Obama, marionnette des banksters

samedi 11 mai 2013
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Par SuperNo

Obama vient de nommer madame Penny Pritzker comme secrétaire (ministre) au commerce. En France, indifférence générale. Un petit entrefilet dans Libé. Un article dans “Elle” sur le mode Ouais, super, une femme ! Et rien d’autre. Aujourd’hui, l’actu américaine occupe une partie des antennes françaises, mais c’est pour narrer un fait divers crapoteux sur lequel le niveau des commentaires est forcément assez limité. Pendant ce temps-là, il y avait 100 « journalistes » à se presser devant le siège de la Ligue de Football Professionnel pour l’audition du directeur sportif du QSG qui aurait bousculé l’arbitre au cours d’un match. L’actu a ses priorités.


99 % des gens ne sont donc même pas au courant de la nomination de madame Pritzker. Et sur les 1 % qui restent, combien connaissent son véritable pedigree ? Encore une illustration concrète de ce système médiatique de merde, qui par le mensonge, la désinformation, et l’information orientée, arrive à canaliser la révolte populaire (en l’envoyant davantage sur le mariage homosexuel que sur le traité Merkozy ou l’ANI, par exemple) et à truquer les élections en choisissant les candidats. Mince consolation, en France nous avons banksters.fr. Et figurez-vous que suite à l’appel publié ici, nous avons renforcé l’équipe de nouveaux traducteurs, dont Pogo (que je salutopassage), qui a la particularité d’avoir vécu 35 ans aux États-Unis. Il n’a pas seulement été le traducteur principal de cet article, mais c’est aussi lui qui l’a déniché, sur un site satirique : truth out.

Texte court en effet, site satirique, mais après l’avoir lu on comprend pourquoi Obama, même s’il est forcément « moins pire » que Bush (de la même manière que Hollandréou est, contrairement à ce que prétendent certains qui ont la mémoire courte, forcément « moins pire » que Sarkozy), n’a rien fait contre la finance et les banksters : il est leur créature et leur marionnette. En France, on glose sur Cahuzac ou Fabius. Mais nous sommes vraiment de petits joueurs. En lisant l’article, on découvre que cette Pritzker est en fait une saloperie de bankster au féminin, héritière milliardaire des hôtels Hyatt. Comme héritière milliardaire d’une chaîne d’hôtels, on connaissait déjà Paris Hilton, personnification de la bêtise et du consumérisme débridé d’une Amérique décérébrée. Mais qui a au moins fait preuve de bon goût une fois dans sa vie en s’abstenant de faire de la politique. Ce n’est pas le cas de Penny Pritzker, qui fut la directrice de la première banque à faire faillite (en ruinant ses clients) à cause de produits financiers merdiques adossés à des crédits immobiliers subprimes. À ce titre, elle devrait croupir dans un cachot humide. Mais aux États-Unis, si on excepte Madoff, les banksters ne vont jamais en prison. Même sous Obama.

Et pour cause : on apprend que c’est à cette dame Pritzker qu’Obama doit sa carrière, que sans elle il n’aurait jamais été président des États-Unis, mais serait sans doute toujours un petit élu local des beaux quartiers de Chicago. C’est toujours cette Penny Pritzker qui l’a mis en relation avec l’un des plus beaux salopards de la finance américaine, à savoir Robert Rubin, le ministre des Finances de Clinton, le père de la dérégulation bancaire, celui qui a abrogé le « Glass-Steagall-Act » qui séparait de manière étanche les banques de dépôt pour pères de famille des banques d’affaires spéculatrices. Une fois cette loi abrogée, une fois Clinton remplacé par Bush, Rubin a tranquillement profité de sa loi sur-mesure pour prendre la tête du monstre Citigroup (qui a parfaitement illustré les méfaits de cette dérégulation : les pères de famille qui y avaient imprudemment placé leur pognon l’ont perdu, volatilisé par les spéculateurs de Citigroup, qui devra par ailleurs être sauvée du naufrage par les contribuables. Rubin, lui, a touché plus de 100 millions de dollars.)

Résultat de cette dérégulation, tout Wall Street s’est écroulé en 2008, coûtant plus de 10 000 milliards de dollars à l’État Américain, et précipitant le monde entier dans la mouise. Et pourtant, ce sont ceux que l’auteur appelle les « caniches » de Rubin, Larry Summers et Tim Geithner, qui tiennent les finances américaines. Et qui vont donc être rejoints par Penny Pritzker, la « bonne fée » d’Obama. Au moment où des procédures sont toujours en cours pour indemniser les propriétaires qui ont perdu leurs maisons, victimes des agissements des Rubin, Summers, Geithner, Paulson & Co, la nomination de Penny Pritzker est un signal fort, un doigt d’honneur qu’Obama leur envoie.

On célèbre Obama, premier président noir, un si bon orateur, avec de si belles idées, une femme si charmante et si aimante… Alors qu’il n’est que la marionnette d’une bande de malfrats de la finance qui sont les vrais donneurs d’ordre du gouvernement américain, et qui tiennent leur marionnette Obama par les roubignolles. C’est beau, la politique.

Vous lirez donc cet article sur banksters.fr

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Création d’un site d’intérêt général...

mardi 11 mars 2008

combat-monsanto.org

Pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre !

Ce site a pour vocation de relayer et de diffuser les informations
révélées par l’enquête de Marie-Monique Robin. Il comporte trois
entrées principales.
- "les résistances" : un ensemble d’actions passées, présentes ou à
venir, pour éviter que le monde de Monsanto ne devienne le notre.
Cette rubrique vous permettra de connaitre les actions auxquelles vous
pouvez vous joindre.
- "le système Monsanto" : les méthodes utilisées par Monsanto pour
imposer ses produits.
- "les produits" : Chaque fiche résume l’histoire d’un produit phare de
Monsanto.

Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire

Dépêche Agence Romaine de Presse...

mercredi 31 octobre 2007

URGENT

Selon une dépêche de l’ARP (*), un bébé, prénommé Jésus, qui tentait d’entrer en Egypte en compagnie d’une femme et d’un homme, Marie et Joseph, qui disaient être ses parents, a été refoulé par les services d’immigration, un test ADN ayant révélé que Joseph, l’homme qui prétendait être le père du petit Jésus, n’était pas son père biologique.

(*) Agence Romaine de Presse, an 753 A.U.C.