2018 : un budget de classe

mercredi 3 janvier 2018
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Par Anne Eydoux, Michaël Lainé, Philippe Légé, Christophe Ramaux, Henri Sterdyniak

Réduire les dépenses publiques et sociales pour diminuer les impôts sur les riches et augmenter les profits des entreprises, telle est l’obsession des classes dominantes en Europe, des technocraties nationales et de la Commission européenne. En même temps, les gouvernements doivent tenir compte des besoins des citoyens et les dépenses publiques sont nécessaires, même pour les entreprises, de sorte qu’ils ne peuvent aller trop loin et trop vite.

Le Pacte de stabilité et le Traité budgétaire continuent à préconiser des politiques restrictives en Europe ne tenant pas compte des exigences macroéconomiques. En même temps, les entreprises souffrent elles aussi de ces politiques d’austérité. Les gouvernements nationaux doivent gérer cette contradiction. La politique budgétaire d’Emmanuel Macron et de son gouvernement repose sur une priorité : il faut réduire fortement la fiscalité sur les plus riches (les investisseurs financiers) ou futurs plus riches (les entrepreneurs) pour inciter ceux-ci à rester ou à revenir en France et s’aligner sur les nouvelles normes du capitalisme financier. Il s’agit de faire entrer la France en plein dans la concurrence fiscale pour les plus riches, même si celle-ci est globalement un jeu à somme négative pour les peuples.

La loi de programmation des finances publiques 2018-2022 s’inscrit dans la logique européenne d’un objectif de solde structurel équilibré à terme. Or, comme nous allons le voir, la mesure du solde structurel est arbitraire et l’objectif absurde. La politique budgétaire française sera légèrement restrictive en 2018, année où la baisse du déficit public devrait heureusement être inférieure aux exigences de Bruxelles ; elle serait plus nettement restrictive encore les années suivantes. Les réformes envisagées (un ministre des Finances de la zone euro pour contrôler le budget des États membres) sont lourdes de menaces. Pour équilibrer sa politique, le gouvernement prétend donner du pouvoir d’achat aux salariés par la baisse des cotisations sociales. Mais celle-ci est financée par des ponctions sur les retraités et remet en cause la nature même des prestations chômage. La baisse de la taxe d’habitation sera financée par la baisse des dépenses des collectivités locales. L’objectif est de faire croire aux salariés que c’est uniquement en baissant les dépenses publiques et sociales qu’ils peuvent dorénavant avoir des hausses de pouvoir d’achat.

La baisse des impôts et celle du déficit public devront être financées par la baisse des dépenses publiques. Cette baisse, est-il prévu, ira croissante jusqu’en 2022. Pour 2018, certains secteurs ont résisté à la baisse de leurs dépenses (armée, justice, etc.). Outre les retraités, les principales victimes seront des secteurs cruciaux : l’emploi (forte réduction du nombre d’emplois aidés), le logement social (baisse des APL, mise en difficulté des HLM), les dépenses des collectivités locales. À terme, le gouvernement veut revoir le périmètre de l’action publique, ce qui implique des privatisations et la mise en place de services privés moins satisfaisants, plus coûteux, moins équitables (comme le montrent les exemples des sociétés d’autoroute, de Dexia, des Partenariats Public-Privé), avec de plus grandes inégalités de revenus et de statuts pour le personnel.

Cette note examine la programmation budgétaire 2018-2022, le PLF et le PLFSS 2018. Elle commence par présenter le contexte : celui de l’évolution actuelle de la conjoncture et de la croissance avant d’analyser la projection budgétaire du gouvernement. Elle examine ensuite le désarmement fiscal qu’organise le budget, puis revient sur les réductions des dépenses publiques avant de conclure.

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atterres.org


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Brèves

Appel de la Fédération des Maladies Orphelines

dimanche 5 octobre 2008

Nous avons reçu un mot de la FMO (fédération des maladies orphelines).

Roselyne Bachelot veut mettre un terme au Plan "Maladies Rares", et le
seul moyen de faire changer les choses c’est d’obtenir au mois 100 000
signatures.

Cela ne marche que par internet. Il faut aller sur le site, et signer,
c’est gratuit et ça prend une minute seulement.

Il reste peu de temps et on a que 30 000 signatures pour le moment.

Un grand Merci de bien vouloir nous aider, et faire circuler ce mail à un
maximum de personnes.

La pétition est ici : fmo-pétition

L’argent des chômeurs...

samedi 4 octobre 2008

Heureusement que le chômage est là pour fournir du travail aux bureaux d’études.

France-Emploi devrait naître, en janvier prochain, de la fusion de l’A.N.P.E. et de l’Unedic. Mais, sans attendre cette échéance, son futur président vient de confier des missions à trois cabinets de conseils pour un montant total compris entre 15 et 25 millions d’euros. L’un de ces cabinets, BPI Group, s’est spécialisé dans "l’out-placement", c’est-à-dire les plans sociaux de grande ampleur. Il lui reste à faire ses preuves dans le reclassement, mais, grâce à la générosité du service public de l’emploi, cette tâche ne devrait pas se révéler insurmontable.

Le deuxième heureux élu a pour patron le président de la commission économique du Medef. Quant au troisième, il été dirigé, jusqu’à l’an dernier, par un ancien conseiller d’Eric Woerth. Les chômeurs peuvent être rassurés : leur argent sera bien utilisé.

