Starbucks France visée par une campagne de boycott

samedi 27 mai 2017
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Starbucks est une chaîne mondiale de salons de café, en partie en franchise, la plus grande du monde avec 25 000 salons de café implantés dans 70 pays dont 13 000 aux États-Unis, 2 000 en Chine, 1 500 au Canada, 1 000 au Japon et 100 en France (dont 50 à Paris et sa banlieue ouest). Présent sur le territoire national depuis 2004, l’enseigne n’a pourtant jamais payé d’impôts sur les sociétés. Non pas qu’elle se porte mal, bien au contraire, elle est juste devenue experte en optimisation fiscale. Une pratique qui, aujourd’hui, lui vaut d’être visée par une campagne de boycott initiée par notre partenaire I-Boycott.

Starbucks fait un carton à travers le monde et particulièrement en France. On a pu le voir lors de l’ouverture de son salon à Strasbourg il y a quelques mois, où la file d’attente s’étendait sur plusieurs centaines de mètres. La raison principale : ses différentes variétés de cafés et pâtisseries très appréciées des clients. Du simple expresso au cappuccino frappé, du délicieux cheesecake au mi-cuit chocolat fondants qui attirent toujours plus de monde. Des produits phares qui ont fait de la marque la première chaîne de salon de café sur tout le territoire. Mais malgré ce succès, Starbucks a décidé de ne pas payer d’impôts en France grâce à l’optimisation fiscale. La filiale française utiliserait des mécanismes d’optimisation depuis plus de dix ans pour échapper au fisc.

Explication

"Le principe de l’optimisation fiscale est simple. Il s’agit pour une entreprise de créer des filiales à l’étranger et de leur facturer un certain nombre de services. Si on augmente artificiellement le prix de ces prestations, on peut faire disparaître des recettes fiscales." Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques. (OFCE) L’objectif ? Transférer une partie ou l’ensemble des bénéfices de la société vers des pays où la fiscalité est plus intéressante. On parle alors de prix de transfert, pour évoquer ces transactions internationales entre les sociétés d’un même groupe. Concrètement, Starbucks coffee France :

Reverse 5-7 % de son chiffre d’affaires à sa maison-mère, Starbucks EMEA, installée aux Pays-Bas, pour l’utilisation de la marque.
S’endette de façon impressionnante auprès de sa maison-mère, Starbucks EMEA.
Paie la torréfaction du café et la vente de divers produits à Starbucks EMEA (Pays-Bas), qui se fournit auprès de la filiale suisse. La filiale suisse surfacture ses grains de café à la société hollandaise de torréfaction, qui les surfacture à la société qui commercialise les boissons en France. De fait, les filiales situées dans les pays où la fiscalité est la moins avantageuse sont celles qui présentent les résultats les plus mauvais.

En octobre dernier, Starbucks a même été condamné par la Commission européenne à la suite des révélation du Luxleaks. Il lui était reproché d’avoir passé des accords fiscaux jugés illégaux au regard du droit européen de la concurrence avec l’administration néerlandaise. Malgré cela, Starbucks continue son petit manège très lucratif.

Que revendique I-boycott et ses boycottants ?

Nous souhaitons que Starbucks coffee France comprenne qu’un consommateur satisfait est aussi un consommateur qui sait que ses dépenses contribuent au cercle vertueux de l’économie, de l’intérêt général et que l’entreprise, ainsi partenaire, est responsable : c’est-à-dire qu’elle est pleinement actrice de la société en acceptant ses contraintes et ne s’appuie pas sur des « mécanismes » pour échapper à l’imposition des pays où elle génère des bénéfices. Nous invitons Starbucks coffee France à démontrer son intégrité et sa solidarité via les engagements suivants :

Transparence financière avec le reporting de votre chiffre d’affaire pays par pays.
Déclaration fiscale honnête.
Fin de l’optimisation fiscale.
Être dans la continuité de Starbucks coffee Royaume-Uni qui a accepté de payer, à juste titre, ses impôts depuis 2012.

L’entreprise concernée a réagi a l’appel au boycott par l’intermédiaire de son vice-président de la communication Simon Redfern qui explique que Starbucks n’est rentable en France que depuis 2015, qu’elle respecte toutes les règles en matière d’impôts et qu’elle promet de payer l’impôt sur les sociétés "une fois ses investissements rentabilisés".

Une réponse qui n’a pas satisfait les boycottants qui ont décidé de poursuivre l’action afin que cesse l’impunité et qu’enfin Starbucks puisse contribuer au bien commun. Si vous souhaitez les rejoindre et participez à cette campagne cliquez ici.

lesrepliques.com


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