Nanoparticules : BASF chargé d’évaluer la dangerosité de... ses propres produits

vendredi 18 mai 2012
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Par Napakatbra

Le gouvernement allemand vient de lancer une étude pour étudier l’effet des nanoparticules sur la santé. Une étude qui sera confiée à BASF, l’un des plus gros producteurs... de nanoparticules !


L’AFP publie, et tout le monde suit, sans se poser de questions. La nouvelle, la voilà : le gouvernement teuton vient d’annoncer le lancement d’une "grande" étude sur les risques sanitaires liés aux nanoparticules. On attendait ça avec impatience (même si l’étude se contentera de rechercher les effets des nanomatériaux sur les poumons). Car les nanos, on en trouve désormais partout, dans les confiseries, la ripaille industrielle, les cosmétiques, les médocs, l’électronique, les matériaux de construction, les vêtements... Sans que personne n’en connaisse vraiment les dangers - les premières études sont même plutôt inquiétantes.

Hourra !... donc ?!

Sauf que l’AFP précise que l’étude a été confiée à BASF. Donc un des plus gros pourvoyeurs mondiaux de nanomatériaux. Comme si on avait demandé à Philip Morris d’évaluer la toxicité de ses cigarettes... Et on imagine le communiqué qui sera (peut-être) publié dans 4 ans :

"M’sieurs-dames, malheureusement, nous venons de découvrir que les nanoparticules sont dangereuses pour la santé. Cela fait donc une bonne quinzaine d’années que nous vous empoisonnons. Certes, quelques chercheurs de pacotille avaient déjà démontré les dangers des nanoparticules, certains en avaient même comparé les effets à ceux de l’amiante, mais nous nous étions alors contentés d’affirmer que leurs études étaient biaisées. Veuillez donc recevoir nos plus sincères excuses. Et pour dédommager les familles des victimes, nous offrons un bidon de Regent et une réduction à vie de 50 % pour tout achat de Gaucho. Quant aux dédommagements financiers, merci de voir avec vos caisses d’assurance-maladie".

lesmotsontunsens.com


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Brèves

Nouvelle convocation José Bové au tribunal d’instance

samedi 8 décembre 2007

Reçu du "Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire"

José se retrouve à nouveau devant la JAP lundi 10 décembre au matin, il faut à nouveau tous être présents pour soutenir la fin de toutes les condamnations contre les militants anti-OGM.

RAPPEL :

Lundi 12 novembre, José Bové est ressorti libre du bureau de la juge d’application des peines du tribunal de Millau. La magistrate et le porte-parole des Faucheurs volontaires ont discuté de la façon dont celui-ci pourrait accomplir la peine que lui a infligée la cour d’appel de Toulouse le 15 novembre 2005 : quatre mois de prison ferme, en tant que récidiviste, pour avoir participé au fauchage d’un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne).

En droit, la juge pouvait placer M. Bové sous bracelet électronique, mesure que le leader paysan avait par avance rejetée. Ce refus aurait pu justifier sa mise en détention immédiate. Selon son avocat, Me François Roux, José Bové a indiqué qu’il acceptait un aménagement de sa peine, qui pourrait prendre la forme de "jours amendes". La juge l’a convoqué le 10 décembre, pour un débat contradictoire avec le procureur.

cactus pubis

samedi 24 novembre 2007

Au poil !

Un cactus sur lequel poussent des poils pubiens ?

Voilà qui ne manque pas de piquant. Cette œuvre conçue par Laura Cinti est l’une des pièces phares du Festival international des sciences d’Edimbourg, en Ecosse. Pour réaliser The Cactus Project, l’artiste “transgénique” dit avoir introduit du matériel génétique humain dans le génome d’une cactée.

En 2000, l’artiste brésilien Eduardo Kac avait déjà exposé un lapin transgénique vert fluorescent, doté d’un gène de méduse. Si le directeur du Scottish Arts Council – l’ancien évêque d’Edimbourg – a quelques réserves en ce qui concerne la manipulation d’animaux, l’œuvre de Laura Cinti ne lui pose pas de problème éthique. “Faire pousser des poils pubiens sur un cactus ne fait de mal à personne”, estime-t-il.

courrierinternational