40 degrés à l’ombre

jeudi 5 juillet 2018
par  Michel Berthelot
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Par Michel BERTHELOT

Béatrice Dalle, pour ne prendre que son simple exemple car il y en a d’autres, a été insultée, conspuée, vilipendée, honnie ces jours-ci sur les réseaux sociaux par des redresseurs de torts à la petite semaine, pour avoir soutenu et admiré l’évasion spectaculaire de Rédouane Faïd.

On se demande bien pourquoi tous ces moralistes et sermonneurs sont aussi énervés. Pour ma part je les outrage et conchie volontiers ces agités du bocal qui s’en prennent si courageusement à Béatrice Dalle. Simplement parce que suis totalement de son avis et la soutiens absolument, même si au constat des multiples cris d’orfraies de tous ces bien-pensants, dévots et tartufes, dame Béatrice a depuis tourné casaque, retiré ses tweets et s’est platement excusée auprès de tous ces faux-culs de service.

Je m’explique. Tout d’abord, être mère de victime n’est pas un statut ni un diplôme qualifiant pour donner des leçons de sécurité publique et d’administration de la justice à un gouvernement. Ensuite il s’agit de rétablir quelques vérités essentielles, basiques et primaires, n’en déplaise aux jeteurs de sorts ! Ce n’est pas Rédouane Faïd qui a tué la fliquette Aurélie Fouquet au cours de cette tentative de braquage avortée qui a mal tourné. Rien ne permet de l’affirmer et Rédouane Faïd l’a toujours nié. C’est une bavure de ce commando de braqueurs qu’on lui a généreusement attribuée en le jugeant capable du fait et en le condamnant à 25 ans de réclusion criminelle sans sourciller en toute âme et conscience. Un crime dont il a toujours réfuté être l’auteur et pour lequel la justice n’a jamais pu apporter encore à ce jour la moindre preuve tangible et formelle.

25 ans de réclusion criminelle sans preuve acquise de la responsabilité d’un tel crime, comme ils y vont ! Quand on sait qu’aucune des nombreuses bavures policières (la dernière en date pas plus tard que ce mardi 3 juillet à Nantes) au cours desquelles des citoyens ont été tués ne se sont vues, elles, réprimées ou condamnées par la justice. Y aurait-il des articles différents dans le Code pénal selon qu’on soit riche ou misérable, citoyen lambda condamnable ou policier intouchable ? C’est pourquoi, oui, je persiste à être de l’avis de ce coup de cœur spontané et sans calcul aucun de Béatrice Dalle.

Rédouane Faïd est parait-il dangereux… 25 ans de réclusion criminelle ! On le deviendrait pour bien moins que ça, non ?! Surtout lorsqu’on a entendu sonner l’hallali et qu’on s’apprête à subir la curée !

Michel BERTHELOT
Le 3 Juillet 2018


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