Miam, des nanoparticules partout…

samedi 18 juin 2016
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Mieux que la malbouffe, la malbouffe hi-tech, bourrée de nanoparticules ! Ces micro-matériaux, de l’ordre du millionième de millimètre, sont utilisés comme super épaississants, stabilisants, colorants, liants, conservateurs, exhausteurs de goûts… Le seul hic, c’est que l’on n’a pas la queue d’une idée sur la manière dont ces nano-ingrédients se comportent dans notre organisme.

C’est pourquoi, depuis sept mois, un règlement européen oblige les industriels à indiquer leur présence sur les étiquettes. L’ONG écologique Agir pour l’environnement est allée voir quels aliments vendus en grandes surfaces étaient effectivement étiquetés. Résultat des courses : zéro… L’ONG a alors fait analyser par un labo indépendant quatre produits « suspects ». Bonne pioche pour les quatre ! Les biscuits chocolatés Napolitain de LU, les chewing-gums Malabar goût tutti-frutti, le mélange d’épices pour guacamole de la marque Carrefour et même la conserve de blanquette de veau de William Saurin sont farcis aux nanoparticules. Des ingrédients clandestins contenus dans deux additifs : le E551, un antiagglomérant, et le E171, un colorant. Pour l’anecdote, ce dernier, de son petit nom « TiO2 », est classé « cancérigène possible pour l’homme » Par le Centre International de Recherche sur le Cancer.

Fort de sa trouvaille, Agir pour l’environnement vient de saisir les ministres de la Santé et de la Consommation pour réclamer le retrait de ces quatre produits, mais aussi un moratoire sur les nanoparticules. Une chose est sûre, les industriels auront tout fait pour diluer la réglementation des nanos. D’abord en obtenant que seules particules de moins de 100 nanomètres soient considérées comme des nanomatériaux, alors que certains experts veulent englober toutes celles de moins de 1 000 nanomètres. Ils ont aussi réussi à organiser l’opacité. En France, depuis 2013, les entreprises sont tenues de déclarer dans un registre les « substances à l’état particulaire », avec les quantités incorporées. Mais ce registre, « R-Nano », est secret, et la Répression des Fraudes, qui a la main dessus, reconnaît n’avoir jamais contrôlé par des analyses la véracité des dires des industriels.

Preuve que le sujet gêne aux entournures. L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments avait prudemment conclu en 2010, à propos des nanoparticules : « Le risque ne peut pas être évalué, il ne peut donc pas être exclu. » Comme on disait chez les Shadocks, « s’il n’y a pas de solution, il n’y a pas de problème ».

Le Canard Enchaîné N° 4990 du 15 juin 2016


Commentaires

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Miam, des nanoparticules partout…
lundi 20 juin 2016 à 08h22 - par  f-red

Bonjour,

Pensez vous ouvrir une pétition ? Est ce déjà fait ?

D’avance merci

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lundi 20 juin 2016 à 09h31 - par  Michel Berthelot

Bonjour,

Non, nous n’envisageons pas d’ouvrir une pétition parce qu’il en existe déjà plusieurs dont stop-nano.agirpourlenvironnement.org et mesopinions.com pour un étiquetage des produits en contenant. Cordialement, Michel B.

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Brèves

Nouvelle convocation José Bové au tribunal d’instance

samedi 8 décembre 2007

Reçu du "Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire"

José se retrouve à nouveau devant la JAP lundi 10 décembre au matin, il faut à nouveau tous être présents pour soutenir la fin de toutes les condamnations contre les militants anti-OGM.

RAPPEL :

Lundi 12 novembre, José Bové est ressorti libre du bureau de la juge d’application des peines du tribunal de Millau. La magistrate et le porte-parole des Faucheurs volontaires ont discuté de la façon dont celui-ci pourrait accomplir la peine que lui a infligée la cour d’appel de Toulouse le 15 novembre 2005 : quatre mois de prison ferme, en tant que récidiviste, pour avoir participé au fauchage d’un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne).

En droit, la juge pouvait placer M. Bové sous bracelet électronique, mesure que le leader paysan avait par avance rejetée. Ce refus aurait pu justifier sa mise en détention immédiate. Selon son avocat, Me François Roux, José Bové a indiqué qu’il acceptait un aménagement de sa peine, qui pourrait prendre la forme de "jours amendes". La juge l’a convoqué le 10 décembre, pour un débat contradictoire avec le procureur.

cactus pubis

samedi 24 novembre 2007

Au poil !

Un cactus sur lequel poussent des poils pubiens ?

Voilà qui ne manque pas de piquant. Cette œuvre conçue par Laura Cinti est l’une des pièces phares du Festival international des sciences d’Edimbourg, en Ecosse. Pour réaliser The Cactus Project, l’artiste “transgénique” dit avoir introduit du matériel génétique humain dans le génome d’une cactée.

En 2000, l’artiste brésilien Eduardo Kac avait déjà exposé un lapin transgénique vert fluorescent, doté d’un gène de méduse. Si le directeur du Scottish Arts Council – l’ancien évêque d’Edimbourg – a quelques réserves en ce qui concerne la manipulation d’animaux, l’œuvre de Laura Cinti ne lui pose pas de problème éthique. “Faire pousser des poils pubiens sur un cactus ne fait de mal à personne”, estime-t-il.

courrierinternational