Massacre au Guatemala

10 morts et 17 blessés
dimanche 15 septembre 2013
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Nous informons la communauté nationale et internationale du massacre qui a été perpetré le samedi 7 septembre à 23h, au Guatemala, contre le village Kaqchikel de San José Nacahuil, dans la commune de San Pedro Ayampuc. San Jose Nacahuil est une communauté indigène du peuple Kaqchikel, elle possède ses propres autorités communautraires, et la présence de la police n’y a jamais été nécessaire. C’est le plus grand village et l’unique population maya de la commune de San Pedro Ayampuc.


Nacahuil s’est illustrée par la défense de son territoire face à des menaces : un exemple, la communauté a empêché le passage de l’entreprise de transport d’électricité Treccsa. Actuellement la communauté fait partie de la résistance pacifique de La Puya, contre l’entreprise minière de la région. Le 7 septembre à 22h45 une patrouille de police est arrivée dans le village, fouillant les épiceries et ventes d’alcool, demandant le nom des propriétaires et exigeant de parler avec eux. Tous ceux qui se trouvaient dans les commerces ont été mis contre le mur et contrôlé. Cette attitude n’est pas commune à Nacahuil.

10 minutes après, des hommes armés sont arrivés à bord d’une voiture non indentifiée, provoquant une fusillade dans les rues principales, visant particulièrement les magasins ouverts. Ils ont laissé un total de 10 morts et 17 blessés, dont 2 petites filles de 11 ans, qui sont maintenant sauves, alors que d’autres sont décédés dans les hôpitaux de la capitale. Curieusement, le chemin parcouru par les assassins est le même que celui emprunté par la police quelques minutes avant, d’où les questions que se pose la communauté : Où était la police quand les faits ont eu lieu ? S’est-elle est contentée d’en créer les conditions, et de vérifier que personne n’était armé ?

Nous exigeons du gouvernement une enquête, et l’élucidation des faits, alors que des personnes travailleuses et honorables de la communauté ont perdu la vie. Et que ces faits ne servent pas de pretexte pour militariser le village : la présence permanente de la police n’est plus souhaité, car elle a dans le passé provoqué une augmentation du taux de criminalité. Nous rejetons catégoriquement la déclaration du Ministère de l’intérieur, qui a affirmé prématurément, et sans avoir d’éléments d’enquête, que le mobile l’oriente vers les gangs, ce qui est complètement faux.

Nous demandons aux communautés et organisations nationales et internationales leur solidarité envers le peuple kaqchikel de San José Nacahuil pour ces faits sanguinaires qui endeuillent la communauté.

Communauté Kaqchikel de San José Nacahuil
Réseau de la non-violence contre les femmes indigènes
Mouvement des femmes indigènes Tz’Ununija
Coordinatrice 25 novembre
Alliance politique secteur des femmes mésoaméricaines en résistance pour une vie digne

Traduit de : noticiacommunicarte.blogspot.com.es


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