En défense de Jérôme Kerviel

dimanche 18 mai 2014
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Par Martine Orange

Tout homme a le droit à un procès juste et équitable. Jérôme Kerviel n’a pas eu ce droit. Pendant six ans, il s’est heurté à une justice aveugle et sourde, qui ne voulait surtout rien voir, surtout rien entendre, surtout ne pas constater ses propres manquements et faiblesses. Une justice injuste s’apprête à l’emprisonner.


Alors que la Cour de cassation vient de casser le volet civil du procès, indiquant que les responsabilités de la banque n’avaient pas été prises en compte, qu’un homme seul ne pouvait devoir 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts, soulignant en creux tous les vices du dossier, le parquet s’apprête, sans attendre les conclusions d’un autre procès qui pourrait peut-être bousculer des certitudes, à l’incarcérer afin qu’il purge trois ans de prison. Comme s’il fallait le faire taire en urgence, cacher derrière les murs épais d’une prison ce scandale démocratique d’une justice qui a failli. De toutes les années de tumulte financier que nous venons de connaître, la finance ennemie n’a qu’un nom, qu’un seul visage en France : celui de Jérôme Kerviel. Les banquiers qui ont ruiné leur établissement, coûté des milliards à la collectivité ne manquent pourtant pas. Un des plus emblématiques : Pierre Richard. L’ancien président de Dexia (6,6 milliards d’euros à ce stade pour la collectivité) continue de couler des jours tranquilles, avec une retraite chapeau à la clé, sans avoir eu à répondre une seule seconde de ses actions devant la justice. Mais Jérôme Kerviel, lui, doit payer tout suite et cash. Il est le trader fou et fraudeur, celui qui a manqué de précipiter la Société Générale dans l’abîme, coûter des milliers d’emplois. Le costume lui a été taillé dès les premières heures de l’affaire par son employeur. La justice n’a jamais cherché à aller au-delà de cette image bâtie à coups de millions par des experts de la communication.

Car tout dans ce dossier a été mené sous l’emprise de la Société Générale, dès le début de l’enquête. Lorsque dans la folie médiatique du moment, organisée par la banque elle-même, les premiers enquêteurs judiciaires prennent le dossier, ils débarquent sur Mars. Ils ne comprennent rien à ce monde de folie, où l’on parle warrants, valo, click options, système Elliot, broker, chambre de compensation. Mais la justice n’aime pas reconnaître son ignorance. Il ne sera pas fait appel à des experts extérieurs. La parole de la Société Générale leur suffit. La banque d’ailleurs pourvoit à tout. Elle prend l’enquête en main, la cadre. Elle indique aux enquêteurs où il faut chercher, ceux qu’il faut interroger. Elle désigne les ordinateurs qui peuvent être saisis, leur sélectionne les mails qui peuvent être pris, leur prépare les documents qu’ils peuvent emporter. Ce que les enquêteurs ignorent, c’est que dans le même temps, la Société Générale met en place une mécanique pour imposer le silence à tous les échelons. Jérôme Kerviel doit être le trader solitaire, montant ses opérations gigantesques seul, dans le secret, s’introduisant frauduleusement dans les systèmes, dans l’ignorance totale de sa hiérarchie. Des réponses toutes faites sont préparées pour répondre aux questions des enquêteurs. Dans le silence des bureaux de la banque, des cadres de tous les échelons sont enfermés pour signer des engagements de confidentialité. Ils s’engagent à ne rien dire sur ce qui s’est passé, y compris à leur famille, à ne divulguer aucun élément sur la banque à la justice.

Un cadre racontera à quelques témoins ces scènes de tension et de peur, en marge du procès en appel. Mais il n’osera jamais briser le mur du silence et témoigner à visage découvert. Ce sera un des nombreux témoins qui, tout au long de cette enquête, parlera en off, dans le secret d’un café ou d’un cabinet, et racontera la vie et les usages de la banque, une partie de l’histoire et des faits tels qu’ils les ont vécus, mais dont ils n’oseront jamais parler publiquement. La justice n’a pas vraiment cherché à briser ce mur du silence, organisé par l’institution bancaire. Car, contrairement à ce que la Société Générale a bien voulu lui dire, l’affaire Kerviel ne se joue pas en chambre. Il y a des contreparties extérieures, des témoins, des traces des mouvements de titres et d’argent. La chambre de compensation Eurex (Clearstream avant qu’elle ne soit rachetée par Deutsche Börse) tient la comptabilité de tout. Les positions délirantes de Jérôme Kerviel ont un coût : 25 milliards d’euros de trésorerie en appel de marge en 2007. La Société Générale est-elle donc si mal tenue qu’elle ne s’aperçoive de rien ? Eurex connaît précisément les positions prises par Jérôme Kerviel avant le 18 janvier 2007, les façons dont la Société Générale les a dénouées, ce qu’il en a coûté véritablement à la banque. Tout est tracé, écrit, répertorié.

La seule parole de la Société Générale

Quand on condamne une personne à payer 4,9 milliards d’euros de réparation, cela justifie au moins d’aller vérifier la réalité des faits et de ne pas s’en tenir à la seule parole de la victime supposée. Sept ans après, la justice est encore incapable de dire si les pertes annoncées par la banque sont réelles ou non. Aucune visite chez Eurex n’a été menée, aucune donnée n’a été demandée, aucune expertise n’a été réalisée. Si la justice se réveille et essaie de récupérer les données pour évaluer les pertes de la Société Générale et fixer vraiment les dommages et intérêts, comme le lui demande la Cour de cassation, elle risque de ne plus rien trouver. Fin décembre, toutes les archives d’Eurex sur cette période seront détruites. Mais n’est-ce pas ce que l’on veut ? Qu’il n’y ait plus de traces des mails internes, des positions de Jérôme Kerviel et de la Société Générale, pour continuer d’instruire un procès à l’aveugle. Un responsable d’Eurex, Michaël Zollweg, a bien été entendu en 2012 par la brigade financière dans le cadre d’une autre enquête préliminaire, à la suite d’une plainte déposée par Jérôme Kerviel pour faux et usages de faux. Que disait-il ? Que la position de Jérôme Kerviel représentait 90 % de l’activité de la banque sur l’indice Dax. Que le 18 janvier 2007, Eurex s’apprêtait à relancer une nouvelle enquête sur les positions de la Société Générale, compte tenu de leur ampleur « large short and large long ». En d’autres termes, la banque était vendeuse et acheteuse sur le Dax, ce qui laisserait entendre que les positions de Kerviel étaient couvertes ailleurs. Mais ce témoignage ne sera jamais pris en compte. Le parquet a classé la plainte sans suite.

Faut-il s’étonner de l’absence de curiosité du juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke sur ce volet de cette affaire ? À l’époque, il est menacé par le Conseil Supérieur de la Magistrature de graves poursuites disciplinaires, justement dans le cadre de l’affaire Clearstream. En le désignant comme seul juge d’instruction dans l’affaire Kerviel, n’était-ce pas une façon de s’assurer que la justice n’irait jamais voir de ce côté là ? Renaud Van Ruymbeke pouvait-il avoir le cran de retourner sur un lieu où il s’était hautement brûlé ? Dans cette affaire, il n’a pas vraiment cherché non plus à mettre tout en œuvre pour la manifestation de la vérité. Le juge avait les aveux de Jérôme Kerviel. Cela suffisait. Quoi qu’en dise la justice, elle porte toujours la marque de cette justice inquisitoriale, reposant sur la géhenne, la contrainte par corps et les aveux. Oui, Jérôme Kerviel avait avoué ses positions délirantes, ce milliard quatre de résultat réalisé fin 2007, qui lui brûlait les doigts et le rendait fou, cette hypnose du joueur installé dans un casino ouvert à toute heure, ses manœuvres courantes pour masquer dans le système qu’il n’avait aucune contrepartie. Mais il avait aussi expliqué à ses supérieurs, dès le week-end du 19 janvier 2007, dans des conversations enregistrées, que tout cela ne pouvait être ignoré. Dans les salles de marché, où les traders travaillent à moins de cinquante centimètres les uns des autres, où toutes les conversations sont enregistrées, tous les mails conservés, rien ne peut rester longtemps caché. Les nombreuses alertes envoyées de tous les autres postes de la banque – trésorerie, comptabilité, compliance – à ses supérieurs prouvent que toute sa hiérarchie savait, couvrait, l’encourageait. Les objectifs fixés à Jérôme Kerviel par ses supérieurs le prouvent : 55 millions de résultat à réaliser pour l’année 2007 dans une activité d’arbitrage qui au mieux en réalise 10 millions par équipe, c’est la reconnaissance de la triche. C’est un pousse-au-crime.

