L’inertie paradigmatique

capable de voir
lundi 9 janvier 2012
par  dav Y
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Quand j’étais petit je voulais plus que tout au monde vivre à l’air libre, sortir de cette prison lugubre qu’était l’école, et qui m’avait fait abandonné tout désir de bien faire les choses. Je ne m’étais pas demandé, car je ne l’avais jamais vu ailleurs, si il n’y avait pas moyen de faire de ce lycée un lieu de vie, un lieu où on s’entend et où on s’écoute, où on se rencontre et où on bâtit des projets. Au lieu de cela, les classes ne se parlaient pas entre elles, le monde se limitait aux trente élèves, qui étaient comme les trente personnages des Simpsons, une représentation classique de la société humaine, qui d’ailleurs est elle-même une représentation classique des nombreux états d’esprit dans lesquels on peut se trouver.


J’arrivais en classe « les mains dans les poches » est-il stipulé dans mon livret scolaire, « sans sac, sans cahier, sans livre ni stylo ». J’empruntais une feuille et un stylo et je faisais des dessins, et ensuite je la jetais devant le prof en sortant. La plupart du temps je dormais, la tête posée sur les bras croisés, au fond de la classe, meurtir d’avoir dû écourter ma nuit de sommeil réparateur. Il y avait celles qu’on appelait les pisseuses du premier rang, ou les « Claire Chazal » qui retenaient ces séquences de mots et étaient félicitées pour ça, qui levaient le bras et la main et le doigt et soutenaient le bras avec l’autre main, et qui devaient faire des efforts surhumains pour avoir la moyenne, alors que nous les révoltés du dernier rang, on obtenait des notes équivalentes ou supérieures sans jamais rien écouter, sans faire aucun devoir à la maison, simplement en recrachant des choses vaguement entendues, tout en ne se demandant même pas ce qu’elles voulaient dire.
Déjà on pouvait voir la différence entre deux catégories, ceux qui étaient soumis et ceux qui ne l’étaient pas. Il valait mieux souffrir pour avoir 10/20 qu’avoir 10/20 en utilisant 1 % de ses capacités. Ce qui compte, ce qu’ils aiment, et ce que la société veut, c’est que les gens souffrent, qu’ils n’en puissent plus, qu’ils se donnent du mal, même si c’est pour patauger dans la boue, pourvu qu’ils souffrent... et pourvu que leur impression d’être de bons élèves soit confiée à une autorité extérieure à eux-mêmes.

C’est comme ces émissions américaines où le candidat donne la bonne réponse, tout le monde sait que c’est la bonne réponse puisque que les trois autres propositions sont délirantes, et pourtant eux, ainsi que les applaudisseurs, attendent pieusement que l’animateur le leur dise textuellement « c’est une... (attente, suspense) bonne réponse ! » et là les gens sont soulagés, ils sont contents, alors qu’ils le savaient, mais ils n’avaient pas le droit de laisser leur conscience y accéder.

Il existe un phénomène que je n’ai jamais vu développé en psycho-philosophie (mot fraîchement inventé) qui est l’inertie paradigmatique (lui aussi). Dans la vaste question qui consiste à vouloir changer le monde, je veux dire « en mieux », enfin je veux dire « en mieux pour les gens », il s’avère que si la notion systémique est mise en œuvre avant que la dimension psychologique n’y soit résolue, cela sera vécu comme une pression externe, une dictature, et cela créera des tensions, des frictions, puis des freins voire même cela pourra trouver le moyen de faire capoter le plus honorable et moral des projets, ce que l’histoire fait voir. J’ai longuement exposé ce qui devrait être fait, normalement, si on désirait cordialement obtenir la fin de la famine, des guerres, des maladies, de la pollution, d’une façon aussi immédiate qu’efficace. Il n’y a rien à tergiverser là-dessus, les solutions que j’ai proposées sont les bonnes, et le monde dans lequel on pourrait déjà être en train de vivre, a été visité de façon touristique et ébahie. Mais il y a un tampon qui, dans le subconscient, empêche l’accès au conscient de la détermination nécessaire à, seulement, changer les règles du jeu, ce qui se situe dans le monde psychologique et ne nécessite aucun effort dans le monde physique. En un tour de l’esprit, tous les maux du monde pourraient être réglés, pratiquement sans rien avoir à faire.

Vivre dans l’angoisse et la frustration, à insister de vouloir faire tourner une bécane qui ne veut pas démarrer, n’est pas souhaitable pour définir une vie. On pourra dire de ces héros qu’ils l’ont consacrée à la justice mais on pourra aussi dire d’eux qu’il leur fallait une sacrée dose de folie. D’habitude les humains choisissent la posture mentale la plus élégante et la plus pacifique possible au sein du monde dans lequel ils sont immergés. Dans une firme multinationale, les patrons ordonnent de déverser les trucs toxiques dans les rivières, mais je pense au fond qu’ils le font à contre-cœur, pas de façon criminelle. Ils le font parce que c’est la chose à faire la plus rationnelle dans le cadre des règles du jeu auxquelles ils sont sommés de se soumettre.
(Si la justice était indépendante des circonstances et ne se fiait qu’aux faits, l’acte involontaire, l’acte fait par obligation et l’acte fait avec le désir de faire souffrir seraient placés au même rang de gravité. Ça ne serait peut-être pas plus mal, dans le genre « éducatif ».) Il en va de même pour les financiers que Jean Ziegler accuse avec justesse de « crimes contre l’humanité », cependant, il ne faut pas écarter le principe de l’entéléchie dans laquelle ils sont immergés : ils agissent le plus rationnellement possible, dans le cadre du capitalisme, qui consiste à n’autoriser l’existant que si ça rapporte de l’argent.

C’est de se demander ce qui autorise l’existant qui résoudrait tous les problèmes en moins de deux (secondes, ans, selon l’échelle) Mais ce qui compte le plus désormais est le chemin qui permet d’accéder à cette idée. Il ne suffira pas de la répéter en étant excité par tous les maux qui cognent à la porte de conscient pour se voir résolus par ce nouveau paradigme, il faudra être capables d’en avoir d’autres du même genre. De toute façon l’humanité y viendra, et vous autres aurez vécu dans la misère pour rien ; donc autant s’intéresser aux chemins. Quand on voit comment Georges Orwell a prophétisé le monde d’aujourd’hui, où le sens des mots est torturé à l’extrême au point de leur faire dire le contraire de la raison pour laquelle ils sont nés, ce qui a pour conséquence de travestir tout le langage, et de freiner encore plus la communication des idées nouvelles, on observe aussi qu’il n’a pas accusé, ou mis en relation, le capitalisme et la folie. Pour lui la folie était venue progressivement et on s’y était enfermés, mais sans vraiment scruter les causes, c’est juste que ce thème l’a chatouillé assez pour qu’il ne l’oublie pas et finisse par écrire dessus. Et puis une vision globale est suffisante, un monde sans amour n’est pas un monde.

Les gens qui déversent les polluants dans les rivières sont peut-être sans amour, et peut-être que c’est tout ce qui leur manque pour permettre au système actuel de continuer de fonctionner, et surtout de progresser. Changer le système pour changer les gens est de l’ordre de la rééducation. Si cela est fait ça veut dire que les gens admettent qu’ils ont un problème et qu’ils désirent le corriger. Ensuite seulement les réflexes stupides disparaissent et ensuite seulement le système non injuste serait perçu pour ce qu’il est. Mais ainsi aussi, peut-être qu’après les gens ne cesseraient de s’appliquer les uns aux autres ces formes de répression systémiques, au point que la société finirait encore par se dissoudre.

L’inertie paradigmatique est observable dans énormément de domaines.
En fait (ceci aurait dû être dit en conclusion mais bon) quel que soit le paradigme ou la « chose » qu’on vient de remarquer, on peut toujours l’appliquer à tout et voir le monde à travers son prisme.
Ainsi il a des gens qui adoptent des prismes bien précis et essaient de faire voir aux autres le monde tel qu’il leur apparaît. Ils espèrent qu’en faisant voir ce qu’ils voient, ils arriveront à faire voir le prisme par lequel ils regardent le monde. Ceci mesdames est messieurs et le fondement de la communication, et sa portée est universelle, car tout dans l’univers n’est que mise en relation, que « information ». Et à chaque fois, peu sont ceux qui admettent le prisme qui essait d’être décrit à travers ce qu’il fait voir, comme étant une réalité absolue, à moins que ça entre tellement en résonance avec sa psychologie qu’il n’en démordra plus jamais ensuite, et se fâchera à chaque fois qu’on essaiera de relativiser ses points de vue. (Mais bon)

Il est assez difficile pour l’esprit démuni de souplesse et de fluidité d’adapter les paradigmes qu’il utilise à la situation qu’il rencontre ou au thème qu’il choisi de regarder. (les fans de poker comme moi savent de quoi je parle !)
Souvent, un peu comme quand les gens associent « burqa » et « violence », et « non burqa = non violence », (en raison de leur logique dialectique, qui repose sur les mots et non les concepts) il font les mêmes associations d’idées entre des thèmes et des paradigmes, tel thème relève de telle façon de voir, tel autre de telle autre façon de voir. Et là encore si on leur parle de logique, de ce qui se passe quand on met en relation 1+1 d’un côté et 1+1 de l’autre, ils répondent «  mais ça n’a rien à voir ! ». Cette réponse est le signe de ce qu’ils ignorent. La plupart des actes humains sont le signe de ce qu’ils ignorent et au fond, ce qu’ils désirent apprendre (c’est à dire ce qui n’accède pas au conscient). Si on veut prophétiser comme G. Orwell l’a fait on peut aisément dire que dans le futur, des choses que nous ignorons aujourd’hui seront connues de tous demain, et aucun acte ne se fera sans que cela ne soit logique avec ces nouvelles connaissances. On peut même entrevoir le petit filet de gens qui savent déjà aujourd’hui ce que tout le monde saura demain, et observer comment ils sont ostracisés, en raison de ce que le monde n’est pas prêt.

L’inertie paradigmatique est observable partout, disais-je, avant de devoir introduire les notions qui permettent de le voir. Celui qui décide de déverser les toxiques dans la rivière, se fait force de le faire car c’est son devoir, mais une fois rentré chez lui il ne l’oublie pas. Son désir étant de vivre avec le moins de stress possible, il adopte le comportement en vue duquel ce qu’il a fait lui paraîtra le moins douloureux. Et pour se faire, le paradigme qu’il a dû adopter une fois, il doit désormais l’adopter toujours. Et il continuera jusqu’à avoir fait le tour du monde avec son nouveau prisme, selon l’habitude des terriens, aucun millimètre du monde ne pourra échapper à son prisme avant qu’il n’ai l’idée d’en essayer un autre. On a vu ce responsable de marée noire refuser d’admettre qu’il est responsable de la pollution provoquée à des milliers de kilomètres de là, en raison du fait qu’il a utilisé des « dispersants » chimiques. Pour lui le « dispersant » est un « éradiquant », il permet de nettoyer le crime. Il ne s’imagine pas que le dispersant disperse, cela lui semble incongru, ou alors on lui a raconté des bobards, mais ça aussi c’est incongru. On a vu cet article sur la psychologie des guerriers israéliens, qui agressent et torturent des enfants, laissent des familles mourir avant de laisser passer l’ambulance, bombardent des maisons habitées, détruisent des maisons au bulldozer laissant à peine le temps aux familles de sortir en pyjama, se sentent agressés et insultés au plus profond d’eux mêmes par un jet de pierre auquel ils répondent par des bombardements de F-16, et surtout, comment ils se sentent à l’aise et heureux au sein d’une communauté de frères avec qui ils partagent leur vie, leur tendresse, et leur humanité. Ils éduquent leurs jeunes pour qu’ils acquièrent les bases qui leur permettront ensuite de vivre heureux et en paix dans leur société criminogène.

