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Brèves
Palestine
jeudi 8 décembre
 
Le Pr. Oberlin est entré dans la bande de Gaza !
vendredi 10 juillet

Quand le Pr. Christophe Oberlin estime être dans son droit, difficile, même pour les Israéliens, de se mettre en travers de sa route. Après 4 jours de refus consécutifs de la part du gouvernement israélien, le chirurgien de renommée internationale est entré ce matin dans la bande de Gaza et s’est aussitôt mis au travail à l’hôpital Khan Younès avec 3 autres médecins de son équipe.

Il a fini par rentrer jeudi à 11 H 30 dans la Bande de gaza, après avoir squatté pendant 4 jours devant le poste frontière d’Erez et avoir appelé la terre entière pour réussir à tenir ses engagements.
Dès cet après-midi, il était au travail, aux côtés du Dr. Mohamed Rantissi, pour une longue série de consultations, qui ont pris du retard, et qui seront suivies d’interventions chirurgicales liées à des blessures infligées par l’armée israélienne à la population palestinienne pendant l’opération élégamment nommée "plomb durci".
Il dispensera ensuite aux médecins palestiniens un enseignement dans sa spécialité, comme il le fait à chacune de ses missions.

Il a fallu notamment l’intervention de Me Gilles Devers, qui a engagé des procédures, déposant plainte auprès du ministre français des affaires étrangères, pour que le gouvernement israélien soit obligé de céder. Tandis que le journal La Croix et la radio France Info faisaient état de la situation de cette équipe chirurgico-médicale bloquée par l’armée israélienne au poste frontière d’Erez, l’ambasseur d’Israël appelait Frédéric Barrère à France Inter, pour demander qu’il renonce à traiter cette information !

 
les vigiles veillent sur l’Amérique
jeudi 30 avril

D’après le Washington Post, le recours à des entreprises privées de gardiennage pour maintenir l’ordre est en pleine recrudescence aux États-Unis.

Les flics privés de la société Blackwater et consorts, dont la réputation n’est plus à faire, notamment en Irak, sont désormais deux fois plus nombreux que les policiers assermentés dans les villes américaines.

 
Le boycott d’israël adopté par le Congrès des Syndicats écossais !
jeudi 23 avril

Le Congrès des syndicats écossais, actuellement réunis à Perth, vient d’adopter la motion concernant le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) à l’encontre d’Israël.

C’est à une écrasante majorité de votes à mains levées que le Congrès des Syndicats Ecossais (Scottish Trade Union Congress STUC), vient de voter ce mercredi cette motion BDS.
Elle a été proposée aux votes par une délégation du syndicat qui s’était rendue en Palestine récemment.

Une décision importante, qui suit celle du congrès des syndicats irlandais qui avaient adopté cette motion dès 2007, et qui devance, espère-t-on, celle du Congrès des Syndicats Britanniques (TUC) qui doit se réunir prochainement.
Une progression inexorable de la prise de conscience de la société civile sur la menace que fait peser Israël sur le peuple palestinien et sur le droit en général.

CAPJPO-EuroPalestine

 
Israël refoule un navire d’aide faisant route vers Gaza
jeudi 15 janvier
La marine israélienne a refoulé un navire battant pavillon grec et transportant de l’aide destinée aux Palestiniens de la bande de Gaza, rapportent des militants.
Le navire, à bord duquel se trouvaient 21 personnes, a été intercepté à une centaine de milles nautiques au nord-est de Gaza, a déclaré Houwaida Arraf, l’une des organisatrices de la mission du Mouvement Gaza libre, basé aux États-Unis.
"Ils (les navires israéliens) sont venus tout près et ont menacé d’ouvrir le feu sur nous si nous poursuivions notre route", a dit Arraf à Reuters à bord du bateau d’aide, qui retourne actuellement à Chypre.
"Ils nous ont cernés avec leurs quatre navires de guerre, et il était très difficile de naviguer. Ils ont dit qu’ils auraient recours à tous les moyens pour nous tenir à l’écart de Gaza", a dit la militante.
Mercredi, Israël avait déjà ordonné à un navire iranien transportant une aide humanitaire aux Palestiniens de faire demi-tour.
 
Ni enfer, ni paradis. Les droits humains à Cuba
Source : RISAL
lundi 4 juin 2007

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Le fait qu’OXFAM-Solidarité publie un cahier consacré aux droits humains à Cuba peut surprendre. N’est-ce pas plutôt le domaine d’organisations comme Amnesty International ? En fait, la publication de ce cahier vise à rompre avec le débat classique et souvent superficiel qui entoure Cuba, sans pour autant fermer les yeux face aux problèmes réels.

par Oxfam-solidarité

La première partie de ce cahier offre une introduction au thème des droits humains. Quels sont ces droits ? A qui sont-ils destinés ? Comment sont-ils abordés au sein des Nations unies ? Le concept des “droits humains” couvre un très vaste domaine. Ces droits se retrouvent souvent au centre de l’actualité lorsqu’il est question de peine de mort, de journalistes emprisonnés, d’assassinats de syndicalistes ou de disparitions d’activistes. Mais les autres facettes de ces droits entrent rarement en ligne de compte. Quand les citoyens ont-ils l’occasion de voir un reportage sur le problème de l’accès à l’eau potable découlant des vagues de privatisations imposées par l’Organisation mondiale du commerce ou le Fonds monétaire international ? De telles thématiques cadrent rarement avec l’acception que l’on se fait généralement des droits humains...

