Facebook en chute libre aux États-Unis

samedi 15 septembre 2018
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Par Bernard Gensane

Une des raisons de cet énorme désamour est la pratique importante de la censure par Facebook. Ce qui rapproche tous les censeurs de tous les temps et de toutes les latitudes, par delà les opinions et les modes, c’est la bêtise : un acte de censure ne peut être rationnellement justifié. Donc Facebook fera les gros yeux devant la photo bien innocente d’une paire de fesses mais laissera passer des textes quasi fascistes. Ci-dessous un texte publié par l’1dex.

C’est un véritable exode. Un quart (26 %) des utilisateurs de Facebook aux États-Unis ont supprimé de leur smartphone l’application du réseau social depuis un an, selon un sondage publié mercredi 5 septembre par l’institut indépendant Pew Research Center. Sans surprise, le mouvement est encore plus marqué chez les 18-29 ans : 44 % affirment avoir effacé l’application de leur téléphone portable entre juin 2017 et juin 2018. Supprimer l’application ne signifie pas pour autant se désabonner de Facebook, mais c’est un indicateur important car l’utilisation de ce réseau se fait majoritairement sur mobile.

Facebook : non. Messenger : oui

Au deuxième trimestre 2018, l’entreprise revendiquait 185 millions d’utilisateurs actifs quotidiens dans la zone États-Unis et Canada, soit 2 millions de plus que l’année d’avant à la même période. Comment expliquer que le nombre d’utilisateurs actifs continue de grimper, alors que les gens déclarent supprimer l’application Facebook ? Comme expliqué dans le document financier remis à la Securities and Exchange Commission (Sec) aux États-Unis, la définition de l’utilisateur actif (quotidien et mensuel), inclut les personnes utilisant l’application de messagerie Messenger. Il est donc très probable que les Américains abandonnent le réseau social Facebook, mais continuent de plébisciter la messagerie. Le sondage a été réalisé du 29 mai au 11 juin, sur un échantillon de 3 413 utilisateurs de Facebook, issus d’un échantillon plus large de 4 594 personnes.

Une image écornée

Le premier réseau social au monde a été mi-mai au centre du scandale lié au cabinet britannique Cambridge Analytica (CA), qui a collecté indûment les données de millions de ses usagers. L’affaire a suscité une prise de conscience chez beaucoup d’internautes, qui se sont soudainement inquiétés de la diffusion de leurs données personnelles. L’entrée en vigueur, fin mai, du nouveau Règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) a encore attiré un peu plus l’attention des usagers sur le sujet. Facebook a réagi en facilitant la modification des paramètres d’utilisateurs. Sur les douze mois étudiés par le Pew Research Center, 54 % des détenteurs de pages Facebook aux États-Unis assurent avoir modifié leurs paramètres d’utilisateurs. Parmi les 18-29 ans, la proportion monte à 64 %. Et 42 % des personnes interrogées indiquent avoir volontairement cessé de consulter leur page durant plusieurs semaines, voire davantage. Quelque 74 % des usagers du réseau social ont répondu avoir effectué au moins une de ces trois actions (supprimer l’application, modifier les paramètres, ne plus consulter) durant les douze mois de la période considérée.

Au-delà des questions de confidentialité, qui concernent finalement tout autant les autres applications de l’écosystème Facebook (Messenger, WhatsApp et Instagram, qui détrône même Snap sur le terrain des stories), l’une des explications de ce désaveu du réseau social tient aussi à la mutation des usages. Facebook a fini par toucher tellement de monde que plusieurs générations s’y rencontrent désormais, poussant les plus jeunes à s’en aller pour éviter leurs parents et même grands-parents…

Source

bernard-gensane.over-blog.com


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