De toutes manières l’humain cherche toujours à se sentir à l’aise et heureux, et cela est visible partout. Personne ne dit à son supérieur hiérarchique qu’il se trompe, que son idée est mauvaise, qu’il a tort, ou que la société dans laquelle il travaille participe pleinement au malheur du monde, qu’il a un impact nuisible et qu’il se dresse comme un objecteur de conscience. Il se ferait virer. Il vaut mieux carrément ne pas être capable de le voir, sinon on se rend malades et on attrape des cancers. Moi-même quand j’écris ces articles je prends la posture mondiale, j’englobe le monde dans mes mains, et ensuite quand je vais faire les courses j’ai tendance à marcher dans la rue comme le gars qui engloble le monde de ses mains. Et ainsi pourvu de berlue, j’achète des produits Carrefour, du saumon « pêché en mer » colorisé orange parce qu’à l’origine il est blanc (c’était noël, je me le suis autorisé), et je paie avec ma carte bleue VISA. Et je rentre et je mange la moitié de ce que j’ai acheté pour la semaine. Et à part ça il me semble n’avoir rien à me reprocher. Cela va même plus loin, cette histoire d’inertie. Le fait de consommer, travailler, prendre l’argent à une autre personne pourvu qu’elle soit gagnante dans l’affaire, devoir se faire arnaquer pour le rendre, devoir mentir pour se faire embaucher, devoir se salir en serrant la main d’investisseurs sans scrupules, devoir se faire percer le cul à accepter des conditions défavorables d’un contrat, toutes ces petites choses de la vie ne peuvent pas être ponctuelles, encadrées, et rangées dans un placard. Ce sont des procédures qu’on acquiert, et qu’ensuite on n’arrête pas d’être tentés de répliquer ; parce que c’est ce qui semble le plus juste.

Toute la façon de procéder dans une société de consommation, invite au crime, le légalise dans la mesure où il est justifié, et qu’on n’a pas le choix. On invente des dictons aussi meurtriers qu’absurdes pour justifier cela, comme « la loi de la jungle », « l’homme est le seul prédateur de l’homme », et ce cadre rend vrai les allégations insensées de Darwin comme « sélection naturelle » ou même « adaptation au milieu ». Pourtant en vérité l’adaptation au milieu précède le milieu, au lieu d’en être consécutif, et ça il faudra encore l’expliquer. Mais même une telle évidence reste impossible à voir, aussi scientifique que se veut la démarche de celui qui observe le monde. Regardez le comportement obscène, cannibale et psychotique des États-Unis. Vu d’ici c’est plus facile de le voir (eux considèrent les pays européens qui collaborent, comme des inférieurs qui marchent dans leur sillage). Pendant une décennie (celle où j’étais conscient) ils n’ont eu de cesse de décrier le caractère fabuleux de leur ennemi, le terroriste, qui est un fou qui tue sans raison, sans doute par jalousie, mais ça on s’en fout, il le fait juste par folie. En face de quoi le gouvernement des états-unis, lui, complètement à l’opposé de ce contraire immonde et révoltant, est capable de donner des raisons à tout ce qu’il fait. Ses actions sont calculées, millimétriques, elles sont le fruit de l’intelligence, et les explications à rendre publiques, bien qu’on se doute que cela soit beaucoup plus compliqué en réalité, sont très simples et claires.

Ce comportement est ce qu’on peut attendre de mieux d’un gouvernement. Il est exemplaire, rassurant, il a tous les aspects de ce qui est rationnel, et tout le monde sait d’instinct que le phénomène de justice découle le plus naturellement du monde de ce qui est rationnel. On peut essayer de leur dire d’être « plus rationnels », on peut redéfinir le mot « rationnel », on peut essayer d’utiliser contre eux leur manie d’associer des idées et des objets (créer des objet-idées) et utiliser les techniques parfaitement conventionnelles de bourrage de crâne par répétitions successives et étalonnées pour correspondre à tous les niveaux d’intelligence... on peut appliquer au terme de « rationnel » des notions scientifiques qui seront données à faire jongler par un algorithme de la vérité (ça existera, ne vous inquiétez pas), il n’en reste pas moins qu’ils ne cesseront pas d’entendre à travers ce terme, la « rationalité », le moyen d’exacerber les paradigmes existants, tenaces, et fondus à eux-mêmes qui les motive déjà aujourd’hui. Bref ils répondront « ne vous fatiguez pas, on sait déjà qui on est, et c’est sûr que dans le futur on pourra faire "mieux" ». Et ils continueront à détruire le monde, à vouloir le dominer, tuer l’ennemi, minimiser les dommages collatéraux, et à devenir colériques quand on mettra en doute leur sens moral ou éthique. Ils continueront toujours à entendre ce qu’ils ont envie d’entendre bien qu’on essaie de leur dire le contraire. Ça ne voudra pas rentrer, et les défenses psychologiques sont toutes là, en bataillons armés jusqu’aux dents, surentraînés, et de mieux en mieux entraînés, prêt à livrer combat contre tout ce qui pourrait essayer d’atteindre le prisme par lequel ils voient le monde, leur saint Graal.

Et un jour, tout bascule, parce qu’une idée se répand comme une traînée de poudre, et à cause d’elle, plus rien n’est logique, ou plutôt autour d’elle, tout devient logique, et on sait désormais comment détacher et rattacher les liens frauduleux et les liens logiques. Un jour on dit un truc du style : « oui mais le fou, il a toujours ses raisons ». Dès lors, « la folie est partout » et « la folie est nulle part  ». « La folie » n’est pas un mot, un qualificatif, une insulte ou une idée. Ce n’est pas observable, puisque l’observateur l’est sûrement lui aussi. Le fait même d’être capable de l’observer est conséquente de celle qu’on détient. Les paradigmes sont des choses de grande échelle, comme les grands navires il leur faut des dizaines de kilomètres pour faire un virage. Leur inertie est telle qu’en leur sein, quand on y est immergés et qu’on vit dedans, la façon dont elle s’exprime est celle qui obtient le plus de succès, à savoir la rationalité, et sa motivation profonde est celle qui est la plus humaine, à savoir le désir de vivre heureux en paix. Les gens continuent de reproduire les schémas tracés par les paradigmes, et le travail de leur conscience, complètement soumise aux circonstances, est d’élaborer les raisons de se plier au paradigme de l’époque.

Simplement, si le fou qui agit poussé par ses raisons peut être légèrement freiné dans son élan s’il prend conscience de la folie qui est la sienne, il ne peut être arrêté que par le fait de savoir que tout le monde est conscient de l’existence de cette folie. Ce n’est pas une preuve (evidence en américain, langage stupide) qui peut suffire à le stopper, c’est l’évidence (mot français, langage de l’esprit) qui peut le faire.

8119
philum.info


Commentaires

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L’inertie paradigmatique
mardi 10 janvier 2012 à 12h33 - par  Lyseann

Je reconnais mes « combats » conversationnels à travers votre témoignage et observations.
Oui, les boules. Les boules « d’avoir vécu dans la misère pour rien ». C’est de se demander ce qui autorise l’existant qui résoudrait tous les problèmes en moins de deux (secondes, ans, selon l’échelle). De toute façon l’humanité y viendra. Consolons-nous de cette opportunité future, et intéressons nous au chemin.

J’essaie actuellement de faire réfléchir les gens sur la proposition et la nécessité du « revenu universel ». Evidemment les clichés de toutes sortes sont abattus coupant net la réception d’une telle idée. Alors je tente de me faire expliquer leurs clichés. Je leur montre que leurs clichés sont faux avec plusieurs preuves à l’appui : expérimentations, tests. C’est difficile, la logique et les faits ont perdus devant les sophismes. Clichés sur les humains, sur la sociologie, sur l’organisation de la société... Face aux clichés je tente de leur faire prendre conscience de ce qui se cache derrière. Quand les arguments sont enfin perçus comme recevables, il y a ensuite un autre travail. On reconnaît la chose réalisable, mais voilà on se refuse de l’appliquer. Là encore il faut gratter le pourquoi. Il faut gratter les freins psychologiques et les illusions qui empêchent à l’adhésion et donc l’adoption de cette conception tout à fait réalisable et
QUI EMPECHERAIENT DES GENS DE MOURIR ET D’AUTRES DE SOMBRER DANS LA PRECARITE PAR MILLIONS.

En effet à une telle mesure : « EMPÊCHER DES DES MILLIONS DE GENS MEURENT OU SOIENT DANS LA PRECARITE » et que tout un chacun puisse vivre dignement, subvenir à ses besoins dignement, au vu en plus de l’évolution de la société (en terme d’emplois et autres) :

- NOTRE CŒUR DIT TOUT DE SUITE : OUI !
- ET POUR CERTAIN-E-S LA TÊTE DIT : NON !

PEUT-ON PASSER A CÔTÉ DU FAIT DE SAUVER DES MILLIONS DE VIE ?
SI NOTRE TÊTE DIT NON, QUAND LE CŒUR, QUAND NOTRE HUMANITÉ DIT OUI,
ALORS IL FAUT SE DONNER LA PEINE DE COMPRENDRE POURQUOI NOTRE TÊTE REFUSE.
- RÉALISEZ QUE NOUS SOMMES A MÊME DE REFUSER DE SAUVER DES MILLIONS DE VIE A CAUSE DE SCHÉMAS MENTAUX !
- DÉCONSTRUIRE L’INCOHÉRENCE, DÉCORTIQUER NOS SCHÉMAS, OBSERVEZ NOS SENTIMENTS : JALOUSIE, COLERE...
NOS SENTIMENTS NÉGATIFS EXACERBÉS PAR
LA PROPAGANDE ET L’ÉDUCATION COMPÉTITIVE, CONCURRENTIELLE ET INDIVIDUALISTE,
QUAND NOTRE SENTIMENT POSITIF DIT : OUI !
- NOUS SOMMES DES ÊTRES DE SOLIDARITÉ
QUE LES GOUVERNANCES S’ACHARNENT A NOUS FAIRE OUBLIER !

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mardi 10 janvier 2012 à 15h24 - par  dav Y

Merci,
c’est ça tout l’intérêt, sauver la vie des gens, tandis que d’autres qui ont souffert pour survivre se demandent pourquoi il devraient en être autrement pour les autres.
Normalement on devrait s’emparer des commandes et commencer immédiatement à résoudre tous les problèmes.

Un revenu universel ouvrirait de nouvelles perspectives en terme de temps qu’il faut prendre pour réfléchir en paix aux meilleures solutions.

c’est très important car l’enjeu est de rendre possible l’abandon d’industries polluantes / nuisibles (pollution, armes) sans faire souffrir ceux qui y travaillent.

je signale aussi cet article du jour de Fidel Castro qui prend de court tous les penseurs sur un sujet qui me tient à coeur depuis longtemps, c’est à dire le fait qu’il y ait un superordinateur dont la mission soit de veiller individuellement au bien de chacun : http://philum.info/61968

Même avec des bases aussi faibles en informatique il est quand même déjà capable de voir le potentiel d’un tel système de gestion des richesses.

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