Privée de chauffage et d’eau chaude en plein hiver !

jeudi 14 février 2019
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Par Jean-François Chalot

À Melun, en toute illégalité, un propriétaire, en accord semble-t-il avec l’agence immobilière qui était commissionnée, a coupé le chauffage et l’eau chaude d’une locataire qui était en impayé de loyer. Puis Il a procédé au changement de la clé du sous-sol où se trouve la manette. La locataire a porté plainte il y a quelques semaines et attend qu’une décision soit prise.

Renseignement pris, cette dame n’est pas une « mauvaise payeuse » qui garde ses sous et qui refuse de payer. Cette dame de 45 ans payait régulièrement son loyer jusqu’au jour où chômeuse, elle n’avait plus de quoi payer C’est une femme qui n’a plus, aujourd’hui que le RSA pour vivre. Cette histoire malheureuse et cet acte d’un propriétaire « voyou » nous rappellent ce qui s’est passé dans cette même ville en juillet 2013. Un propriétaire avait privé d’eau un couple en plein mois de juillet, alors que l’épouse était sur le point d’accoucher et que c’était la canicule. Rappelons pour mémoire que le Maire de l’époque, Monsieur Millet a fini par demander à ses services d’aller rétablir l’eau. C’était un logement privé, ce qui n’a pas empêché l’édile de prendre ses responsabilités. Il ne l’a pas fait de suite certes, mais il l’a fait.

Le DAL 77 demande que la locataire puisse vivre décemment avec du chauffage... Il existe des procédures légales pour que le propriétaire soit indemnisé et que la locataire soit aidée mais la simple humanité exige que l’on ne voue délibérément au froid une personne. Il existe de très nombreux de nos concitoyens qui survivent sous le seuil de grande pauvreté. Tant qu’ils ne trouvent pas de travail, il leur est impossible de payer leurs loyers même avec l’AL car il faut rajouter les charges parfois lourdes et ces charges ne sont pas prises en compte dans le calcul de l’allocation logement. Ainsi que je l’ai déjà expliqué, la majorité des surendettés aujourd’hui sont des surendettés passifs, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de crédits à la consommation et leurs maigres revenus les mettent dans des situations insurmontables.

Pour que ces personnes aient plus de chance de « survivre » un tout petit peu mieux il leur faudrait un logement social, mais malheureusement , elles y ont difficilement accès, étant donné leurs revenus et sont contraintes à se rabattre sur du privé plus cher. Il y a là deux perdants : le propriétaire privé- quand c’est un petit - les grands ont des moyens et des bonnes assurances et les locataires qui sont au taquet.

Jean-François Chalot

agoravox.fr


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