BHL accueilli en Tunisie aux cris de « Dégage »

dimanche 2 novembre 2014
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Par Ons Mzali

La société civile tunisienne veille au grain : BHL persona non grata !

Dans la soirée du vendredi 31 octobre 2014, l’information s’est répandue comme une traînée de poudre d’abord sur les réseaux sociaux puis fut reprise par la presse en ligne en Tunisie. Bernard-Henri Levy, l’écrivain français notoire pour une fortune personnelle inversement proportionnelle à son talent et à l’intérêt intellectuel qu’il suscite, est en Tunisie.

Il semble être arrivé dans la nuit de vendredi à l’aéroport de Tunis-Carthage. Lorsqu’il ne cite pas pour appuyer ses livres qui sont des échecs retentissants en librairie, des philosophes inventés tel que Jean-Baptiste Botul, il utilise ses réseaux soit pour se maintenir de manière omni-présente dans les médias notamment français malgré le discrédit intellectuel qui le frappe, soit pour encourager des régimes à entrer dans des conflits armés meurtriers. Son intervention auprès de Nicolas Sarkozy par exemple aura en effet été cruciale pour aller mettre la Libye à feu et à sang, de même pour son obsession de l’invasion et/ou du bombardement (pudiquement appelé intervention armée) en Syrie comme “solution” contre le gouvernement syrien.

Se disant en outre volontiers sioniste et sachant le passif qu’a la Tunisie avec l’État sioniste qui a fait montre de toute sa barbarie et de son mépris total pour le Droit international en bombardant la Tunisie en 1985, sans déclaration de guerre préalable et en faisant des dizaines de morts et de blessés et des dégâts considérables (tout en refusant toujours d’appliquer la résolution des Nations-Unies au sujet de cette agression) il semble assez évident qu’un tel personnage est tout sauf le bienvenu sur le sol tunisien : l’époque de la dictature de Z. Ben Ali où il était question d’inviter le criminel de guerre Ariel Sharon en 2005 à l’occasion du SMSI est en effet bien lointaine. Les postures coloniales, racialistes (a fortiori sionistes) et néo-coloniables n’ont plus le vent en poupe en Tunisie du fait de la proximité de ceux qui en font montre avec le régime de la dictature, c’est un acquis certain par ailleurs. La société civile tunisienne s’est donc mobilisée comme personne et à une vitesse folle, se rendant en nombres à l’aéroport de Tunis-Carthage pour protester et dire toute sa colère contre la présence de BHL dans son pays.

À côté des anonymes, les célébrités aussi ont leur place dans une telle protestation. Sur la vidéo ci-dessous on peut voir l’artiste, comédien et humoriste Lotfi Abdelli qui explique les griefs qu’ont les Tunisiens quant aux prises de position de BHL et pourquoi il n’est et ne sera pas le bienvenu en terre carthaginoise, tout en prenant soin et c’est tout à son honneur, de bien rappeler la différence, claire dans l’esprit de tous en Tunisie, entre les Tunisiens de confession juive et les étrangers aux orientations sionistes et donc coloniales, quelle que soit leur religion par ailleurs, le sionisme, comme le terrorisme d’ailleurs, n’ayant pas de religion attitrée, quoi qu’on en dise. Sur cette autre vidéo du reportage de notre confrère Moez Hrizi, il est possible de constater l’ampleur de la mobilisation à une heure très tardive de la nuit : c’est dire si la question est importante en Tunisie et comme il est visible que dans cette nouvelle démocratie, le peuple a conquis le droit de s’exprimer et l’exerce sans réserves.

Les questions posées par ces citoyens demeurent : qui a invité BHL à venir en Tunisie ? quel est son but en venant en Tunisie ? est-ce du fait d’une initiative privée ou celle d’un parti politique quelconque ? il conviendrait pour les autorités de répondre au plus vite à cette question.

Ons Mzali

mena-post.com


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