Quant à la “croissance dématérialisée”, laissez-moi pouffer : derrière l’idéologie croissanciste, il y a o-bli-ga-toi-re-ment et de tout temps, en bout de chaîne, l’achat de biens matériels, qui ne peut, au risque de me répéter, que décroître. Et quand je disais que le préalable à toute décroissance est la sortie du système capitaliste, ce ne sont pas des mots, c’est une réalité : il faudra tout reprendre, tout repenser.

Autre principe de base : Relocaliser

Conséquence de la hausse du prix du transport et le cas échéant de mesures protectionnistes appropriées, d‘autres emplois, envolés en Asie, au Maghreb ou en Europe de l’Est, reviendront à la maison par la grâce de la relocalisation. La relocalisation, c’est l’échec de la délocalisation et des excès scandaleux et grotesques auxquels elle a donné lieu. Catastrophe sociale, catastrophe environnementale. Des emplois industriels aux produits agricoles, il est complètement idiot de mettre au chômage des salariés pour les remplacer par des moins chers à l’autre bout du monde, ou de faire traverser les océans à des produits agricoles qui poussent très bien localement. N’importe qui peut comprendre et admettre cela. Pourtant, une clique d’abrutis délirants l’a fait. C’est simple, défaisons-le ! Les OC rajoutent volontiers l’adjectif “ouverte”, afin de se démarquer du discours chauvin et xénophobe, typique des milieux d’extrême-droite. Dans la relocalisation, il y a aussi les monnaies locales : ll s’agit de développer et généraliser les SEL, et de se préserver autant que possible des aléas des monnaies traditionnelles… Ce n’est pas demain que Standard & Poors et ses funestes collègues se pencheront sur la Questche des SEL mosellans !

Partager : l’une des propositions des OC dans ce domaine est… La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA)

Avant d’expliquer de quoi il retourne, précisons que cette mesure spectaculaire est âprement discutée chez les OC, et la vérité oblige à dire qu’elle ne fait pas l’unanimité. À mon sens, c’est pourtant la proposition la plus révolutionnaire, la colonne vertébrale du dispositif. Il s’agit en fait d’une variante du “revenu inconditionnel” proposé notamment par Utopia, par Christine Boutin aussi, et même tout récemment, et de manière fort surprenante par un certain Villepin, (qui ne sait manifestement plus quoi inventer pour se donner une “stature sociale”, lui le promoteur du CPE…).
La différence, et elle est de taille, consiste à attribuer à tous, non pas simplement une somme d’argent, mais des prestations en nature (ou des Questches venant d’un SEL). L’idée de base est simple : tout individu quel qu’il soit a le droit, de sa naissance à sa mort, de manger à sa faim, de vivre dans un logement digne, d’être en sécurité, d’être soigné, d’être instruit… et ce, qu’il ait ou non un travail.

Comme dans la théorie d’Utopia, le but est de combattre “l’aliénation à la valeur travail”, qui oblige des individus à accepter un travail parfois inutile, dangereux, fatigant, stressant, sous payé, précaire, sans droits, pour ne même pas pouvoir en vivre dignement ; tandis que des esclavagistes des temps modernes, patrons, banksters, amassent des fortunes considérables. Ainsi, le chômage ne serait plus un problème, et le temps de travail de chacun diminuerait nécessairement, pour le bien-être de tous. La DIA repose sur la théorie de la différenciation entre “usage” et “mésusage”. Il paraît idiot de payer le même prix pour l’eau qui sert à se laver (ou à laver ses légumes) que pour celle qui sert à laver son 4x4 à la première chiure de mouche, ou à remplir sa piscine. Et pourtant, c’est bien le système actuel. La DIA fournirait la quantité d’eau nécessaire aux tâches élémentaires, et les mètres cubes supplémentaires seraient facturés au prix fort.La DIA comprend aussi l’accès aux services publics, de la scolarité aux services funéraires… La DIA serait évidemment couplée à un “Revenu Maximum”. Rien à voir avec la pitrerie électoraliste que propose le P”S”, qui le réserve à une poignée de patrons de sociétés encore partiellement publiques, tandis que tous les autres pourraient comme avant continuer à se gaver comme des gorets. Non, ce “RMA” s’appliquerait aussi à tous, et à tous les revenus.

Abandon du programme nucléaire

Voilà un point du programme qui sera désormais plus facile à faire passer ! Le cataclysme de Fukushima et la démonstration d’impuissance des nucléolâtres aura au moins permis de clarifier la situation : défendre le nucléaire ne sera plus l’apanage que des cyniques et des corrompus : bon nombre de politiciens vont désormais défendre une sortie planifiée du nucléaire, qui passe en premier lieu par des mesures drastiques de sobriété énergétique. Même Nicolas Hulot, naguère sponsorisé par EDF, vient de faire son mea culpa et reconnaître qu’il a été trompé à l’insu de son plein gré…
Cependant, je l’ai dit maintes fois ici, on ne remplace pas si facilement la production d’une centrale nucléaire. Et si la solution adoptée (et c’est selon toute vraisemblance ce qui va se passer) consiste à construire à tour de bras de nouvelles centrales à gaz, le bilan en CO² ne risque guère de s’améliorer… D’où l’évidence de la décroissance, qui permettrait de provoquer une baisse de la consommation électrique, évitant justement d’avoir à construire de nouvelles centrales.

