Nostalgies macabres

vendredi 13 septembre 2013
par  El Houssine
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Il sentit le gaz et s’enflamma
Il cibla la Syrie qu’il blâma
Il ordonna au pote François
De faire partie de son convoi

Le caniche se mit à murmurer
Des mots face aux siens atterrés
Il jura de faire de ces ravages
Pour le gaz, le ciment, les fromages


Son maitre l’intima à un voyage
Pour voir les sites de ses carnages
Commencés au dix huitième siècle
Et qui finiraient au nième siècle

C’est dans l’immédiat voisinage
Que les boucheries débutèrent
Pour ôter aux indiens leurs terres
Le Canada en a vu des saccages

Sa marine dans les eaux de mer
Attaqua la France révolutionnaire
Et causa cette guerre barbaresque
Pour les impôts de sa soldatesque

Les marines contre les pirates d’Alger,
En Côte d’Ivoire pour les esclaves,
Contre le Mexique pour ces paysages,
Colonisèrent Buenos Aires par intérêt

Ils envahirent le Nicaragua en pleurs
Le Japon, obligé de céder ses mines
Par la faute d’un sale commodore,
Ouvrit ses portes à ces vermines

Le Nicaragua, comme d’habitude,
Fut bombardé en signe de punition
Pour ses bien mauvaises attitudes
De toujours se mettre en rébellion

Ils gagnèrent la mer de Chine en hâte
Pour ceinturer cette ville de Shangai
Une révolte en Angola qu’ils mâtent
Et se déplacèrent vers les îles Hawaii

Le Nicaragua encore en révolution
Ils intervinrent pour sa dissolution
Ils déclarèrent la guerre à l’Espagne
Pour Cuba, ses biens et son bagne

Porto Rico, Hawai, Guam, Wake
Furent les proies de leur traque
Les Philippines à leurs tours
Méritèrent bien de faire le détour

La révolte des Boxers en action
Les vit se retourner vers la Chine
La Colombie, cette nation en ruine
Accoucha du Panama en gestation

Leurs troupes d’occupation prêtes
Colonisèrent ces pays en partie
Le Nicaragua, Veracruz, Haïti,
La République dominicaine en tête

La première guerre mondiale finie,
Le Nicaragua vite ils l’occupèrent
Pour saper ses révoltes régulières
Et mettre un terme à cette manie

Il ne faut surtout pas oublier
Les villes Nagazaki, Hiroshima
Dont la population a été grillée
Et la vie en bonne santé s’abima

Après la seconde guerre mondiale,
Ils envoyèrent ces troupes impériales
En Chine, aux Philippines, en Grèce
Ces armées qui bougèrent sans cesse

Ils déclenchèrent la guerre de Corée
En Iran, Mossadegh ils le renversèrent
Au Guatemala, le gouvernement est viré
Par les soins de leurs vils mercenaires

Ils bombardèrent l’Indonésie asiatique
Et le Guatemala, ce pays d’Amérique
Le Cuba, du côté de la baie des Cochons,
Mit en échec l’intrusion des ces pions

Ils napalmèrent le Vietnam, son peuple
Ils élargirent leurs aires d’intervention
Au Laos et au Cambodge en relation
Avec ces braves résistants si simples

Ils entreprirent des coups d’état
Au Panama, au Congo, au Brésil,
Au Chili d’Allende ce noble civil,
Ce martyr dont à sa vie on attenta

Les contras, les arabes afghans,
Les combattants de la liberté
Et les moujahidines en kaftans
Sont créés en grande quantité

Ils combattirent les sandinistes,
Les soviétiques, les angolais,
Et tous les démocrates pacifistes
En protégeant les rois des palais

Ils n’ont épargné ni le Liban,
Ni le Panama, ni le Soudan,
Ni Tripoli, ni Grenade,
Ni l’heureux Yemen, ni Bagdad

Ils lancèrent la tempête du désert
Et s’en servirent comme dessert
Pour voir ces armes intelligentes
Entrer tôt en action sans attente

Les opérations vinrent en vrac
En Somalie, au Soudan, en Irak
Puis en Bosnie – Herzégovine,
Au Kosovo, à Haïti en terre latine

La guerre globale anti-terroriste
Eut lieu d’abord en Afghanistan
Elle s’introduisit au Pakistan
Son bilan n’en fut que très triste

L’invasion de l’Irak a constitué
Une claque à l’ONU, ses habitués
Bush et ses sbires l’ont oubliée
Leur front a suffi avec leurs alliés

Ils détruisirent tout sur leur passage
Et à force de tueries et de dommages
Ils s’en prirent à leurs bataillons
Assassinés, malades et en haillons

Cette machine à remonter le temps
Montre que le maitre en a tué tant
Qu’il est devenu friand des guerres
Sans qu’on le juge, qu’on l’incarcère

Le maitre et son caniche se scrutent
Chacun se rappelle ses aventures
Leurs regards se croisent et butent
Aux mêmes idées, ces pourritures

Fidèles à leurs folies meurtrières,
Ils comptent à nouveau guerroyer
En frappant via leurs destroyers
Et envoyer la mort et des prières

Ils allongent la liste de leurs guerres
Contre tous les peuples de la terre
Ces marchands de la mort, des armes
Ont vendu au diable leurs âmes

Traki El Houssine

(Illustration : La révolte des Boxers en Chine - 1900)


Commentaires

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Nostalgies macabres
lundi 16 septembre 2013 à 11h42 - par  Pandore

dommage à mettre sur facebook le monde ne se souvient pas de tout cela

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