PARIS — Le Conseil constitutionnel a annoncé ce mardi 29 décembre 2009 avoir annulé la taxe carbone qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, estimant que la loi crée trop d’exemptions, ce qui est "contraire à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique" et crée une inégalité face à l’impôt.
(dépêche AFP)
Éric Woerth, le ministre du Budget, s’est vanté, le 23 octobre, dans l’hémicycle, d’avoir supprimé 100 000 postes de fonctionnaires en trois ans, faisant ainsi économiser 3 milliards au Budget.
"Vous les avez immédiatement redonnés en baisse de TVA aux restaurateurs, qui eux n’ont créé que 6 000 emplois" , lui a répondu le député socialiste Henri Emmanuelli. "En définitive, on n’a donc pas économisé un centime, mais on a perdu 94 000 emplois."
Un raisonnement simple mais efficace !
In Le Canard Enchaîné N° 4644 du 28 octobre 2009
Ingrid Betancourt en marche vers un Secrétariat d’État aux Droits de l’Homme ?
La rumeur se répand de plus en plus. Et si Nicolas Sarkozy, en difficulté sur les Droits de l’Homme notamment avec le dossier de la Chine, prenait un acte fort avec la nomination d’Ingrid Betancourt à une fonction de Secrétaire d’Etat ...
En Colombie, son parti avait pour nom "Oxygène". C’est justement ce que recherche le Chef de l’Etat en position trop défensive.
Ingrid Betancourt a su trouver les mots pour parler au coeur des Français lors de son retour et leur donner une embellie.
Pour de multiples raisons, le retour en Colombie est délicat.
C’est dans ce contexte que se multiplient les rumeurs de "négociations ministérielles" pour celle qui incarne la lutte pour les libertés et le courage dans la défense d’opinions.
Madame, Monsieur,
Vous êtes 450 000 à avoir fait le choix de porter votre suffrage sur ma candidature dimanche 9 octobre. Je tenais à vous en remercier. Votre geste civique est un geste d’avenir.
Au cours de cette campagne, j’ai croisé un très grand nombre d’entre vous. Au fil des mois ce sont des citoyens engagés, mobilisés, soucieux de défendre leur idée de la République qui se sont mobilisés pour échanger, convaincre et mobiliser nos concitoyens. Ensemble, nous nous sommes dit que nous pouvions changer l’ordre des choses, que nous pouvions infléchir ce que l’on nous présente comme l’inexorable destin de notre pays. Dans les campagnes désertées par les services publics, dans les quartiers de nos banlieues, dans d’innombrables petites villes, dans des entreprises en lutte, partout, j’ai rencontré la même attente de changement.
Dans notre Histoire, la France a affronté bien des dangers. Nos parents, nos grands parents ont connu la guerre, la faim et l’oppression. La France a connu bien des drames, bien des défis depuis des siècles. Sur la colline de Valmy, où j’étais le 20 septembre, on prend la conscience de l’aspect déterminant de la volonté humaine dans le déroulement de l’Histoire. Bien de nos concitoyens ont traversé, dans leurs vies personnelles, des périodes difficiles, des épreuves et parfois des dangers. Parfois, certains ont parcouru des milliers de kilomètres pour vivre dans notre pays et en devenir des citoyens de notre République. C’est dire si la France a des ressources ! C’est dire si notre République peut compter sur ses citoyens ! Car il est une chose que l’on n’arrache pas à un peuple. Il est une chose que l’on ne peut détruire : c’est l’espoir.
Par votre vote, vous avez non seulement mis au cœur de l’élection présidentielle les sujets fondamentaux pour l’avenir de notre pays mais vous avez permis à la gauche de renouer avec l’espoir et bientôt avec le peuple. Je saurai me faire garant de la défense inébranlable des solutions nouvelles pour lesquelles vous vous êtes prononcés. Nous n’avons pas remporté cette primaire mais nous avons remporté une victoire culturelle à gauche. Ce n’est pas tout mais c’est très loin d’être rien. Vous avez également mis au cœur de la future campagne le désir d’unité de la gauche. Je saurai également me faire le garant de l’unité et de la diversité de la gauche qui doit nous permettre de remporter, en mai et juin prochains, une victoire historique sur la droite et Nicolas Sarkozy.
L’espoir soulevé ce week-end est un espoir conquérant. Il vise à affronter les problèmes majeurs qui se posent à la France, en même temps qu’il vise à ramener du coté de la gauche les classes populaires qui, bien souvent, trop souvent, lui ont fait défaut. La Nouvelle France est à bâtir. Vous pouvez compter sur ma totale détermination. Je vous proposerai de nouveaux moyens d’action dans les jours ou semaines à venir dans l’intérêt de la gauche, de la République et de la France.
Parce qu’il faut un cap pour notre pays dans une période troublée, je me ferai l’inlassable interprète d’un projet alternatif, de courage, dans une France meurtrie par la globalisation et dans une Europe menacée de délitement. Telle est ma détermination et le chemin que je vous propose de poursuivre… ensemble !
Bien à vous,
Arnaud Montebourg