UTOPIA XXI (suite)

Avant propos
mercredi 20 décembre 2017
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Par Aymeric Caron

Il sera une fois

I

Il sera une fois un monde nommé Utopie qui aura pour priorités le bonheur de chacun et la progression morale de l’humanité. Sur cette terre, plus aucun être humain ne manquera de l’essentiel pour vivre décemment, car chacun recevra, de la naissance à la mort, l’assurance de sa subsistance, c’est-à-dire de quoi se loger, se nourrir et se vêtir. Grâce aux révolutions technologique et numérique, le travail sera limité à quelques heures par semaine, le reste du temps étant consacré à l’apprentissage, aux loisirs, aux amis et à la famille. Chacun occupera un emploi qu’il apprécie et dont il pourra changer plusieurs fois dans sa vie, en optant pour une activité entièrement nouvelle. Les travailleurs seront ainsi libérés des chaînes du labeur et de la tyrannie de l’employeur. L’argent ne régnera plus en despote : il sera privé de son pouvoir destructeur en étant distribué équitablement à tous. La spéculation sera interdite. La croissance et la productivité auront cessé d’être des objectifs politiques. Afin de préserver le rythme de régénération des ressources naturelles, une autre logique économique aura été instaurée, déconnectée de l’impératif de consommation. Toute forme d’exploitation évitable sera bannie : exploitation des ressources naturelles, des travailleurs et des animaux non humains.

À la place dominera en tous ces domaines le principe de la collaboration, à savoir un échange équilibré entre partenaires. Nous ne puiserons donc dans la nature que le minimum vital, en nous assurant d’en prendre soin en retour. Toute atteinte non justifiée au vivant sera criminelle et sanctionnée comme telle. Les élevages, les zoos, les cirques seront fermés. La vivisection et la chasse seront interdites. Plus personne ne mangera de viande ni de poisson. Les animaux non humains sensibles seront tous protégés par nos lois : plus aucun d’entre eux ne sera tué par la main de l’homme, sauf absolue nécessité, c’est-à-dire dans un cas de légitime défense. Ce monde réinventé sera celui d’une démocratie réelle, en lieu et place des oligarchies et ploutocraties actuelles. D’abord, les politiciens professionnels n’existeront plus. Les postes de pouvoir seront occupés par des citoyens désintéressés libérant rapidement leur mandat pour laisser la place à d’autres. Il n’y aura donc plus ni carrière ni enrichissement possibles dans la politique. Plus de puissants, mais des passants. Ensuite, le gouvernement garantira pour tous l’accès à la connaissance la plus large possible, ainsi que la circulation d’une information indépendante. Enfin, le citoyen inculte et irresponsable n’aura plus voix au chapitre. Personne ne pourra plus participer à la vie de la communauté sans avoir apporté les preuves qu’il en est digne. À cet effet, un permis de voter sera instauré. Tout sera mis en place pour assurer que la recherche individuelle d’épanouissement ne se fasse au détriment d’autrui et de la collectivité. Le gouvernement sera le garant de la liberté maximale pour chacun : liberté de penser, de s’exprimer, de disposer de son corps, d’user son temps comme il le souhaite. Pour cela, les lois seront limitées au strict minimum.

En revanche, afin de protéger la communauté des nombreux travers humains et de notre propension naturelle à la violence, les services de police et de justice seront dotés de tous les moyens nécessaires. Les actes d’incivilité réelle, quels qu’ils soient, ne seront plus tolérés, ni aucune forme de corruption. La délinquance sera de toute façon en forte baisse, puisque chacun bénéficiera de l’essentiel pour vivre et que toute forme d’inégalité sera bannie. Cette société inédite valorisera l’éthique et la morale, auxquelles on préfère aujourd’hui la concurrence, la tricherie et l’hypocrisie. L’effort sera porté sur l’éducation fournie par la famille et le gouvernement. Ce monde nous rendra libres, enfin. Libres de devenir qui nous sommes, sans devoir sacrifier notre âme pour un boulot pitoyable. Libres de ne plus subir la loi d’un supérieur incompétent et vicieux comme le sont presque tous les supérieurs hiérarchiques qui ont hérité d’un titre comme autrefois les nobles de leur particule ridicule. Libres de dire non aux barbants, aux fats, aux sans imagination, aux rapaces, aux menteurs, aux usurpateurs, aux manipulateurs, aux prétentieux, aux esclavagistes, aux salauds, aux autocentrés, aux fourbes, aux perfides, à tous ceux qui nous parasitent. Libres de devenir de meilleurs humains, plus généreux, plus altruistes, plus justes. Libres de faire fructifier nos vies pour les rendre décentes. Nous serons libres d’être dignes.

II

Il y a très exactement cinq cents ans, l’Europe découvrait le livre Utopia de Thomas More. L’humaniste anglais venait d’inventer un mot et mettait pour la première fois en forme une espérance universelle : celle d’une société idéale où l’argent et la propriété seraient abolis, où les hommes seraient vertueux et tempérés, où régneraient paix, solidarité, partage des richesses, tolérance religieuse et respect des animaux. Cinq siècles plus tard, l’utopie, c’est-à-dire la proposition d’un mieux universel, est dans l’impasse. Le communisme a échoué, le libéralisme également, et aucune autre idéologie de remplacement n’est encore parvenue à émerger. La crise que nous traversons depuis trente ans est une crise idéologique avant d’être économique. Nous somme cruellement en manque d’utopie mobilisatrice.

Dans le contexte d’un capitalisme naissant qui avait déjà plongé dans la misère des paysans chassés de leurs terres, Thomas More avait voulu dénoncer le régime autoritaire et injuste du roi Henry VII ainsi que le pouvoir inique de l’église. Cinq siècles ont passé, Henry VII et ses sbires ont été remplacés par Theresa May, Emmanuel Macron, Pierre Gattaz, Angela Merkel, Donald Trump, Jean-Claude Junker ou Christine Lagarde. Les personnages ont changé, mais les symptômes demeurent. Le livre de More a été oublié, il n’est plus lu de nos jours que par les universitaires, et pourtant ce pamphlet révolutionnaire s’impose comme une analyse indémodable des manquements flagrants de l’homme à ses devoirs d’humain qui fait société. En se replongeant dans cette œuvre aujourd’hui, on ne peut qu’être interloqué par l’avant-gardisme du propos et par la contemporanéité des maux identifiés par More : le capitalisme destructeur, l’argent corrupteur, le travail qui enchaîne, les institutions défaillantes, la guerre, la concurrence, le déficit d’éducation et d’information, ainsi que l’absence de liberté réelle. Sur tous ces points, nous n’avons quasiment pas progressé en cinq cents ans. Vous rendez-vous compte que l’utopie de More militait déjà pour le droit à mourir dans la dignité, c’est-à-dire pour l’euthanasie, et que ce droit n’est toujours pas instauré aujourd’hui en France ?

Les propositions de More, étonnamment visionnaires, ont servi d’inspiration à tous les courants politiques épris de justice sociale et de pacifisme qui ont marqué l’histoire, à commencer par le socialisme. Elles souffrent néanmoins aujourd’hui de deux défauts. D’une part, quelques-uns des points de vue défendus par More sont logiquement dépassés, car même le plus précurseur des hommes ne sait s’extirper totalement de son époque ni rêver au-delà de lui-même. D’autre part, l’utopie de More nécessite d’être réactualisée en y intégrant une prise de conscience récente : l’écologie. L’humaniste anglais avait certes eu l’intuition de la décroissance, il avait par ailleurs anticipé l’importance du respect de l’animal non humain, mais sur ces différents points sa réflexion ne constitue qu’un point de départ. La pollution généralisée, la surpopulation, les élevages intensifs ou l’usure trop rapide des ressources naturelles sont des problématiques apparues récemment. Or l’utopie nouvelle ne peut s’écrire qu’autour de l’écologie. Non pas une écologie superficielle, mathématique, telle que portée par les partis en France depuis trente ans, mais une écologie essentielle, métaphysique, qu’une nouvelle force politique aura bientôt pour mission d’incarner. Cette écologie qui lie étroitement les questions sociales, environnementales et éthiques est actuellement la seule voie originale porteuse d’espérance. Elle s’incarne parfaitement à mes yeux dans le courant nommé « antispécisme ». Après l’échec du communisme et du capitalo-libéralisme, l’antispécisme et l’écologie essentielle s’imposent comme la seule alternative politique aujourd’hui envisageable.

