Quatre jours d’hospitalisation : même pas mort

samedi 21 juillet 2018
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Un de mes amis vient d’être hospitalisé pour une intervention relativement bénigne. Rien de bien grave, rien de vraiment angoissant, la vie de tous les jours dans les hôpitaux français. Le ton du témoignage de cet octogénaire est, malgré tout, optimiste, à mes yeux pour deux raisons : ayant longtemps vécu sous les tropiques, il connaît les conditions médicales du tiers-monde et estime qu’on a encore un peu de marge ; par ailleurs, il sait écrire, donc il sait se dire et situer sa parole et son discours au-dessus des contingences de nos misérables vies.

Je ne me prononcerai pas sur les conditions mêmes de ces séjours (j’ai en effet changé d’établissement le quatrième jour) qui m’ont fait vivre des expériences très différentes. Dans le premier cas, dans une clinique dont l’atmosphère était climatisée (car la chaleur était enfin arrivée dans notre Midi), j’ai séjourné dans une chambre très vaste et fort agréable. Le seul inconvénient était qu’elle était située au troisième étage et que des travaux très importants (me semble-t-il la destruction d’un bloc opératoire ancien) menés au-dessus même du plafond de ma chambre, causaient un vacarme insupportable de huit heures du matin à cinq heures de l’après-midi avec une brève pause déjeuner entre 12 et 13 heures ; mon sort était toutefois à coup sûr plus agréable que celui des ouvriers qui trimaient au-dessus de ma tête, au soleil, en plein cagnard, mais cette pensée ne me rendait toutefois pas sourd hélas ! Pour compléter ce décor sonore, j’avais en plus, juste sous ma fenêtre, un tractopelle chargé d’évacuer les débris qui étaient sans cesse (à grand bruit), jetés depuis le quatrième étage ! Ce tractopelle était affecté au transfert de ces débris dans un camion mais chacune de ses manœuvres (nombreuses vu l’espace réduit, était agrémentée d’un joyeux "piou piou" qui, au bout de quatre ou cinq heures d’audition, vous mettait les nerfs en pelote au point de vous rendre fou !

Je n’ai fort heureusement subi ce traitement que quatre jours car entre-temps j’avais été transféré dans une autre clinique où j’étais cette fois au rez-de-chaussée mais dans une chambre sans climatisation, exposée plein Ouest, ce qui à Aix-en-Provence signifie le plein soleil jusqu’à 21h30 et en permanence une température voisine des 40° centigrades ! Le vacarme de la chambre précédente était donc remplacé par une température caniculaire que la nuit provençale ne faisait guère baisser ! Bref, cette courte expérience médicale a été d’autant plus désagréable que la brève opération dermatologique (sur le mollet et le bras droits que j’avais dû subir mais que j’imaginais bénigne s’est accompagnée d’une infection inattendue que, sans le moindre avis médical bien entendu, je juge « nosocomiale » ; à vrai dire je le fais sur la seule base, probablement incertaine, de la façon dont était fait le ménage de la chambre que j’occupais.

Au cours de cette opération, j’ai pu observer quotidiennement en effet que la femme de ménage évitait soigneusement chaque jour les pantoufles de mon voisin, posées au pied de son lit, en se gardant, sans doute par hygiène et pour éviter les déplacements d’air, de les toucher. Ces détails m’ont amené à méditer moins sur le sens que sur l’étymologie du terme « nosocomial » dont mes études classiques, pourtant longues et assidues, ne m’avaient jamais fait rencontrer chez Démosthène ou Isocrate. J’ai découvert soudain l’étymologie de "nosocomial", beaucoup plus récemment, en 2004 précisément, au cours d’un séjour à Corfou ; en passant devant l’hôpital local, j’ai lu par hasard la pancarte "nosokomion" qui m’a soudain éclairé. Craignant toutefois de m’avancer sans biscuit, j’ai donc avant d’entreprendre ce blog, consulté ce bon vieux Littré où j’ai lu : "Nosocomial, ale : (no-zo-ko-mi-al, a-l’) adj. Qui est relatif aux hôpitaux. Typhus nosocomial. Fièvre nosocomiale. Les édifices nosocomiaux. Etymologie : Νοσοϰομεῖον, hôpital, de νόσος, maladie, et ϰομεῖν, soigner."

En somme et pour faire court, de l’hôpital où vous entrez pour vous soigner, vous risquez fort désormais de revenir malade ou infecté et "nosocomial" ne qualifie nullement un type de maladie mais ne désigne que le lieu où on les attrape !


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Brèves

Témoignage vidéo éclairant

jeudi 29 novembre 2007
Villiers-le-Bel

dailymotion.com

Sur cette vidéo, un riverain, présent quelques minutes après la collision
entre la voiture des policiers et la moto des 2 jeunes, nous apprend
notamment que les policiers ont déplacé la moto et l’ont rapprochée des deux
corps.

La presse est pour l’instant muette sur ce témoignage qui fournit certains
détails importants.

L’aveu de Sarkozy

dimanche 18 novembre 2007

LE NON L’EMPORTERA LORS D’UN RÉFÉRENDUM SUR LE TRAITÉ « SIMPLIFIÉ »

Bruno Waterfield, le correspondant à Bruxelles du quotidien britannique The Telegraph révèle que Nicolas Sarkozy, devant un groupe de parlementaires européens réunis à huis-clos, a admis que « des référendums sur le nouveau traité européen étaient ‘dangereux’ et perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements »

Parlant du référendum du 29 mai 2005, Sarkozy a dit que « La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le NON. ». « La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé », a-t-il ajouté. « Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni. »