Mise en place d’une assemblée constituante

C’est une proposition commune à bon nombre de formation de la “vraie gauche”. Constatant que la 5ème République et sa constitution sont désormais des carcans dont il faut absolument sortir pour entreprendre quoi que ce soit qui sortirait des clous capitalistes, libéraux et croissancistes, la première mesure des OC serait de nommer une “assemblée constituante”, qui écrirait la nouvelle constitution de la 6ème République, qui serait ainsi armée pour prendre toutes les mesures sus-évoquées. C’est tout de même marrant, la politique. Rappelez-vous le parcours des “Verts”. Trente ans avant les OC, ils avaient déjà un parcours similaire. Des dirigeants sincères et passionnés, de bonnes idées, des militants convaincus. Mais ils passaient tellement de temps à discutailler, à se chamailler, à faire des “courants” dans tous les sens, qu’ils vendangeaient totalement leur potentiel électoral qui était immense, et limitaient la diffusion de leurs idées. En fait, ils n’ont réellement décollé que ces dernières années, quand ils se sont trouvé un chef de file ultramédiatique, un bateleur d’estrade, invité sur tous les plateaux : Daniel Cohn Bendit. Le hic c’est que Cohn-Bendit n’est pas un vrai écolo, puisqu’il est libéral et adepte de la croissance, même repeinte en vert. Pour cette raison, il a été la cible privilégiée des attaques incessantes du journal “La Décroissance”.

En 2012, les “Verts” vont probablement se doter d’une autre bête médiatique : Nicolas Bertrand Hulot, autre cible de “La Décroissance”. Hulot n’est pas un écologiste, mais un hélicologiste sponsorisé, (gros) salarié de TF1, marchand de shampooing, et caution des multinationales. Jamais on ne l’a entendu parler de la responsabilité du système capitaliste et libéral dans le saccage de la planète. Les objecteurs de croissance, quant à eux, en sont encore à la phase des chamailleries. J’ai eu quelques échos de la nouvelle réunion des groupes d’OC qui a eu lieu ce week-end à Paris. A priori aucune union en vue, bien au contraire, hélas… 2012 ne verra sans doute pas de candidature escargot. Mais le temps travaille pour eux. La décroissance sera fatalement bientôt réalité, et un jour pas si lointain nous serons tous décroissants… De gré ou de force…

Annexes

Si ces billets vous ont paru trop courts (!), vous pourrez suivre ces liens ! Vous pouvez dire un grand merci à Stéphane Madelaine, membre du PPLD, animateur du CHOC (Collectif Havrais des Objecteurs de Croissance) dont voici la plaquette

Les bases : qu’est-ce que la Décroissance ?

C’est quoi ce mot repoussoir ?
Intervention de Vincent Liegey
Documents essentiels
Nos communiqués de presse (avec de bons textes… sur la retraite, par exemple)
Nos “billets”

Sur le fond :

Le 1er et le Petit Latouche
Latouche en images
partipourladecroissance1.net
partipourladecroissance2.net
partipourladecroissance3.net

Les propositions d’Europe-Décroissance :

Notre magnifique clip de campagne - le meilleur si, si, si : n’oubliez pas de mettre le son
profession de foi

Sur la gratuité

La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), un outil pour l’égalité et la dignité
Revenu garanti, « la première vision positive du XXIème siècle »
Le Revenu de Base
Les miracles du revenu minimum garanti
Vers la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie
partipourladecroissance.dotation.net
partipourladecroissance.revenu.net

Le revenu universel en débat

republiquesolidaire.fr
atlantico.fr
liberation.fr
rue89.com

Vu à l’école Centrale – Hervé Kempf – Le Monde

partipourladecroissance.net
youtube.com

Les régionales 2009

actu.adoc-france.org

Pourquoi s’inscrire dans une démarche politique
Une croissance infinie dans un monde fini est une absurdité !
Lire la plateforme de convergence
Bon, je sais, c’est parfois un peu théorique, mais si on veut être ambitieux, il faut parfois sortir du simplisme et des caricatures. Allez, le clip est quand même magique ! On se le remet ?

Généalogie des mouvements politique de la Décroissance en France

decroissance.lehavre.free.fr (2010 écrit par Vincent Liégey et Stéphane Madelaine)
Le monde Diplo
Politis
Marianne
Le Monde

Ecrit par nous

Retour vers le futur IV : « En route vers l’AdOC »

superno.com


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