Pourtant, le “droit au développement” existe bel et bien au sein des Nations unies. La Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) pose comme principe de base l’indivisibilité et l’universalité de toutes les catégories de droits humains. Cela signifie qu’une personne n’a pas seulement droit à la liberté d’expression, mais aussi - par exemple - à des services sociaux de base. Les Nations unies stipulent que les droits socioéconomiques doivent être garantis par les Etats. Mais en pratique, ces droits sont soumis à la loi de l’offre et de la demande sur le marché international. L’obligation de respecter ces droits pâtit d’un retard considérable par rapport au respect de la “première génération” des droits humains, à savoir les droits politiques individuels. Des organisations comme Oxfam-Solidarité, qui travaillent autour de thèmes comme l’alimentation, l’accès aux médicaments, à l’enseignement ou à l’eau, inscrivent aussi leur travail au coeur du débat sur les droits humains. Il est donc logique que nous nous exprimions sur ce sujet.

La deuxième partie décrit comment Cuba s’est retrouvée sous le feu des critiques internationales depuis le milieu des années 1980. Il règne depuis une grande polarisation au sein des médias et des institutions internationales, et toutes les occasions sont bonnes pour recourir au thème des droits humains à des fins politiques.

Paradoxe : Cuba se trouve sur la liste noire de la Commission des droits de l’homme des Nations unies alors que les rapports des Nations unies ne le justifient pas. Au contraire même. Perez de Cuellar, Secrétaire général des Nations unies de 1982 à 1991, a confirmé dans un rapport de 1991 que Cuba n’était pas responsable de violations flagrantes, massives et systématiques des droits humains. Mais ce constat n’a pas empêché que Cuba apparaisse, quelques jours plus tard, sur la “liste noire”. Est-ce un hasard si les Etats-Unis avaient déclaré, juste avant la remise du rapport, que ce dernier ne pourrait en aucun cas se révéler positif ?

La politisation du dossier cubain et le lien avec le thème des droits humains a fortement contribué à affaiblir de la crédibilité de la Commission des droits de l’homme des Nations unies. Lors du sommet de l’ONU de septembre 2005, la Commission a été réformée en un Conseil, mais le projet entourant ce nouveau Conseil des droits de l’homme a tout sauf réussi. Actuellement, les rapports de force internationaux ne sont pas à même d’imposer des réformes qui pourraient conduire à davantage d’indépendance.

La troisième partie livre un aperçu des organisations judiciaires cubaines. Bien entendu, dans le cadre de ce cahier, il nous était impossible de réaliser une étude approfondie sur les différents aspects ayant trait à la sécurité juridique à Cuba. Tout le monde reconnaît, et les Nations unies en premier lieu, que le respect des droits socio-économiques à Cuba est d’un niveau tout à fait exceptionnel. C’est pourquoi, dans ce chapitre, nous n’approfondirons pas ce sujet, que nous considérons comme acquis par les lecteurs. Nous abordons donc dans cette partie quelques points relatifs à la première génération des droits humains : les droits politiques individuels.

La quatrième partie décrit le rôle et les pratiques des organisations de la société civile cubaine. A tous les niveaux, le contexte national et international a une grande influence sur l’évolution, le respect ou la violation des droits. Cette partie fait référence à “L’arène de la société civile” car c’est à une véritable fosse aux lions que l’on a affaire dans le contexte cubain. Il suffit pour s’en rendre compte de voir les millions de dollars mis à disposition des organisations non gouvernementales par le gouvernement des Etats-Unis, dans le seul but de saper le régime cubain de l’intérieur.

Les questions sont nombreuses. Peut-on parler d’une “société civile” à Cuba ? Les organisations cubaines ne sont-elles qu’un appendice du régime ? Dans quel contexte national et international travaillent-elles ? Les ONG internationales légitiment-elles le régime cubain ? Comment réagissent les autorités cubaines face à l’existence d’une société civile ? Et quel rôle joue l’Union européenne à ce niveau ?

La cinquième partie aborde un certain nombre de thèmes controversés. Très souvent, Cuba apparaît au centre de l’actualité à cause de “nouvelles violations des droits humains”. Ce chapitre se penche donc sur quelques-unes des accusations émises ces dernières années. Les thèmes de l’homosexualité, de la peine capitale, de l’accès à Internet ou du droit à la dissidence seront traités plus en profondeur. Au final, il apparaît que Cuba n’est pas un paradis, mais n’est certainement pas un enfer. Les restrictions concernant les libertés individuelles et politiques sont surtout dues à une situation internationale très tendue.

Nous concluons ce cahier avec l’interview de deux témoins privilégiés, Louis Michel et Marc Bossuyt. En tant que Commissaire européen, Louis Michel a donné forme aux relations diplomatiques européennes avec Cuba. Marc Bossuyt, pour sa part, a présidé la Commission des droits de l’homme des Nations unies et connaît donc cet organe mieux que quiconque.

Xavier Declercq Directeur Mobilisation, Oxfam-Solidarité

Téléchargez le cahier de 60 pages (PDF) 686.8 ko

Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l’entière responsabilité de l’auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du Réseau d’Information et de Solidarité avec l’Amérique Latine (RISAL).

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