Grenoble, cette dictature... (par Jacques Séguéla)

mercredi 26 novembre 2014
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Par Napakatbra

La mairie de Grenoble vire 300 panneaux publicitaires, remplacés par des arbres et des « points d’affichage libre ». C’en est trop pour Jacques Séguéla, qui dénonce ces « castrateurs d’imaginaire » par qui la « dictature » arrive...


Au site d’information grenoblois Place Gre’net, Jacques Séguéla a donné l’une de ses meilleures interviews. Vitupérant la mairie de Grenoble, qui a décidé de supprimer quelques 300 panneaux publicitaires, l’homme aux multiples Rolex défend la veuve et l’épicier du coin : « Supprimer l’affichage, c’est vouloir assassiner le petit commerce en ville (...) Je ne comprends pas qu’un maire digne de ce nom prive les commerçants de ce stimulus indispensable. C’est criminel ». Et son Immensité d’enfoncer le clou : « Si vous abaissez l’envie d’acheter, vous courez directement vers la déflation et in fine vers la fin du système ». Rien de moins ! « Ce n’est pas parce que les banques ont fait sauter le système qu’il faut s’en prendre à l’affichage ». Avant de conclure magistralement : « Et puis, il y a pour moi pire que cela. Méfions-nous des castrateurs d’imaginaire ! C’est le début de toute dictature ».

Séguéla remet les Rolex à l’heure

Supprimer des panneaux publicitaires serait donc le signe extérieur d’une dérive dictatoriale sous-jacente. Et il sait de quoi il parle, le Séguéla, lui qui a conseillé Paul Biya (élu et réélu président du Cameroun depuis 1982), Omar Bongo (président du Gabon de 1967 jusqu’à sa mort en 2009) et Gnassingbé Eyadema (président du Togo de 1967 à sa mort, en 2005). Lui qui a créé Havas Tunisie en mai 2010, en s’associant avec Ghazoua Ben Ali, une des filles du dictateur Ben Ali, quelques mois avant sa chute. D’ailleurs, au sujet de la Tunisie, n’était-ce pas lui, le 7 octobre 2010, qui déclarait : « La Tunisie demeure un pays mal aimé et mal connu parce qu’il est mal communiqué » ? Voilà... la boucle est bouclée. Pour Jacques Séguéla, si la communication peut aider les dictatures à se faire aimer, sa suppression plonge les démocraties dans l’obscurantisme. Et Grenoble est tombée dans le panneau. CQFD.

Cadeau bonux : en 2011, un sondage mondial montrait que la France faisait partie des pays les plus pessimistes de la planète, tandis que les Chinois figuraient parmi les plus optimistes. Ce qui amena Jacques Séguéla à révéler à une opinion publique ébahie que : « en Chine, qui est le cinquième pays au monde dans le bonheur, le salaire moyen d’un Chinois est 10 % du smic et ils sont heureux (...) Que des Chinois qui gagnent dix fois moins que nous trouvent le plaisir du travail, aient envie de bouger, ça devrait nous donner envie de grandir. C’est ça qui nous manque (...) On est assistés ». Et si en plus on nous supprime la pub’...

La citation du jour : « De deux choses l’une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait quand même un peu, ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup ! » Pierre Desproges, le 25 octobre 1982, Tribunal des Flagrants Délires.

Réquisitoire 13 (Jacques Séguéla) par Pierre Desproges

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