Cette partie des “aveux” de Jérôme Kerviel ne ressortira jamais. La justice s’est contentée de prendre la version papier des aveux, ceux retranscrits par la Société Générale et qu’elle fournit obligeamment au juge. Il y avait bien dans les scellés les bandes enregistrées. Mais les scellés ne furent jamais ouverts et examinés pendant l’instruction. Pis, à plusieurs reprises, le juge Renaud Van Ruymbeke a refusé leur accès à la défense. Ce n’est qu’au milieu 2012 que finalement, la présidente de la Cour d’appel permettra à l’avocat de Jérôme Kerviel, David Koubbi, d’avoir accès à ces bandes, un mois à peine avant le procès. Après moults péripéties, que découvrit-il ? Des bandes tronquées, caviardées, des phrases coupées en plein milieu. Une expertise confirma la censure et les coupes. Une contre-expertise faite par la Société Générale affirma au contraire que les enregistrements étaient tout à fait normaux, qu’il n’y avait eu aucune manipulation, aucune dégradation.

Partie contre partie, c’est le quotidien de la justice. Que fit-elle dans cette affaire ? Elle ne prit même pas la peine de demander une expertise indépendante, et classa sans suite le dossier, la veille de la condamnation en appel de Jérôme Kerviel. Cet épisode comme d’autres a été raconté ici, ici ou là encore.

(cliché : ©Reuters)

mediapart.fr


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samedi 11 août 2012

Accueilli à coups de godasses à Amsterdam

vendredi 27 février 2009

Ron Edelheit, porte-parole de l’armée israélienne, a été "bombardé de chaussures" à l’Hotel Apollo où il venait faire une conférence.

Après avoir essuyé l’annulation de sa conférence par l’Hotel College d’Amsterdam, qui avait reçu de nombreux courriers indignés, le criminel de guerre israélien a été accueilli par un rassemblement de protestation devant l’Hôtel Appollo, et par un lancer de chaussures, initié par plusieurs manifestants, rapporte l’agence de presse néerlandaise ANP.

Sa conférence à Amsterdam avait comme intitulé « Après la guerre de Gaza, quoi maintenant ? ».

Le Comité Palestine néerlandais, a souligné que ce monsieur était porte-parole de l’armée israélienne pendant les massacres à Gaza et qu’il avait estimé "justifiées la destruction, les morts et les ruines causées par Israël".

ANP : Algemeen Nederlands Persbureau, agence de Presse Générale Néerlandaise

Por favor, pas de témoins étrangers !

vendredi 21 novembre 2008

Début octobre, en compagnie de deux français et guidé par des syndicalistes colombiens, le photo-journaliste Damien Fellous couvrait la grève des coupeurs de canne, visitant plusieurs piquets de grève.

