Lettres à Monsieur Hulot

mardi 4 septembre 2018
popularité : 3%

Bonjour Monsieur Hulot,

Entre essayer de faire bouger les choses de l’intérieur, laisser les décisions se prendre sans personne présentant une conscience écologique, servir de caution « verte » à ce gouvernement, je pense que votre décision a été dure à prendre. Pour l’avenir de mes jeunes enfants comme pour celui de notre planète, je regrette votre démission. Pour autant, cette démission démontre votre honnêteté vis-à-vis des convictions écologiques qui devraient s’imposer à tous. Le gouvernement dit que son bilan vous fera regretter votre démission… Je le souhaite, je pense tout autant que vous, mais j’en doute. En 38 ans de vie, c’est la première fois qu’une démission d’un ministre me touche. Merci d’avoir essayé.

Florian

************

Nicolas Hulot peut maintenant se placer en opposition par rapport à la politique néolibérale, bien droitière et anti-écologiste de Macron. On ne peut pas caresser dans le sens du poil les lobbys et les chasseurs et « en même temps » faire une vraie politique écologique. C’est pour moi antinomique. Nicolas Hulot a essayé de « sauver les meubles ». Ce n’est pas lui, mais bien la politique macronienne qui est en cause, il ne faudrait pas se tromper de cible ! La notion du « en même temps » s’est heurtée aujourd’hui à la réalité. On ne peut pas proclamer « Make Our Planet Great Again » et, « en même temps » ne pas donner les moyens aux offices HLM de construire des bâtiments à haute qualité énergétique. On ne peut pas se féliciter des décisions de justice prises aux États-Unis contre Monsanto et repousser la date de l’interdiction du glyphosate en France. On ne peut pas se dire pour une agriculture respectueuse de l’environnement et supprimer les aides au maintien des agriculteurs bio.

Anne

************

Je souhaite réagir à l’article d’Isabelle Attard sur le départ de Nicolas Hulot « Le départ de M. Hulot n’est ni surprenant, ni courageux ». Mardi matin, je n’ai vu qu’un homme ému, au bord des larmes. À moins qu’il puisse recevoir la Palme d’or au Festival de Cannes pour son interprétation, je crois en sa réelle sincérité. Personnellement, je salue le courage de Nicolas Hulot d’avoir tenté l’impossible, d’y avoir cru, d’avoir mis toute son énergie dans la bataille et de s’être retiré avant de se trahir. Cette sincérité et cette honnêteté sont extrêmement rares en politique et je pense qu’on devrait plutôt la souligner que trouver des arguments pour la démolir. Seul point sur lequel je suis d’accord avec Mme Attard : « Sale temps pour l’écologie »… Mais le plus exact serait de dire : sale temps pour la planète et l’ensemble des êtres vivants qui la composent : animaux, végétaux, milieux naturels et humains !

Isabelle

************

À la suite à la démission de Nicolas Hulot, on voit apparaître en arrière-plan le lobbyiste des chasseurs Thierry Coste, et ce mot « ruralité ». Avec toujours les mêmes éléments de langage de la part des journalistes et des politiques sur les « ruraux », qui font qu’on se demande s’ils ont un jour de leur vie posé les pieds en province. Mais c’est quoi, la ruralité, en France ? Vous, les ruraux, vous vous reconnaissez, dans les définitions données par les hommes politiques ? Parce que nous sommes ruraux, nous serions forcément chasseurs ou nous aurions forcément des proches chasseurs ? Quel rapport en fait ? Nous sommes des dizaines de millions de ruraux et il y a seulement 1 million de chasseurs. Pour rappel, il y a aussi 2,2 millions de cavaliers selon la Fédération française d’équitation (soit davantage que de chasseurs). Ces cavaliers sont forcément ruraux, à quelques exceptions (comme les chasseurs), parce qu’un cheval en appartement, c’est un peu compliqué. Donc, si on va par là, tous les ruraux sont cavaliers, n’est-ce pas ? Ben oui ! C’est logique, il y en a 2,2 millions quand même ! Ah bon, les ruraux ne montent pas tous à cheval ? Ben non. De même que la grande majorité des ruraux ne chasse pas et n’a même aucun rapport ni de près ni de loin avec les chasseurs. Cette comparaison juste pour montrer que ce raisonnement chasse/ruralité est bancal et absurde. Et si les hommes politiques et certains journalistes ont ce raisonnement si profondément ancré dans leur tête, c’est du fait d’un lobbying très bien mené depuis des années. C’est tout. Alors il faut faire quoi pour leur expliquer ce que c’est, en vrai, la ruralité ? Payer des lobbyistes ?

Adeline, « une rurale lassée »

reporterre.net


Commentaires

Agenda

<<

2019

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2526272829301
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
303112345
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

Informer

lundi 8 février 2016

Le Liban boycotte le salon du Livre

jeudi 28 février 2008

Le ministre libanais de la Culture annonce que son pays boycottera le Salon du livre de Paris, en raison de la participation d’Israël, invité d’honneur de cet événement prévu du 14 au 19 mars.

Une dépêche de l’Agence France Presse indiquait mercredi :

"Le ministère de la Culture va s’abstenir de participer (au Salon du livre) cette année, pour protester contre la décision des organisateurs de nommer Israël comme invité d’honneur à l’occasion du 60e anniversaire de (la) création" de l’Etat hébreu, a annoncé le ministre Tarek Mitri dans un communiqué.

europalestine.com