III

Après avoir été inventé par Thomas More, le mot « utopie » est devenu un nom commun qui revêt désormais deux sens : il désigne soit un projet politique inédit, soit une idée qui refuse de tenir compte de la réalité. Or c’est cette dernière acception qui s’est imposée dans le langage courant. L’utopiste est généralement identifié comme un extravagant, un lunaire, un inadapté, un inefficace, un amateur de chimères, un type qui vit dans son monde, sympathique certes, mais à la ramasse. « Le socialisme démocratique, cette grande utopie des dernières générations », écrit par exemple l’économiste ultralibéral Friedrich Hayek (1899-1992) dès 1946 pour discréditer toute tentative d’organisation économique cherchant à atténuer les inégalités et à promouvoir la solidarité.

Or l’histoire nous enseigne que les rêveurs politiques sont au contraire ceux qui ont permis à l’espèce humaine de tendre vers le meilleur d’elle-même, en gommant certaines de ses laideurs. Et que, contrairement à l’idée reçue, celui que l’on désigne comme un utopiste appréhende très souvent le monde avec plus de clairvoyance que ses contemporains. Il identifie avant les autres un dysfonctionnement profond et s’évertue ensuite à le faire comprendre à la majorité. L’utopiste s’autorise à voir le monde tel qu’il est vraiment, afin de pouvoir le changer. Ainsi l’antispéciste qui réclame pour tous les animaux non humains sensibles le droit de ne pas être tué, emprisonné, torturé ou vendu est profondément ancré dans la réalité : il demande à la société d’accepter les vérités scientifiques sur l’intelligence et la sensibilité animales. Il exige que nos lois reconnaissent et tirent les conclusions de notre proximité génétique avec les espèces que nous avons réduites en esclavage et que nous exterminons.

Tous les progrès sociaux de l’humanité, et nombre de progrès scientifiques, sont le fruit d’utopistes qui ont montré le chemin. Ce sont des hommes et des femmes que l’on a moqués, marginalisés, emprisonnés, assassinés pour avoir osé remettre en cause l’ordre établi en pointant ses aberrations ou sa stupidité. Tant qu’il est seul ou presque, l’utopiste est rangé dans la catégorie des fous ou des marginaux. Mais un jour ses idées infusent et la vérité se modifie : le guignol était en fait un visionnaire et son nom fait son entrée dans les encyclopédies. Platon, Montaigne, Bartolomé de Las Casas, Anthony Benezet, James Ramsay, Thomas Clarkson, William Wilberforce, Montesquieu, Condorcet, Voltaire, Robert Owen, Victor Schoelcher, Olympe de Gouges, Lydia Becker, Hubertine Auclert, John Stuart Mill, Henry David Thoreau, Bertrand Russel, Simone de Beauvoir, Gisèle Halimi mais aussi Toussaint Louverture, Nelson Mandela, Martin Luther King, Marcus Garvey, Harvey Milk, Peter Singer, Jane Goodal, Théodore Monod, Henri Grouès et tant d’autres. Nommez les rebelles et les penseurs qui ont osé dénoncer une discrimination acceptée de presque tous : ce sont les porte-drapeaux d’une utopie nécessaire dont s’est toujours nourrie l’humanité pour avancer. Repensez à ces précurseurs qui ont choisi de combattre l’iniquité des traitements réservés aux esclaves, aux Noirs, aux femmes, aux homosexuels ou aux animaux non humains. Des fous ? Tout le contraire : ils dénonçaient justement la démence qui pousse les humains à mépriser une partie de leurs semblables. Toute idée qui chamboule les certitudes sur l’organisation de notre destin commun est une utopie, en tant qu’espoir d’un mieux. Mais ce n’est pas pour autant un délire. Martin Luther King a fait un rêve, mais ce rêve reposait sur une vérité incontestable : celle de l’égalité naturelle entre tous les hommes, quelle que soit la couleur de leur peau.

