33ème Foire éco-bio d’Alsace au Parc des Expositions de Colmar

du jeudi 29 mai au dimanche 1er juin 2014, sur le thème « Tricotons notre avenir ! »
jeudi 29 mai 2014
par  René HAMM
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La doyenne des manifestations dédiées en France aux produits écologiques et biologiques,
une des plus importantes, réunira quelque 500 exposant(-e)s.

Ce n’est que depuis 2007 qu’elle se déroule dans la cité natale du sculpteur Frédéric-Auguste Bartholdi, auteur notamment de la fameuse statue de la Liberté. Auparavant, la Foire se tenait dans un cadre un tantinet plus convivial à Rouffach (d’abord l’Allée des remparts, puis la Place de l’église), localité de 4 600 habitant(-e)s située à seize kilomètres au sud de Colmar.

L’idée avait germé dans l’esprit de Henri Bannwarth, un des premiers vignerons français à se lancer dans le bio. Les 2 et 3 septembre 1972, il organisa une présentation de l’agriculture et de l’alimentation naturelles. Mais il fallut attendre mai 1981 [1] pour que se tînt la 1ére Foire européenne du pain, du vin et du fromage éco-biologiques. Les autres co-fondateurs : Chantal et Jean-Pierre Frick, viticulteurs en biodynamie à Pfaffenheim, André Isner, agriculteur/éleveur à Rouffach et André Roesch de Mussig (près de Sélestat), qui a démarré, en juin 2003, l’AMAP [2] de Breitenheim. D’emblée, la lutte contre le nucléaire constitua une préoccupation majeure.

« Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale nous pensions être dans une dynamique qui nous conduisait progressivement vers le bien-être de tous. Or ces dernières décennies, la mondialisation néolibérale qui a colonisé nos esprits a engendré un véritable « détricotage » du bien-vivre ensemble avec notre planète… Comment est-il possible que de plus en plus de personnes ne mangent pas à leur faim, y compris en Europe, alors que plus de 40 % de la nourriture produite termine à la poubelle ? Pourquoi de plus en plus de personnes ont-elles du mal à trouver un toit dans nos pays ? Pourquoi des « paysans sans terre » attendent-ils en vain une redistribution des terres ? Pourquoi le modèle de l’agriculture industrielle mondiale continue-t-il à s’imposer partout, alors qu’on découvre chaque jour les catastrophes qu’il engendre ?

Que dire des multinationales « prédatrices » qui exploitent un pays sans reverser d’impôts, pour le quitter dès que de meilleures conditions apparaissent ailleurs ? Que penser du pouvoir de manipulation de la publicité qui nous vend des gadgets en réponse à notre besoin de lien et de sens ? Comment ne pas dénoncer la grande distribution qui coupe systématiquement tout lien entre producteur et consommateur pour ne plus vendre que des prix ?... » (extraits de la déclaration d’intention de Jean-François Pierdet, le président de la Foire).

Parmi les films, suivis d’un débat, je mentionnerais « Notre-Dame des Landes : au cœur de la lutte » de Christophe Kergosien et Pierrick Morin, « We feed the world » d’Erwin Wagenhofer (diffusé à plusieurs reprises sur Arte), « Bottled life – Nestlé ou la vérité sur le commerce de l’eau » de Res Gehriger et d’Urs Schnell (idem. Cf. ma chronique, en ligne sur ce portail, le 20 septembre 2012), « The Brussels business » de Matthieu Liétaert et Friedrich Moser quant à l’influence méphitique des lobbies sur le processus décisionnel au sein des institutions européennes (itou), « Les alimenteurs » de Brigitte Rossigneux et Stéphane Horel, « Bien manger, mais à quel prix ? » de Romy Strassenburg et Klaus Balzer, « La transition énergétique » de Michael Wech, « Into Eternity » de Michael Madsen sur le premier souterrain pour l’enfouissement des déchets radioactifs les plus toxiques sur le site d’Olkiluoto en Finlande (également déjà programmé par la chaîne franco-allemande), « Quand l’Europe sauve ses banques, qui paye ? » d’Arpad Bondy et Harald Schumann, « Centrales nucléaires : Démantèlement impossible ? » de Bernard Nicolas, « Évasion fiscale : le hold-up du siècle » de Xavier Harel, « Raising resistance (Les semences de la colère) » de Bettina Borgfeld et David Bernet sur la lutte de campesinos paraguayens contre des grandes firmes qui imposent la culture du soja transgénique.
Au programme, également de nombreuses conférences (par exemple « Notre-Dame des Landes, grand projet inutile » par Hervé Kempf, ex-journaliste du « Monde » et animateur du site Reporterre, « Sortir du supermarché » de Christian Jacquiau, « Quelles leçons tirer de la catastrophe de Fukushima pour le nucléaire français ? » par Roland Desbordes de la CRIIRAD, « Le don, le grand oublié de la pensée économique » par Philippe Lecomte) ainsi qu’une dégustation quotidienne de quelques vins commercialisés sur place (tarif : 5 euros).

Le descriptif détaillé des réjouissances est disponible ici

Prix d’entrée : 6 euros. Forfait sur cinq jours : 18 euros. Gratuité pour les moins de quatorze ans accompagnés. Pour éviter l’exclusion des personnes désargentées et leur permettre de profiter de cet événement, les organisateurs ont introduit la formule du « billet pour l’autre » : acheter un billet qui restera à l’entrée et sera offert à la personne qui en fera la demande.


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René HAMM
Bischoffsheim (Bas-Rhin)


[1Sans rapport avec un autre événement d’ampleur national...

[2Association pour le maintien de l’agriculture paysanne.


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