Le mardi 14, sur la route entre deux raffineries, la police les a arrêtés et transférés à Bogota. « Aux alentours de midi, on me signifie que mes papiers sont en règle (j’ai un visa de coopérant) et que je suis libre de repartir. On se demande quel besoin il y avait de me garder 24 heures et de me transporter depuis Cali pour m’annoncer cela à Bogota. »

Ses amis expulsés, ont écopé de cinq ans d’interdiction de territoire. Le samedi 17, le président Alvaro Uribe a déclaré que les étrangers expulsés étaient des criminels qui auraient dû être jetés en prison pour avoir provoqué des actes violents. Il a dénoncé « la main de l’étranger ». Malgré leur caractère fantaisiste, ces accusations ne sont néanmoins pas à prendre à la légère. Les Aguilas Negras, groupe paramilitaire qui a assassiné plusieurs dizaines de syndicalistes depuis le début de l’année, ont désigné plusieurs ONG colombiennes et internationales comme objectif militaire.

in CQFD N° 61

Nouvelle traversée de "Free Gaza"

vendredi 7 novembre 2008

Nouvelle traversée de Larnaca jusqu’au port de Gaza ce vendredi 7 novembre. Après un premier voyage réussi le 23 août dernier, et un autre la semaine dernière, le "Dignity" reprend la mer et amènera cette fois-ci une délégation de 13 parlementaires européens auquels l’Égypte a refusé l’entrée, à l’occasion d’une conférence programmée dans la bande de Gaza du 8 au 11 Novembre.

"Les parlementaires visiteront les hôpitaux et apporteront une tonne de médicaments. Nous espérons qu’ils pourront rencontrer un bon nombre des 700 étudiants qui se sont vu refuser le droit de quitter la bande de Gaza pour aller étudier dans les universités où ils étaient déjà admis", a précisé Mary Hughes Thompson, l’une des organisatrices du Free Gaza Movement.

Source : freegaza.org
CAPJPO.com

Un nouveau blog : Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

lundi 20 octobre 2008

Ce blog a vocation à faire connaître des réflexions et des initiatives qui favorisent une résistance citoyenne du monde enseignant afin de faire échec aux lois qui dé-construisent l’Éducation Nationale.

Penser pour résister telle est la philosophie de cette démarche, mais aussi penser pour construire une école démocratique de la solidarité et de la réussite pour tous.

hendatho

resistancepedagogique.blog4ever.com

Acharnement judiciaire

dimanche 19 octobre 2008

Communiqué LCR

La LCR proteste contre la décision de maintenir en prison Jean-Marc Rouillan qui avait pourtant bénéficié d’un régime de semi-liberté. Ayant accompli sa peine, Rouillan a utilisé son droit de citoyen pour s’exprimer dans l’Express. Pour pouvoir le réincarcérer le juge a dû se livrer à un exercice d’interprétation.

La LCR, qui a toujours condamné sans hésitation les méthodes et la politique du groupe Action Directe, exige que Rouillan puisse retrouver la liberté et puisse bénéficier des droits de tout prisonnier bénéficiant d’un régime de semi-liberté.

Montreuil
le 16 Octobre 2008

Cambriolage à Siné Hebdo

jeudi 9 octobre 2008

La rédaction de Siné Hebdo victime d’un cambriolage dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 octobre

Les cambrioleurs se sont introduits alors même que Siné et son épouse dormaient à l’étage (rappelons que le journal se fabrique dans la maison même des Sinet, en attendant de trouver des locaux) et ont emporté comme seul et unique butin les ordinateurs de la rédaction. La salle de la maquette n’a pas été touchée. Les dégâts ont été constatés le dimanche matin. Une plainte contre X sera déposée.

Délinquance ou acte malveillant ? Il est à préciser que des menaces à l’encontre de Siné avaient été réitérées ces derniers jours.
Il y a quand même une bonne nouvelle, malgré beaucoup de retard dans le bouclage, le numéro 5 a pu sortir dans les délais ce mercredi 8 octobre, tel que prévu.

