L’aggiornamento du Dimanche

lundi 1er août 2011
par  Michel Berthelot
popularité : 2%

En ce 18ème dimanche du temps ordinaire, tel que nous le spécifie le calendrier liturgique, où, judicieux hasard, nous fêtons Ignace de Loyola, bienheureux fondateur en 1540 de la « Compagnie de Jésus », plus communément nommée « Ordre des Jésuites », « Le Journal Du Dimanche » nous tartine une très dense double page sur la Libye confinant carrément à la langue de buis !

En effet, pas une ligne n’est consacrée à l’assassinat du Général Abdel Fatah Younès, chef militaire de la « rébellion » et ex-ministre de l’Intérieur passé à la dissidence, pas un mot sur les bavures à répétition des bombardements de l’OTAN, pas une seule référence aux fameux massacres perpétrés par Kadhafi, qui ont officiellement servi de prétexte à déclencher cette guerre, et qui ne sont que mensonges avérés assimilables à l’ignoble propagandastaffel d’une bien sombre période de l’histoire du siècle passé. Des méthodes odieuses et crapuleuses dont on croyait la possibilité et la faisabilité révolues.

Pourquoi ce black-out, cette non information, ces mensonges par omission, ce traficotage de l’actualité, cette manipulation des citoyens, cette faute professionnelle de la part des journalistes œuvrant sur ce sujet brûlant ? La responsabilité en revient-elle à ce patron de presse marchand de canons, grand ami du pouvoir et adolescent attardé jetant sa gourme post-pubère urbi et orbi par vidéo interposée dans laquelle il léchouille sottement un genre de plantureuse girafe qu’on baptise « taupe-modèle » people. À l’image il se complait en improbable micheton sur lequel, même son père, avait de sérieux doutes quant à ses futures capacités à diriger l’empire dont il a hérité. Ceci sachant qu’il n’en est ni à sa première bourde ni à son unique indélicatesse. Ç’était en tout cas ce que reflétaient les gros yeux du gendarme de la Bourse à la vue de sa dégaine d’initié manifeste à l’époque de l’inexpliquable et toujours inexpliquée dégringolade vertigineuse d’EADS.

À moins que ce silence complice du copain pour le coquin ne soit qu’une tentative de dissimuler sous le tapis sacrificiel toute cette gabegie et ce gaspillage des deniers du contribuable dans cette galère libyenne. Laquelle coûte tout de même 1,2 million d’euros quotidiennement aux citoyens français qui de ceintures serrées en renoncements sévères et privations cuisantes commencent à trouver la plaisanterie particulièrement saumâtre !

Il faut savoir que lorsque la question du coût de cette guerre, qui ne dit pas son nom, mais qu’on pourrait parfaitement qualifier de néocoloniale, est posée à Bercy, les technocrates de la faillite généralisée et frauduleuse manient la circonlocution sibylline du genre : « Il ne faut ni surestimer ni sur interpréter ces coûts » ! De la langue à la noix surajoutée à la langue de bois !

Michel BERTHELOT
Le 1er août 2011


Commentaires

Agenda

<<

2020

 

<<

Janvier

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
303112345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

Le loup est irréfutable

jeudi 31 décembre 2015