Déclaration sur la situation des réfugiés en Afrique

De YORO BI TA Raymond
jeudi 16 mars 2006
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Chaque année, dans le monde entier, l’on célèbre la déclaration universelle des droits de l’homme, droits politiques, économiques, sociaux et culturels, qui demeure un instrument juridique international fondamental pour le plein épanouissement de l’homme, gage de tout développement, facteur de paix et de stabilité.
Les articles 3 et 25 de la déclaration universelle sont clairement explicites et interpellent tout le monde. Le non respect de ces droits est aujourd’hui source de nombreux conflits sur le continent africain (guerre civile, dictature, autocratie, pauvreté et autres ...).

La convention 1951 définit le réfugié comme toute personne craignant avec raison d’être persécuté du fait de sa race, sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, qui se trouve hors de son pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle.

En somme, le réfugié est donc une personne qui a fui sa résidence en abandonnant sa famille, ses biens pour se retrouver dans un pays tiers où il n’a rien. Atteint psychologiquement, il a besoin d’une assistance qui lui permet de ne pas sombrer dans la dépression et la déprime.

Il est donc inconcevable que cette personne qui a tout perdu, tout abandonné soit confronté à une autre forme de persécution dans son nouveau pays d’asile. Tout ce qui lui est destiné, est malheureusement détourné par ces protecteurs (le système des nations unies).

En Afrique en général et au Bénin en particulier, quand le réfugié se trouve devant des personnes qui sont sensées de lui apporter assistance morale et matérielle, elles lui sont hostiles et animées de mauvaise foi, de xénophobie, de haine vis-à-vis de l’étranger qui, d’ailleurs est injustifiée.

Par exemple :

En 2001 et 2002 ce sont soixante sept agents du HCR et des agents partenaires qui ont exercé la violence et l’exploitation sexuelle sur les enfants en Afrique de l’Ouest (Libéria, Sierra Leone et Guinée) et l’Afrique de l’Est (Kenya). En 2003 et 2004, c’est le tour de l’Afrique Centrale (Congo RDC, Rwanda et Burundi).

Dans la nuit du 29 au 30 décembre 2005, en lieu et place des cadeaux aux enfants, le HCR et les autorités égyptiennes ont décidé de tuer les pauvres enfants endormis. En lieu et place des vœux de nouvel an à la communauté des réfugiés vivant en Egypte, le CHR et les autorités égyptiennes ont assassiné des femmes, des hommes et des jeunes soudanais et autres nationalités qui ont fui l’insécurité dans leur pays.

Ce mardi 14 Mars 2006, seize togolais demandeurs d’asile ont été chassés de force devant la délégation du HCR par une quarantaine d’agents de la police RAID conduite par le Commissaire Alfred SOHOU, Directeur de la Prévention et la Protection Civile avec la complicité du délégué général du HCR au Bénin, monsieur Rafik SAÏDI.

Ces seize togolais vivaient dans le camp de Agamé depuis la dernière crise au Togo en Avril 2005. Se plaignant de leur condition de vie dans le camp, le HCR a monté un complot contre eux. Ils ont été chassés par leurs frères togolais du camp. Du 03 Janvier au 03 Mars 2006, ils se sont domiciliés au Commissariat Central de Cotonou. Depuis le vendredi 03 Mars 2006 jusqu’à ce jour, ils s’occupaient l’esplanade de la délégation régionale du HCR au Bénin.

Le HCR qui a pour mission première, la protection et la sécurité des personnes en détresse, est devenu ces dernières années, le bourreau des femmes, des hommes et des enfants sous sa protection. De toutes ces violences faites aux réfugiés, les autorités onusiennes ont toujours protégé leurs agents indélicats.

Malgré la responsabilité des agents du HCR, dans l’assassinat organisé et orchestré contre les réfugiés au soudanais en Egypte, le Secrétaire Général de l’ONU et le Haut Commissaire pour les Réfugiés n’ont fait que déplorer et condamner les actes.

La délégation régionale du HCR au Bénin traite les demandeurs d’asile togolais d’aventuriers, de désoeuvrés, de délinquants qui n’ont qu’un seul objectif, se faire installer dans les pays européens ou américains. Pour rappel, ce sont des centaines de millions que la communauté internationale a mobilisé pour l’assistance aux déplacés togolais.

Face à ces nombreuses violations répétées des droits de l’homme de la part des représentations du HCR en Afrique sur la communauté des réfugiés, l’Association Interafricaine pour la Promotion et la Défense des Droits des Réfugiés et Demandeurs d’Asile (AIPDRDA) appelle à une mobilisation pour dire NON au génocide aux représentations du HCR en Afrique.

Fait à Cotonou le 14 Mars 2006

L’ASSOCIATION INTERAFRICAIN POUR LA PROMOTION ET LA DEFENSE DES REFUGIES ET DEMANDEURS D’ASILE

Pour le Bureau Exécutif Le président

YORO BI TA Raymond


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