Benoît Hamon : "Avec Macron, l’intérêt général s’est évanoui"

mardi 15 mai 2018
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Par Anne-Charlotte Dusseaulx

Le chef de file du mouvement Génération.s dit, dans une interview à Libération, qu’il "prendra toutes ses responsabilités" pour rassembler la gauche. "Nous sommes la gauche puisque tous les autres ne le sont pas !", lance l’ex-socialiste.

Face à la "stratégie populiste" de Jean-Luc Mélenchon, qu’il dit respecter, Benoît Hamon entend "assumer la responsabilité du rassemblement" de la gauche. "Le candidat de La France Insoumise ne croit plus au rassemblement de la gauche, et le PS reste empêtré dans le hollandisme. Moi, je prendrai toutes mes responsabilités", explique celui qui a fondé le mouvement Génération.s. "Nous sommes la gauche puisque tous les autres ne le sont pas !" Après sa lourde défaite à la présidentielle, Benoît Hamon estime que ses propositions d’alors sont aujourd’hui "confortées par les faits".

Tête de liste aux européennes ? "Une option parmi plusieurs"

À un an de l’élection européenne, l’ex-socialiste souhaite une liste "ouverte sur l’écologie des territoires, les banlieues, les grands défis contemporains des migrations, de la santé ou la défense des services publics" et espère faire liste commune avec Europe Écologie-Les Verts. Contactée pour en être, la journaliste Élise Lucet a "décliné, très poliment". Quant à savoir s’il sera, lui, tête de liste, Benoît Hamon rétorque que "c’est une option parmi plusieurs". Interrogé sur les élections municipales de 2020, Benoît Hamon dit "prospecter". "Nous aurons de très bons candidats sans CV politique mais avec une remarquable expertise, obtenue par le travail de terrain dans les quartiers, en milieu rural, dans la culture, l’entreprise, l’écologie ou la solidarité", assure le chef de file de Génération.s, qui tiendra son congrès le week-end du 30 juin à Grenoble.

Sans surprise, Benoît Hamon fait un bilan très critique de la politique d’Emmanuel Macron, qui a "réussi la fusion de la bourgeoisie de droite et de la bourgeoisie dite de gauche" et "mis en œuvre la sécession des riches". "L’intérêt général s’est évanoui", poursuit-il, estimant "qu’on est 100 % dans la droite libérale et conservatrice". Et de renchérir : "Perché sur son Olympe, Emmanuel Macron ne vante les mérites que des gagnants, ceux qui détiennent le capital, ceux qui ’font’ la richesse, qui ’font’ l’emploi, qui ’font’ la cohésion sociale : les démiurges de la start-up nation."

(Illustration : Benoît Hamon et Yanis Varoufakis avec qui il a constitué une alliance européenne progressiste et écologiste, le "Printemps européen". Reuters)

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