République et Liberté d’Expression ?

dimanche 5 octobre 2008

Non, Monsieur Jean-Marc Rouillan, je ne partage pas votre geste d’avoir tué un homme en la personne de Georges Besse.
Mais pour cela, vous avez été condamné par la Justice et vous avez payé votre dette à la Société.
Sur ce sujet, je n’ai rien à ajouter et encore moins à commenter.

Oui, Monsieur Jean-Marc Rouillan, vous avez le droit de vous exprimer en homme libre même si vos propos sont dérangeants ou choquants pour certains.
Je ne comprends pas pourquoi vous devriez être à nouveau condamné au nom de la Liberté d’Expression… et pire, vous voilà, aujourd’hui victime !

Je ne reconnais plus le pays dans lequel je suis né et aujourd’hui j’en ai honte.
J’ai malheureusement bien peur qu’un jour nous ne puissions plus marcher sans avoir les mains attachées dans le dos et la bouche bâillonnée…

Plus que jamais, il est temps de nous lever et d’hurler notre Liberté.

Éric L.

OGM : 8 mois ferme requis contre José Bové à Bordeaux

mercredi 27 août 2008

BORDEAUX - Le procureur de la République de Bordeaux a requis ce mercredi
huit mois de prison ferme et quatre ans de privation des droits civiques à
l’encontre de José Bové
, poursuivi avec 11 autres militants devant le
tribunal correctionnel pour une action anti-OGM menée en 2006 en Gironde.

Le représentant du ministère public Jérôme Bourrier a aussi requis 10 mois
de prison avec sursis contre Marc Giblet
, l’exploitant agricole chez qui
avait été menée en novembre 2006 cette action, à Luganos (Gironde), et qui
avait tiré à cette occasion un coup de feu en présence des militants
écologistes.

Six mois avec sursis ont été requis contre deux militants anti-OGM et
quatre mois avec sursis pour les neuf autres opposants aux organismes
génétiquement modifiés
.

Les plaidoiries de la défense interviendront jeudi.

(©AFP / 27 août 2008 22h18)

L’ONU interdite d’entrer dans les territoires palestiniens occupés

jeudi 17 juillet 2008

La "plus grande démocratie du Moyen-0rient", vient d’interdire à une délégation de l’ONU de se rendre dans les territoires occupés pour y enquêter sur les droits de l’Homme. Ce n’est pas la presse française qui nous l’apprend. Il faut dire qu’elle a d’autres chats à fouetter, ne serait-ce que pour suivre Ingrid Betancourt dans toutes les églises où elle est allée prier. D’ailleurs, des membres de l’ONU virés comme des malpropres, quoi d’extraordinaire ?

« Les autorités israéliennes ne nous ont pas permis de visiter les territoires palestiniens et n’ont donné aucune raison pour expliquer leur refus », a déclaré mardi, lors d’une conférence de presse à Amman, Prasad Kariyawasam, responsable d’un comité spécial de l’ONU, chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme des Palestiniens et des autres Arabes des territoires occupés par Israël.

On ne sait pas ce qu’en pensent leurs chefs. Ils ne sont pas très susceptibles apparemment. A moins qu’ils aient peur de passer pour antisémites...

europalestine.com

Rétention de sûreté : une peine infinie

dimanche 13 juillet 2008

A l’initiative de l’association pour une information alternative populaire éducative et citoyenne : A.I.A.P.E.C, le film "rétention de sûreté : une peine infinie" de Thomas LACOSTE sera projeté mercredi 16 Juillet à 2O H 3O. Cette soirée se déroulera au 44, rue dufour, au centre ville de MACON.
La peine de rétention de sûreté qui permet de laisser en prison des personnes ayant fini de purger leur peine, expliquée par huit intervenants : juristes, psychiatres, militants.
Une soirée d’actualité donc... Une année après la suppression de la "grâce présidentielle" qui permettait "d’alléger le nombre des détenus en prison " !

Daniel DERIOT