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Club Bolivarien de Paris

 
Nous avons besoin des « sans papiers »
par Catherine Gégout
lundi 13 août 2007

popularité : 3%

Premier article d’un élu. Je veux spécialement remercier Catherine car je sais qu’elle est très occupée et je sais aussi qu’elle est particulièrement active au sein et avec RESF. La solidarité est une chose merveilleuse !

Jean Dornac

Catherine Gégout, Conseillère de Paris (PCF)

RESF est né de l’indignation, du refus d’enseignants et de quelques autres devant la façon dont sont traités les jeunes étrangers. J’ai suivi et soutenu ses actions depuis le début, comme d’autres élus communistes. Et en septembre 2005, l’expérience concrète dans mon quartier, d’un père expulsé laissant sa famille dans le désespoir et le dénuement : l’incrédulité de beaucoup de parents devant la barbarie de cet acte, la solidarité spontanée, la lutte qui se construit et enfin six mois plus tard la famille réunie et régularisée, qui peut enfin envisager une vie sans la peur au ventre. Et d’autres familles, dont on découvre peu à peu qu’elles aussi sont sous la même menace, et n’osaient rien dire. Et tous les liens que cela a construit.

Qu’attendent des élus ceux qui se battent ? Déjà d’être disponibles, d’écouter, de comprendre, de proposer des solutions. Alors commencent les lettres et interventions auprès des institutions, la recherche d’autres appuis, l’accompagnement à la préfecture ou au tribunal, la présence aux manifestations avec nos écharpes (les « sans papiers » y tiennent beaucoup, les écharpes ne désignent pas les élus, elles montrent un soutien de la République). Parfois aussi, quand ça se passe mal, une protection physique, une médiation avec la police. C’est ce que j’ai fait, depuis Saint Bernard, il y a 10 ans, et continue à faire, avec mes camarades. Et je sais aussi que notre action, sans la mobilisation, resterait d’une efficacité très réduite.

La mobilisation autour de RESF, loin de s’essouffler avec les vacances scolaires, est en plein essor. Le niveau d’organisation est impressionnant. C’est un vrai réseau de veille et d’action, où chacun s’investit, aide le voisin, par de l’information, une présence personnelle, un partage des compétences et des contacts, un réseau où une expertise citoyenne se développe par l’expérience partagée.

Sarkozy a dû reculer, et il reculera encore, date butoir du 13 août ou pas ! Bien difficile pour un gouvernement de résister à une partie de la population comme les parents d’élèves, et à un pareil capital de sympathie dans le pays.

Alors il faut continuer à se battre, pour chaque famille, et gagner le droit au séjour pour tous les jeunes majeurs scolarisés.

Ce sera sûrement un des sujets importants dans la bataille des élections présidentielles et législatives. Alors comment éviter d’aborder plus largement le problème de l’ensemble des sans papiers de notre pays ? Comment ne pas voir qu’il s’agit là des enfants, mais qu’il en est de même pour les adultes ? Comment ne pas voir que notre pays a besoin d’eux, de leur force de travail, de leur volonté de construire leur vie ici ? Au lieu de les rejeter, permettons leur de vivre dignement, d’apporter leurs énergies et leurs compétences, de se former à tous les métiers dont nous avons besoin. Construisons enfin une politique de l’immigration respectueuse des droits humains, de l’intérêt des pays d’origine et de notre pays.

 

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