Des nanoparticules empêcheraient les plantes de pousser

lundi 8 octobre 2012
popularité : 1%

Par Agnès Rousseaux


Une étude menée aux États-Unis révèle le fort impact des nanoparticules sur les rendements des terres et le développement des plantes. Cette recherche, publiée dans la revue Proceedings of the National ­Academy of Sciences (PNAS), a été menée sur des graines de soja, pendant 48 jours dans une serre. L’impact de deux oxydes métalliques ont été étudié : le dioxyde de cérium, utilisé dans les pots catalytiques ou comme additif au diesel, et l’oxyde de zinc, composant de cosmétiques et lotions. Ces deux nanoparticules se retrouvent dans la nature du fait de leur usage dispersif (par combustion et dépôt via la fumée pour le dioxyde de cérium).

Résultats ? L’oxyde de zinc affecte la qualité des aliments. La particule s’accumule dans la plante, notamment dans les feuilles et les tiges. Et serait donc ingérée par les consommateurs – humains ou animaux – avec des conséquences sanitaires pour le moment non évaluées [1]. Quant au dioxyde de cérium, il compromet la fertilité des terres : son absorption par la plante inhibe une bactérie située dans ses racines, qui est responsable de la fixation du di­azote, un des principaux éléments utilisé comme engrais. La nanoparticule limite donc la croissance de la plante, et entraine une surconsommation d’engrais. Et ces deux nanoparticules diminuent la biomasse du végétal, c’est-à-dire l’énergie emmagasinée. Problématique pour une plante qui sert aussi à produire des agrocarburants.

« Ces résultats montrent des risques accrus pour l’approvisionnement alimentaire, mais aussi pour l’environnement », conclut l’étude. Cette vulnérabilité du soja, cinquième culture mondiale, aux nanoparticules, relancera-t-elle le débat sur la prolifération non contrôlée des nanotechnologies, dont les effets néfastes – sanitaires et environnementaux – ont été démontrés ?

bastamag.net


[1Les recommandations de l’Agence sanitaire française sur l’utilisation des nanoparticules d’oxyde de zinc dans les produits cosmétiques concluent que « les données de toxicité chronique et de cancérogenèse restent à ce jour limitées. Néanmoins, des études réalisées par voie respiratoire montrent une toxicité pulmonaire chez le rat ». Mais « les résultats de ces dernières ne peuvent pas être extrapolables à l’homme dans les conditions d’exposition aux produits cosmétiques », estime l’Agence... Source : AFSSAPS, 2011


Commentaires

Agenda

<<

2017

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
27282930123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

Nouvelle convocation José Bové au tribunal d’instance

samedi 8 décembre 2007

Reçu du "Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire"

José se retrouve à nouveau devant la JAP lundi 10 décembre au matin, il faut à nouveau tous être présents pour soutenir la fin de toutes les condamnations contre les militants anti-OGM.

RAPPEL :

Lundi 12 novembre, José Bové est ressorti libre du bureau de la juge d’application des peines du tribunal de Millau. La magistrate et le porte-parole des Faucheurs volontaires ont discuté de la façon dont celui-ci pourrait accomplir la peine que lui a infligée la cour d’appel de Toulouse le 15 novembre 2005 : quatre mois de prison ferme, en tant que récidiviste, pour avoir participé au fauchage d’un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne).

En droit, la juge pouvait placer M. Bové sous bracelet électronique, mesure que le leader paysan avait par avance rejetée. Ce refus aurait pu justifier sa mise en détention immédiate. Selon son avocat, Me François Roux, José Bové a indiqué qu’il acceptait un aménagement de sa peine, qui pourrait prendre la forme de "jours amendes". La juge l’a convoqué le 10 décembre, pour un débat contradictoire avec le procureur.

cactus pubis

samedi 24 novembre 2007

Au poil !

Un cactus sur lequel poussent des poils pubiens ?

Voilà qui ne manque pas de piquant. Cette œuvre conçue par Laura Cinti est l’une des pièces phares du Festival international des sciences d’Edimbourg, en Ecosse. Pour réaliser The Cactus Project, l’artiste “transgénique” dit avoir introduit du matériel génétique humain dans le génome d’une cactée.

En 2000, l’artiste brésilien Eduardo Kac avait déjà exposé un lapin transgénique vert fluorescent, doté d’un gène de méduse. Si le directeur du Scottish Arts Council – l’ancien évêque d’Edimbourg – a quelques réserves en ce qui concerne la manipulation d’animaux, l’œuvre de Laura Cinti ne lui pose pas de problème éthique. “Faire pousser des poils pubiens sur un cactus ne fait de mal à personne”, estime-t-il.

courrierinternational