Le Canard Enchaîné

Christine Boutin encourage les maires délinquants

jeudi 31 juillet 2008

L’avant-projet de loi sur le logement présenté aujourd’hui au Conseil des Ministres par Christine Boutin va contribuer à vider de sa substance le « droit opposable au logement » qui avait été imposé aux pouvoirs publics par les mobilisations. Non seulement les engagements financiers de l’État tels qu’ils sont annoncés ne permettront pas la construction du nombre de logements sociaux nécessaires, mais encore certaines mesures visent explicitement à accélérer les expulsions ! Enfin, cerise sur le gâteau, le projet modifie la loi SRU en permettant aux maires d’inclure les logements d’accession «  sociale » à la propriété dans le quota de 20% de logements sociaux obligatoires. Alors que, pour les ménages les plus modestes, principales victimes de la crise du logement, l’accession à la propriété – même « sociale » - est, bien évidemment , une solution hors de portée. Cette mesure est, en réalité, un encouragement aux maires qui, malgré la loi SRU, refusaient la construction de logements sociaux locatifs dans leurs communes.

La LCR rappelle que de véritables solutions à la crise du logement passent par un effort financier public sans précédent, la réquisition des logements vides et l’inéligibilité des maires qui ne respectent pas la loi.

lcr-rouge

Grévistes de la faim en rétention à Vincennes

jeudi 21 février 2008

Communiqué des grévistes de la faim
du centre de rétention de Vincennes,
le mercredi 20 février 2007

Nous avons l’honneur de vous informer que l’on vit une situation très
difficile et catastrophique. Le manque de la moindre des choses, la
nourriture, les chambres sans chauffage, pas d’eau chaude, l’hygiène,
les provocations des services de l’ordre et la chose la plus
importante : la privation de notre liberté. Dans le centre de rétention
des chambres ont été incendiées. Un coran a été déchiré par les CRS. On
a pas eu de réponse satisfaisante à notre égard de monsieur le procureur
de la république. Après notre témoignage, c’est comme si rien ne s’était
passé. Quand nous sommes malades, les médecins ne nous donnent que du
doliprane et des cachets pour dormir. On a 90% des détenus qui sont
musulmans, ils nous servent de la viande pas hallal. Après trop de
demande et des grèves, personne ne nous a écouté. Le manque de
courtoisie bien que nous sommes dans un centre de rétention et pas
pénitentiaire, mais c’est le contraire qu’on subit et de cela on garde
un sentiment de mépris.

Pour toutes ces raisons nous demandons à tous les medias qu’ils soient
au courant et qu’ils écoutent les témoignages des retenus. Nous exigeons
notre libération et nous commençons une grève de la faim qui durera un
délai de 4 jours. Notre place n’est pas ici mais dehors.

Les grévistes de la faim du centre de rétention de Vincennes

(texte dicté au téléphone depuis le centre de rétention de Vincennes)

fermeturetention

Sarko pour le fun...

mercredi 23 janvier 2008

Faites-vous le délicat plaisir d’entendre Nicolas Sarkozy plaider avec grande conviction en faveur d’un référendum pour l’Europe. C’est irrésistible et ça donne envie de se la passer en boucle :

video.google.fr

Interventions !!

vendredi 7 septembre 2007

Bonjour,

Hier soir, au journal TV du soir, on a pu assiter à l’intervention courroucée de Mme la Ministre des Droits de l’Homme, suite à l’expulsion manu-militari de sans-papiers à Aubervilliers.

Cette commune, comme se l’est empressée de le citer Mme la Ministre, est dirigée par un "Maire Communiste", si ! si ! je vous assure, communiste, comme si cela avait valeur de "gros mot" dans sa bouche UMPiste.

Elle a donc trouvé cela indigne, certainement de notre République, de devoir expulser ces hommes et ces femmes déjà au bord du gouffre de la misère.

Je ne sais toujours pas si elle a fait aussi un rapport à son Président sur la brutalité policière à laquelle ces gens ont été soumis ou si son indignation portait uniquement sur la Mairie Communiste !!

De qui se fout-on, on a pourtant jamais aperçu cette dame dans un avion d’Air-France, lors de ces expulsions, ou certains passagers sont intervenus, scandalisés qu’ils ont été là aussi par les brutalités des sbires de ce même Président, aux bourrelets disgracieux gommés par les photographes serviles de cette presse à ses bottes.

A qui donne-t-elle des leçons, cette dame, car comme sa collègue de la Justice, son appartenance à une catégorie jusqu’ici ignorée des politiques, je veux parler des gens de couleur, n’empêche pas la bêtise, l’arrivisme à tout prix, la soif de ce pouvoir qui caractérise son Petit Chefaillon, et au risque de passer pour un "raciste" que je ne suis pas, la race ne protège aucunement de la Connerie.

Ce matin l’autre "boutefeux" Hortefeux, de sinistre passé d’extrême-droite, est parti en Guyane régler le problème de l’immigration. Peut-être envisage-t-il la réouverture de Cayenne, genre Guantanamo à la mode frenchie, pour tous ces pauvres hères à qui on fait encore miroiter le mirage de l’Europe Humaniste et Accueillante !!

Alors quand ces "personnages" arrêteront de jouer aux pompiers de service comme le fait une fois encore leur Nain de Jardin Elyséen, peut-être commencerons-nous à nous occuper sérieusement de cette immigration qui ne déplait pas à tout le monde et qui en enrichit quelques uns.

Bonne journée à toutes et à tous.
G.Lecoq .