Un rapport pointe une « stratégie de la peur » des forces de l’ordre lors des manifs à Toulouse

vendredi 19 avril 2019
popularité : 1%

L’Observatoire des pratiques policières de Toulouse dénonce « un dispositif de l’ordre disproportionné et dangereux pour les libertés publiques ».

L’Observatoire des pratiques policières (OPP) de Toulouse a présenté un rapport ce mercredi 17 avril dénonçant « un dispositif de l’ordre disproportionné et dangereux pour les libertés publiques », dès les manifestations sociales contre la loi El Khomri. Ce rapport, publié après deux ans d’observation de 47 manifestations toulousaines entre le 1er mai 2017 et le 23 mars 2019, pointe également une « escalade dans les armements » à partir de décembre 2018. S’appuyant sur différents observatoires à Nantes, Bordeaux et Montpellier, les auteurs ont observés, selon « La Croix », un « usage immodéré » des lanceurs de balles de défense (LBD), un « large usage » des grenades assourdissantes (GLI-F4) et grenades de désencerclement (GMD), ainsi qu’une « utilisation massive sans précédent à Toulouse » des gaz lacrymogènes, et ce pour le maintien de l’ordre dans les manifestations des « gilets jaunes ».

L’attitude de la BAC lors des manifestations nationales est décrite comme « agressive » tirant « souvent sur des manifestants pacifiques et/ou alors qu’ils ne sont pas un danger ». L’OPP s’interroge sur l’attitude de certains groupes de policiers, affirmant par exemple avoir « vu les BAC prendre des distances avec les codes et les lois, et le montrer », notamment par des « provocations visuelles, attitudes arrogantes, non-port de brassards police ». L’organisation remet également en cause le comptage des « casseurs » par la préfecture de la Haute-Garonne.

Stratégie de la peur

L’OPP estime qu’il y a une mise en place « d’une véritable stratégie de la peur, visant à dissuader les citoyens d’utiliser librement leur droit à manifester ». « Depuis la ’loi travail’ de 2016, la police a franchi un seuil dans la violence. Les policiers ne sont pas seulement violents, ils sont brutaux (…). C’est la brutalité de ceux et celles qui veulent revenir sur le Droit de manifester. C’est la brutalité d’un pouvoir qui veut imposer sa politique par la matraque et la grenade (…) », conclut notamment l’OPP.

L’OPP réunit la Ligue des Droits de l’Homme, la Fondation Copernic et le Syndicat des avocats de France. Le rapport a été réalisé sous la direction de Daniel Welzer-Lang, chercheur au Laboratoire interdisciplinaire solidarités, sociétés, territoires (LISST) du CNRS.

nouvelobs.com


Commentaires

Agenda

<<

2019

 

<<

Juillet

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930311234
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

Corrida pouah !

mercredi 14 janvier 2015