Contrairement à l’idée traditionnellement véhiculée, cette utopie n’a donc rien de naïf, elle se caractérise par une clairvoyance supplémentaire et une meilleure préhension du réel. En moquant cet utopisme, on dénigre par ailleurs l’imagination. Or attaquer l’imagination, c’est attaquer ce qui nous rend humains et c’est oublier un peu vite que l’imaginaire mène au réel. Sinon, nous habiterions toujours au milieu des forêts en frottant des silex pour nous chauffer. La science, l’art et même la politique sont des épreuves de traduction et d’anticipation. Où serions-nous aujourd’hui sans tous les rêveurs qui nous ont guidés et qui ont su nous élever à nous-mêmes ? Qui aurait cru il y a mille ans que nous volerions un jour dans les airs et que nous irions marcher sur la Lune ? Qui pensait sérieusement il y a trois siècles que l’esclavage serait officiellement aboli partout dans le monde et qu’un Noir deviendrait président des États-Unis ? Combien croyaient il y a un siècle en France que les femmes auraient le droit de voter et de se présenter à des élections ? Que deux personnes de même sexe obtiendraient le droit de se marier ? Que nous inventerions la sécurité sociale et l’assurance chômage ? Que nous trierions nos déchets en différentes poubelles pour les recycler ? Qui aurait pu imaginer qu’un mouvement d’ampleur mondiale pour les droits des animaux allait voir le jour ?

IV

Le mensonge ne se situe pas en Utopie, mais partout autour de nous en Néolibéralie. Regardez attentivement, faites fi des apparences : tout ce qui nous entoure et dans quoi nous baignons est faux ou presque. L’argent, le travail, la démocratie, le terrorisme, la liberté, l’égalité, la fraternité, l’exploitation animale et même l’amour. Sur tous ces sujets qui déterminent notre quotidien, nous sommes submergés de contre-vérités orchestrées et relayées par ceux qui ont le droit à la parole publique. Les « experts », les philosophes médiatiques, les journalistes, les politiques, les industriels : ils se trompent et nous trompent, ils enfument, ils assènent sans savoir, ils détournent l’attention, bref ils passent à côté du vrai ou ils le rejettent car ce vrai dérange leurs intérêts. Ce sont eux qui cultivent le déni de réalité, pas les utopistes.

L’argent est une escroquerie : il n’existe pas vraiment, ne représente plus de valeur réelle, et pourtant il décide des hiérarchies humaines. Surtout, contrairement à l’idée reçue, il ne permet pas d’acheter des choses mais il permet à ces choses de nous acheter. Il est le poison qui pollue. L’esclavage n’a pas été aboli. Le travail présenté comme libérateur et émancipateur est en réalité source de souffrance pour la majorité. Il emprisonne, contraint et asservit. Par ailleurs, alors que l’on exige des citoyens qu’ils travaillent davantage, l’emploi disponible disparaît en raison du progrès. Notre démocratie n’en est pas une. Nous votons, certes. Nous râlons, certes. Nous commentons, certes. Mais cette démocratie de façade est organisée de manière à exclure le peuple des grands choix qui le concernent. Comment ? Soit en le coupant de l’information nécessaire à un avis éclairé, soit en outrepassant sa volonté, soit en évitant de l’associer directement aux décisions. À chaque fois cependant, des précautions donnent aux processus de décision une allure respectable. Sont organisés des votes, des commissions, des réunions, des débats télévisés. Les apparences sont sauves. Mais voilà la réalité : lors de la dernière élection présidentielle, deux candidats défendaient l’idéologie néolibérale, en opposition aux programmes sociaux-démocrates ou antilibéraux fort différents de leurs adversaires. Au premier tour, ces deux candidats ont réuni un total de 44 % des voix exprimées, soit moins de la majorité. Pourtant, aujourd’hui, la politique économique de notre pays est bien guidée par les dogmes néolibéraux rejetés par plus de la moitié des Français.

