Ardèche : une opération anti-OGM dégénère à Aubenas

jeudi 21 décembre 2017
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Par Dolores Mazzola

Ce mardi à la mi-journée, une action anti-OGM conduite par des membres du Collectif des Faucheurs Volontaires a dégénéré devant un supermarché d’Aubenas, en Ardèche.

Ce mardi 19 décembre, les trois grands médias du sud de la région, le Dauphiné, France Bleu et France 3 décident de suivre des militants anti-OGM et anti-pesticides qui devaient mener une action dans un supermarché d’Aubenas. À quelques jours des fêtes, le collectif entendait sensibiliser le grand public à la qualité de l’alimentation. Au programme : un ré-étiquetage au rayon viande opéré par une dizaine de militants sur des barquettes de porc et des volailles. Selon eux, certains produits vendus contenant des OGM ou des OGM masqué. Mais cette action qui se voulait pacifique ne s’est pas passée comme prévue...

Rapidement, au bout de quelques minutes, militants et journalistes ont été priés par le service de sécurité et la direction de sortir du magasin. Et c’est sur le parking de l’enseigne que les choses ont dégénéré. Noms d’oiseaux, bousculade et gaz lacrymogène... un agent de sécurité du supermarché s’en est pris aux faucheurs mais aussi au journaliste de France Bleu présent pour couvrir le sujet. Ce dernier a reçu du gaz lacrymogène en plein visage et s’est effondré. Son matériel a été endommagé. Il y eut alors une grosse pagaille devant la caméra de Cédric Lepoittevin et Hugo Chapelon. (illustration)

Le magasin entend porter plainte contre le collectif de militants. De son côté, le collectif entend se retourner contre le service de sécurité du magasin. Le journaliste de France Bleu, qui a écopé de trois jours d’ITT, va porter plainte. "Radio France va mettre ses services juridiques au service du journaliste", indique Florence Beaudet, rédactrice en chef France-Bleu-Drôme-Ardèche.

france3-regions.francetvinfo.fr


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Brèves

Nouvelle convocation José Bové au tribunal d’instance

samedi 8 décembre 2007

Reçu du "Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire"

José se retrouve à nouveau devant la JAP lundi 10 décembre au matin, il faut à nouveau tous être présents pour soutenir la fin de toutes les condamnations contre les militants anti-OGM.

RAPPEL :

Lundi 12 novembre, José Bové est ressorti libre du bureau de la juge d’application des peines du tribunal de Millau. La magistrate et le porte-parole des Faucheurs volontaires ont discuté de la façon dont celui-ci pourrait accomplir la peine que lui a infligée la cour d’appel de Toulouse le 15 novembre 2005 : quatre mois de prison ferme, en tant que récidiviste, pour avoir participé au fauchage d’un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne).

En droit, la juge pouvait placer M. Bové sous bracelet électronique, mesure que le leader paysan avait par avance rejetée. Ce refus aurait pu justifier sa mise en détention immédiate. Selon son avocat, Me François Roux, José Bové a indiqué qu’il acceptait un aménagement de sa peine, qui pourrait prendre la forme de "jours amendes". La juge l’a convoqué le 10 décembre, pour un débat contradictoire avec le procureur.

cactus pubis

samedi 24 novembre 2007

Au poil !

Un cactus sur lequel poussent des poils pubiens ?

Voilà qui ne manque pas de piquant. Cette œuvre conçue par Laura Cinti est l’une des pièces phares du Festival international des sciences d’Edimbourg, en Ecosse. Pour réaliser The Cactus Project, l’artiste “transgénique” dit avoir introduit du matériel génétique humain dans le génome d’une cactée.

En 2000, l’artiste brésilien Eduardo Kac avait déjà exposé un lapin transgénique vert fluorescent, doté d’un gène de méduse. Si le directeur du Scottish Arts Council – l’ancien évêque d’Edimbourg – a quelques réserves en ce qui concerne la manipulation d’animaux, l’œuvre de Laura Cinti ne lui pose pas de problème éthique. “Faire pousser des poils pubiens sur un cactus ne fait de mal à personne”, estime-t-il.

courrierinternational