Apple, l’entreprise « cool » qui ne veut pas payer d’impôts

vendredi 17 novembre 2017
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Par Olivier Doubre

Après les révélations des Paradise Papers, une enquête d’Attac France montre qu’Apple devrait 16 milliards d’euros aux États de l’Union européenne. Avec souvent la complaisance de ces derniers, notamment de la France.

« Nous ne réclamons aucune part des 13 milliards. » C’est ce que s’était empressé de déclarer le ministre des Finances français de François Hollande, Michel Sapin, en septembre 2016, alors que la Commission européenne venait de prononcer un redressement fiscal à l’encontre d’Apple de ce montant. Un montant important et pourtant assez modeste puisque calculé sur la base du taux d’imposition sur les sociétés en Irlande, où est implantée légalement et fiscalement la société à la pomme. Venant d’un ministre à la tête de Bercy, cette déclaration était étonnante quand on sait la sévérité des contrôles fiscaux touchant les PME ou les salariés de la classe moyenne hexagonale.

Pourtant, ce que montre une enquête publiée par Attac France aujourd’hui, c’est qu’Apple devrait au bas mot 16 milliards d’euros à l’ensemble des États de l’Union européenne, dont au moins 2,7 milliards pour la France. Un chiffre non négligeable à l’heure où l’on baisse les APL et supprime la plus grosse partie du déjà faible ISF. L’exemple d’Apple est particulièrement parlant puisque la première multinationale au monde, avec quelque 800 milliards de dollars de capitalisation boursière en 2017, engrange des profits incommensurables car elle se joue des législations fiscales des États, en particulier européens et des États-Unis. Outre la part ridicule du coût de l’assemblage des millions d’iPhone, iPad et Mac produits dans des usines asiatiques aux conditions de travail souvent déplorables, les prix de vente de ces bijoux de technologies permettent à la firme de Cupertino d’engranger des marges considérables. Par exemple, alors qu’un iPhone est vendu environ 800 dollars, ses composants ont coûté 228 dollars et… seulement 7 dollars de main-d’œuvre pour l’assemblage.

Mais Apple en veut toujours davantage. Avec ses profits déjà pharaoniques, la société californienne multiplie les filiales par pays et par activité, mais en Europe seules celles ayant une résidence fiscale en Irlande ou à Jersey vendent les produits et génèrent donc des bénéfices ! Le plus scandaleux est donc que les États européens ne réagissent pas ou si peu. À quand une reconquête démocratique de la politique fiscale des États, et surtout de l’Union européenne ?

politis.fr


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Brèves

Création d’un site d’intérêt général...

mardi 11 mars 2008

combat-monsanto.org

Pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre !

Ce site a pour vocation de relayer et de diffuser les informations
révélées par l’enquête de Marie-Monique Robin. Il comporte trois
entrées principales.
- "les résistances" : un ensemble d’actions passées, présentes ou à
venir, pour éviter que le monde de Monsanto ne devienne le notre.
Cette rubrique vous permettra de connaitre les actions auxquelles vous
pouvez vous joindre.
- "le système Monsanto" : les méthodes utilisées par Monsanto pour
imposer ses produits.
- "les produits" : Chaque fiche résume l’histoire d’un produit phare de
Monsanto.

Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire

Dépêche Agence Romaine de Presse...

mercredi 31 octobre 2007

URGENT

Selon une dépêche de l’ARP (*), un bébé, prénommé Jésus, qui tentait d’entrer en Egypte en compagnie d’une femme et d’un homme, Marie et Joseph, qui disaient être ses parents, a été refoulé par les services d’immigration, un test ADN ayant révélé que Joseph, l’homme qui prétendait être le père du petit Jésus, n’était pas son père biologique.

(*) Agence Romaine de Presse, an 753 A.U.C.