Le terrorisme, qui nous est présenté depuis plusieurs années comme la principale menace sur notre société, n’est en réalité qu’un phénomène mineur. Il mérite évidemment qu’on s’en inquiète, il convient de l’éradiquer sans états d’âme, mais ses conséquences réelles sur la population sont anecdotiques en regard des dégâts causés par notre modèle économique et industriel, lequel tue bien davantage que le terrorisme officiel. Le triptyque liberté-égalité-fraternité, censé représenter nos priorités républicaines, n’est plus qu’un slogan qui sonne creux et qui rappelle vaguement que notre pays a été celui des révolutions, plus ou moins réussies. En France la liberté est toute relative, l’égalité n’existe pas, et la fraternité deviendra bientôt un gros mot, tant elle est attaquée et discréditée par nos représentants politiques. On pourrait en dire autant de la justice, de l’empathie, de la compassion, de la générosité, de la non-violence. Tous ces mots circulent toujours dans les discours officiels. Mais ils ne sont plus que des coquilles presque vides. Les concepts qu’ils incarnent sont combattus et niés chaque jour par l’égoïsme et le cynisme des privilégiés qui ont pris le pouvoir et qui l’utilisent à leur unique profit. La manière dont nous traitons les animaux est elle aussi guidée par le déni. Pour continuer à les exploiter et à les tuer sans remords, nous refusons de les voir tels qu’ils sont réellement, à savoir des individus intelligents, sensibles, qui ressentent des émotions semblables aux nôtres, et qui ont besoin de bouger, d’échanger et de s’amuser. Comme nous.

Même les relations entre congénères humains ne sont généralement que tromperie et jeux de rôle. Les faux amis se multiplient à la vitesse de la lumière grâce aux autoroutes de la virtualité, et les « vrais » amis détalent souvent à la moindre averse. Les amitiés imaginaires ou intéressées sont le symptôme d’un mode de pensée qui encourage à aimer utile, et non à aimer sincère. Le tour de force des dictateurs aux petits pieds qui nous dirigent est d’avoir instauré un régime à leur service sans que nous, citoyens anonymes et tranquilles, nous nous soyons aperçus du coup d’État : nous avons doucement basculé vers un totalitarisme soft, bon teint, un totalitarisme 2.0 où le costume-cravate remplace l’uniforme militaire. L’oligarchie au pouvoir a réussi avec brio son hold-up sur nos vies, en imposant son modèle politique et économique unique et en persuadant une grande partie d’entre nous qu’aucun autre n’est possible. Les dirigeants des « grandes démocraties riches et modernes » prospèrent sur l’illusion d’un monde qui n’existe pas. Ils refusent de reconnaître que leur modèle a depuis longtemps révélé son inefficacité et sa dangerosité, que ce soit à travers les crises financières, l’augmentation inéluctable des inégalités, les guerres liées au contrôle des énergies et des minerais, les migrants, le réchauffement climatique, l’érosion des sols, la perte de la biodiversité ou les massacres de masse d’animaux non humains. En ce début de XXIème siècle, alors que les néolibéraux s’enferment dans leur réalité virtuelle dictée par la sottise et l’avidité, les utopistes sont des résistants de la vérité.

UTOPIA XXI par Aymeric Caron
By Flammarion - 528 pages - 21 euros


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