Bientôt la police pourra contrôler votre vitesse en permanence via vos smartphones, entre autres

lundi 6 juin 2016
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Par Romain Vitt

Depuis quelques temps maintenant, les projets numériques entourant l’automobile se concrétisent. Apple Car ou Android Auto proposent aux conducteurs tout un lot de services dans la continuité de leur usage sur mobile. Figurez-vous qu’un projet de loi permettra à la police de contrôler votre vitesse en permanence via vos smartphones, entre autres.

Chers automobilistes, nous avons une grande nouvelle ! Le gouvernement travaille sur un projet de loi qui suit l’évolution de nos technologies. Mais malheureusement ce n’est pas pour quelque chose de bon. En tout cas pas pour vous. Le projet de loi de « modernisation de la justice au XXIème siècle » intègre des éléments qui risquent de vous faire grincer des dents. En effet, ce projet prévoit un droit d’accès aux données contenues dans l’ordinateur de bord de chaque véhicule. Pour faire simple, la police va pouvoir surveiller votre comportement sur la route en toutes circonstances.

L’information aurait pu passer inaperçue dans le contexte actuel en France, mais c’était sans compter sur nos confrères du Figaro qui ont décrypté ce fameux projet de loi de « modernisation de la justice du XXIème siècle ». Parmi les éléments de cette loi relevés par Le Figaro, le point numéro 6 de l’article 15bis B : Art. L. 311-2. – Les agents compétents pour rechercher et constater les infractions au présent Code, dont la liste est fixée par décret en Conseil d’État, ont accès aux informations et données physiques et numériques embarquées du véhicule afin de vérifier le respect des prescriptions fixées par le présent Code.

Surveillance constante sur l’automobiliste

Pour faire simple, les forces de police vont donc pouvoir surveiller en permanence la vitesse des conducteurs. Ils vont pouvoir se référer aux différents capteurs présents dans tous vos objets numériques : smartphone, tablette, objets connectés, reliés à votre ordinateur de bord, et à l’ordinateur de bord lui-même. Ils vont pouvoir accéder par exemple aux accéléromètres et données de localisation pour déterminer vos accélérations et freinages. Par exemple ils sauront si vous avez roulé à fond les ballons pendant quelques kilomètres et sauront détecter un freinage aux abords d’un radar fixe.

Les compagnies d’assurances applaudissent

Évidemment, un tel dispositif est accueilli à bras ouverts par les assurances. En effet, grâce à ces informations, les compagnies vont pouvoir établir des profils de conduite et donc augmenter les tarifs pour ceux qui ne respecteraient pas le Code à la lettre ou qu’elles estimeront les plus dangereux. Une estimation purement subjective qui laisse donc perplexe. C’est un système comparable à ce que l’on pourrait craindre dans le domaine de la santé. Les mutuelles pourraient se caler sur les habitudes de vie des patients, habitudes chiffrées grâce aux objets connectés.

« Vous ne passerez pas ! »

« Big Brother is watching you ! ». Et il vous regarde partout le grand frère. Un peu trop même. Car si ce projet de loi est voté, vous conduirez en compagnie d’un policier en permanence. À moins que vous n’ayez un véhicule très ancien et donc sans ordinateur de bord. À l’heure où les Android Auto et autres Apple Car tendent à se démocratiser, ça fait un peu peur tout ça non ? Oui la technologie est fantastique, mais elle a certaines limites, malheureusement. S’appuyer sur les nouvelles technologies c’est hélas aujourd’hui accepter de perdre quelques libertés.

Et lorsque l’on voit le rythme des évolutions sur ce terrain, on peut être décontenancés. En effet, si aujourd’hui la police peut accéder à nos données en permanence, qu’en sera-t-il lorsque les voitures autonomes seront démocratisées ?

phonandroid.com


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Brèves

Annulation essais OGM de 2006

dimanche 30 novembre 2008

La Confédération paysanne vient enfin de se voir notifier à la suite des
recours déposés par le syndicat et d¹autres intervenants l¹annulation par
des arrêts successifs du Conseil d’État dans les dernières semaines de
toutes les autorisations d’essais OGM accordées en 2006.

Ainsi, Biogemma, Monsanto, Pioneer et Syngenta ont semé en 2006, 2007 et
pour certains en 2008 des essais aujourd’hui dépourvus de base légale.

Plus d’infos :
confederationpaysanne.fr

Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire