Bouffe et tais-toi !

mardi 12 février 2013
par  Patrick Mignard
popularité : 1%

Par Patrick Mignard


L’affaire des « lasagnes » à la « viande de bœuf pur cheval » montre une chose que nous savons depuis longtemps : on nous fait bouffer n’importe quoi. Même si, dans ce cas, il n’y aurait aucun risque sanitaire – encore que ! - la preuve est, une fois encore, faite que tout est possible… En matière de rentabilité et de spéculation sur l’alimentaire, le pire n’est jamais loin. Des exemples ?

Il est vrai que nous sommes, en partie, conditionnés et soumis à une alimentation industrialisée, ne serait-ce que par notre manière de vivre, de travailler. Notre mode de consommation n’est pas « autonome », nous sommes piégés par nos conditions de vie. Cependant, une marge de liberté nous reste, que nous ne saisissons pas, par commodité, paresse, laisser-faire… Changer nos habitudes exige quelques petits efforts et de l’imagination… Qui peut faire confiance aujourd’hui à cette Europe libérale, où règne une déréglementation initiée par les eurocrates, exclusivement propice aux affaires et où les politiciens (les élus) ne découvrent les catastrophes qu’une fois qu’elles se sont produites ? Nous n’avons aujourd’hui aucune garantie sur la qualité de notre alimentation. Les chaînes de production sont en fait incontrôlables et celles de distribution soumises à la spéculation et aux lois du marché (voir le rôle des traders et de la spéculation sur les marchés de l’alimentation !)

Y a-t-il une/des/solution/s ? Oui ! Pas globale/s bien sûr… Mais nous avons des marges d’action. Sous quelles formes ? La production, les marchés de proximité, les circuits courts. Il nous faut impérativement nous obliger à avoir, au maximum, recours à ces circuits… Ça demande de l’initiative, de l’organisation avec les voisins, de l’attention sur ce qui se passe autour de nous. Les producteurs locaux, mis en grande difficulté par la production industrielle, résistent… Si nous ne les soutenons pas, ils vont disparaître et après eux ce sera le champ libre pour les empoisonneurs industriels. Il n’y a aucun snobisme à avoir recours à la production locale, contrairement à ce que clament les empoisonneurs. Y avoir recours va les aider à se développer, à prospérer, à faire baisser les prix… Les circuits vont se perfectionner, se stabiliser et finalement correspondre à nos besoins et à ceux des générations qui nous suivront.

La vie moderne nous a isolés, individualisés, atomisés ? Nous sommes pieds et poings liés par la publicité et les circuits de la grande distribution. Notre libération ne se fera pas en un seul coup, mais nous pouvons dès à présent nous donner les moyens de fonctionner autrement sur des produits essentiels et de première nécessité. Des Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne et des Coopératives d’Utilisation du Matériel Agricole existent partout et sont prêtes à la vente directe. Il y va à terme de notre santé, de celles de nos enfants et de nos petits enfants !...

Patrick Mignard
11 février 2013

Association pour la Défense de l’Activité Paysanne adap31@orange.fr


Commentaires

Agenda

<<

2015

 

<<

Janvier

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930311
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois