Le mythe de la "bonne" guerre

vendredi 25 mai 2007
par  sousmarinvert
popularité : 2%

A l’heure où le Président élu a fait campagne sur le refus de la repentance, où ses accointances avec le grand capital s’affichent sans complexe, ou le technofacisme avance à saut de puces et de fichage ADN, il est urgent de se replonger dans les rapports entre la maffia capitaliste et le fascisme....

Coincidence ? En écoutant l’émission de Daniel Mermet, rare espace libre sur Radio Paris (la radio de l’occupant libéral), il me revint en mémoire que je n’avais pas encore mis en ligne cet article. Mermet s’étonne du soutien de Ford à Hitler... dès les années 30... Et oui, il l’a financé dès le départ, édité aux Etats Unis le protocole des sages de Sion, puis, ses usines en Allemagne n’ont jamais arrêté de fabriquer camions et chars pour la Wehrmacht, jusqu’à la fin de la guerre. Celles-ci ne furent qu’à peine bombardées par les alliés... Je m’étonne plutôt de l’ignorance d’un journaliste comme Mermet, avec les moyens dont il dispose : un rapide coup d’oeil sur le ouèbe l’aurait vite renseigné...

sousmarinvert

Le Mythe de la bonne guerre : Les Etats-Unis et la deuxième guerre mondiale, un livre de Jacques R. Pauwels [1]

Ce livre est le résultat d’un immense travail de recherches et de documentations, une véritable contre-histoire de la deuxième Guerre Mondiale, stupéfiante pour les lecteurs non-avertis (mais, pour les lecteurs habituels de grainvert, cela n’est qu’une validation des thèses que nous défendons depuis le 11 septembre) [2].

J’ai assisté le 14 septembre 2006 à sa conférence à Albi, à l’invitation de l’association locale, AICP et ce fut un réel bonheur, parmi un public attentif, mais trop clairsemé, d’écouter Pauwels, puis de voir s’engager un dialogue passionnant. Le résumé du débat serait que peu furent surpris d’entendre ses propos et que le mot de la fin appartient encore et toujours à un pacifiste local et néanmoins célèbre, Jean Jaurès : « le capitalisme apporte la guerre comme la nuée amène l’orage »

J’en vois certains venir, avec leurs gros sabots néobiléraux à la sauce sarkozy : Vous êtes anti-américains primaires ! Tout d’abord, respectons le vocable « américain » un peu de respect, tout de même, pour nos amis sud-américains, qui n’ont rien à voir et se battent pied à pied contre l’empire étasunien. Je ne cesse d’écrire mon respect pour tous ces braves ricains qui sont tombés pour notre liberté, tout comme mon soutien et mon amitié au peuple étasunien, aux millions d’indiens décimés, à ces 40 millions de pauvres, aux noirs opprimés, à ce fabuleux mouvement anti-guerre et altermondialiste qui résiste, au coeur même de l’Empire...

Alors, justement, c’est parce que j’aime ce peuple que je le soutiens, en faisant connaître la vérité sur les agissements de sa caste dirigeante.

Alors, mieux comprendre l’époque actuelle. pour remettre en perspectives ce 11 septembre, ce coup d’état mondial et modifier radicalement notre vision du XXe siècle, lisons plutôt : Le Mythe de la bonne guerre

L’irruption des États-Unis dans la Deuxième Guerre mondiale doit-elle être considérée comme une croisade contre la barbarie nazie, la lutte du Bien contre le Mal ?

Jacques Pauwels, historien canadien, brise le mythe. Il explique comment certains grands financiers étasuniens financèrent le parti nazi, comment les filiales américaines en Allemagne contribuèrent à l’effort de guerre nazi, comment les multinationales firent du profit, avant et pendant la guerre, avec l’Allemagne, fournissant matériels, armes, pétrole et l’indispensable après-vente, le recyclage de ces milliards de dollards dans un certain pays neutre (qui ne vend pas d’armes, sauf si on paye content, disait « Coluche »)

Pour Pauwels, les Américains étaient, en effet, loin d’être inintéressés par les ressources économiques et la dimension géostratégique des régions qu’ils allaient libérer.
Ils débarquèrent donc avec une idéologie, des vues politiques, une conception des rapports sociaux à préserver et, bien entendu, avec l’idée qu’il fallait assurer les intérêts de leurs entreprises et du capitalisme américain. La crainte de l’expansion communiste et le désir d’en limiter les effets ne furent évidemment pas étrangers à cette philosophie interventionniste. Ce livre brise l’image d’Épinal du libérateur américain venant mourir sur les plages de Normandie dans un but uniquement philanthropique.


Table des matières

Préface : Objectifs et méthodologie
Chapitre 1 : Les Etats-Unis et le mythe de la "grande croisade"
Chapitre 2 : L’élite du pouvoir aux Etats-Unis et le fascisme
Chapitre 3 : Les Etats-Unis et le péril rouge
Chapitre 4 : La guerre en Europe et les intérêts économiques américains
Chapitre 5 : Les Etats-Unis en guerre contre le Japon et l’Allemagne
Chapitre 6 : Lutte de classes sur le front intérieur américain
Chapitre 7 : Un deuxième front pour Staline ou un troisième front dans les airs ?
Chapitre 8 : L’Union soviétique de Staline : un allié mal-aimé mais indispensable
Chapitre 9 : La libération de l’Italie, un précédent fatidique
Chapitre 10 : Le long été 1944
Chapitre 11 : Les succès de l’Armée Rouge et les accords de Yalta
Chapitre 12 : Dresde : un signal pour l’Oncle Joe
Chapitre 13 : Roosevelt et la ligne conciliante envers Staline
Chapitre 14 : Le rêve d’une croisade anti-soviétique avec les Allemands
Chapitre 15 : La route tortueuse vers la capitulation allemande
Chapitre 16 : Les Etats-Unis entre confiance et inquiétude
Chapitre 17 : La diplomatie de l’atome et le début de la Guerre Froide
Chapitre 18 : Un nouvel ennemi utile
Chapitre 19 : La collaboration industrielle et la prétendue "dénazification" de l’Allemagne (1)
Chapitre 20 : La collaboration industrielle et la prétendue "dénazification" de l’Allemagne (2)
Chapitre 21 : Les Etats-Unis, l’Union soviétique et le destin de l’Allemagne dans l’après-guerre
Chapitre 22 : Après 1945 : De la bonne guerre à la guerre permanente

Le Mythe de la bonne guerre ,

2005 - ISBN : 9782930402116 - pb (12,5 x 20 cm) - 336p.
Prix : 22.00 euros. Disponible dans toutes les bonnes libraires.
Commande en ligne, sur le site de nos amis des éditions EPO

[1] né à Gand, Belgique, en 1946) vit depuis 35 ans au Canada. Docteur en sciences politiques et en histoire, il enseigne ces matières à l’Université de Toronto (Canada)
Sur google vidéo, une conférence de Jacques Pauwels présentant son travail : L’accent est savoureux, un belge vivant au Canada... .

[2] Le 11 septembre : coup d’Etat mondial ?
A lire, toujours sur grainvert :La bête est revenue, on l’a reconnue...
Site Réseau Voltaire : Henry Ford décoré par Hitler de la croix de l’aigle
site La Riposte : Les industriels US, dont Ford et le troisième Reich : Une collaboration hautement profitable...
L’Histoire (présentable)d’Henry Ford, sur Wikipédia.


Commentaires

Agenda

<<

2019

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2526272829301
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
303112345
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois