Jeudi 1er Juin : Grande Manifestation Ludique contre Minatec et son Monde

mardi 30 mai 2006
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Voilà l’une des grandes et essentielles luttes à venir. Ne nous y trompons pas : Notre liberté, les libertés les plus fondamentales sont ici en cause, au même titre que la souveraineté alimentaire est remise en cause par les OGM.

A chacun de nous d’agir maintenant et demain !

Jean Dornac

Reçu de resogm

Jeudi 1er Juin, Midi, Place Félix Poulat Grenoble (38) : Grande Manifestation Luddique contre Minatec et son Monde

www.ogn.ouvaton.org

Si nous ne nous occupons pas des nanotechnologies, elles s’occuperont de nous !

Sommes-nous résignés à la surveillance permanente, omniprésente et sournoise ? A être tracés dans nos achats, nos déplacements, nos activités, nos contacts - dans les moindres aspects de notre vie sociale et quotidienne ?
Acceptons-nous une vie sous contrôle électronique via les puces communiquant par radio, les mini-capteurs, les systèmes biométriques, les caméras "intelligentes", les implants sous-cutanés, les poussières de surveillance, les objets espions ?

C’est à Grenoble le 1er juin 2006 que le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et l’Institut national polytechnique de Grenoble (INPG) inaugurent Minatec, "premier pôle européen pour les nanotechnologies". C’est de leurs laboratoires associés dans ce nouveau centre que sortent - et sortiront plus encore - les outils du contrôle technologique. Sommes-nous prêts à avaler les Organismes Atomiquement Modifiés, les nanoparticules toxiques, l’invasion de camelote électronique aliénante ?

Après la vache folle, les OGM, l’amiante, les pesticides, la radioactivité ou AZF, nous savons à quels désastres nous ont conduit les récents sauts technologiques et les changements politiques qui les ont accompagnés. Le développement de l’industrie technologique va de pair avec le renforcement de la misère sociale et la dégradation de la santé (cancers, allergies, stérilité).

Les nanotechnologies développées à Minatec manipulent la matière (le vivant et l’inerte) à l’échelle de l’atome. Comme un jeu de Lego, elles créent de nouveaux matériaux et de nouvelles molécules. A cette échelle, elles réunissent physique nucléaire, biologie moléculaire, chimie et informatique, pour préparer nos fléaux futurs. Elles sont la nouvelle guerre éclair que la techno-industrie mène au vivant.

Les nanotechnologies nous sont imposées comme le furent le nucléaire et les OGM. Même despotisme, mêmes maux engendrés, même crainte de leurs promoteurs à l’égard de nos refus et légitime défiance.

Alors, pourquoi nos décideurs applaudissent-ils à l’inauguration de Minatec ? C’est qu’en 2006, fabriquer et vendre des machines-à-aliéner (téléphonie, portails d’ambiance, domotique), des machines-à-contrôler, et des machines-à-tuer (armes "intelligentes", robots de combat, etc) cela rapporte et crée de l’emploi.

S’il nous reste quelque dignité, quelque conscience politique et historique, le moindre instinct de révolte, refusons Minatec et les nanotechnologies. Au nom du cœur et de la raison, refusons la fuite en avant technologique et la destruction écologique ; la course aux profits et à l’emploi ; le nanomonde totalitaire.

FERMEZ MINATEC ! VIDEZ LES LABORATOIRES !

Pourquoi nous manifesterons contre l’inauguration de Minatec à Grenoble le 1er juin 2006

À Grenoble depuis des années, l’université, la recherche, l’industrie et l’armée investissent dans les nanotechnologies, pour doper la croissance et "révolutionner nos vies". Nous refusons ce nouveau désastre techno-industriel.

Contre l’invasion des mouchards électroniques

Puces à radio-fréquence lisible à distance (RFID) dans tous les objets quotidiens et les papiers d’identité, sous la peau des animaux et des hommes ; micro-capteurs disséminés dans l’environnement et sur les personnes ; poussières de surveillance ("smart dust") ; capteurs biométriques ; caméras "intelligentes" : ces outils de surveillance sont conçus dans les laboratoires grenoblois. Bientôt nous ne pourrons plus faire un pas, dire un mot, acheter un produit sans être tracés et fichés.

Un monde totalitaire où l’idée même de contestation sera obsolète. Nous refusons (aussi) les armes du futur !

Les nanotechnologies servent aussi à faire la guerre. La Délégation générale pour l’armement a signé un accord avec le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), qui lui donne accès aux dernières avancées de Minatec, lui permet de choisir des sujets de thèse et d’orienter les recherches. Déjà les chercheurs conçoivent obus "intelligents", micro-drones, textiles camoufleurs et communicants, capteurs chimiques et biologiques, micro-sources d’énergie, armes à visée infrarouge, micro-capsules pour produits toxiques, exo-squelettes, et autres outils de mort.

Nous ne voulons ni des OGM ni des OAM (Organismes atomiquement modifiés)

Après les manipulations génétiques, les manipulations atomiques : les nanotechnologies s’attaquent à notre alimentation et à l’agriculture. Des chercheurs utilisent les nanoparticules pour introduire de l’ADN étranger dans les cellules de végétaux et produire des protéines aux caractéristiques nouvelles. Les agriculteurs sont bientôt contraints d’utiliser pesticides nano-encapsulés, nanoparticules vétérinaires, capteurs moléculaires, et de pucer leurs animaux. On sait pourtant produire de la nourriture saine avec des méthodes simples. L’industrie une fois de plus s’emploie à nous l’interdire.

Nous ne voulons pas de l’homme-machine

Nous refusons le projet des "technologies convergentes" (biotech, nanotech, informatique et sciences cognitives) qui prétend créer une race d’hommes "améliorés" à l’aide d’implants et de prothèses électroniques, et qui aboutira beaucoup plus sûrement à l’automatisation de l’espèce humaine : des robots.

Nous refusons la gadgetterie électronique

Outre les nanomatériaux et les nanoparticules, l’industrie compte sur les "objets communicants" pour doper ses ventes. Stylos, frigos, vêtements, électro-ménager, téléphones : tous les objets seront connectés. On appelle ça "l’intelligence ambiante". Un concept marketing pour nous faire consommer toujours plus de gadgets inutiles, polluants à fabriquer et à éliminer. Vous n’en avez pas besoin ? Si, répondent les "sociologues des usages" de l’IDEAS Lab à Minatec, payés pour nous faire gober la pacotille nano-fashion.

Nous refusons le règne du CEA-Minatec sur la région grenobloise

Pour attirer à Grenoble les chercheurs, créateurs de start-up, ingénieurs, convoités par nos élus, la ville et ses habitants sont priés de s’adapter.

Destruction des vieux quartiers pour construire des résidences de standing, éviction des classes populaires, explosion du prix des logements, urbanisation massive, politique de prestige. D’après un élu ravi, " C’est la tyrannie de la réussite, les pauvres cèdent la place aux riches ".

Les collectivités - c’est-à-dire nous - financent l’investissement (115 M€ de fonds publics sur les 193 de Minatec) pour le profit des entreprises privées. Ils décident pour nous, nous payons pour eux.

Contre les nanoparticules, "amiante bis"

Faites inhaler des nanotubes de carbone à des rats : leurs poumons ressemblent à ceux des victimes de l’amiante. Faites nager des perches dans un bain de fullerènes : elles développent de multiples anomalies cellulaires. Les nanoparticules sont déjà dans les crèmes solaires, les verres auto-nettoyants ou certains pneus. Des toxicologues ont montré que leur petite taille leur permet de circuler partout dans le corps, à travers la peau, le sang ou la barrière de protection du cerveau. A votre avis, pourquoi les assureurs refusent-ils d’assurer les risques sanitaires et environnementaux des nano ?

Nous refusons la dictature du système technicien

"Les nanotechnologies vont révolutionner nos vies", promettent chercheurs et industriels, comme ils l’ont déjà fait pour les OGM et le nucléaire.

Sommes-nous jamais consultés ? Si révolution il y a, elle se fera contre nous. Pour exemple : Minatec, initié par le CEA en 1998 et approuvé par la Métro en 2000, a été décidé dans le secret des réunions du techno-gratin, sans jamais consulter les Grenoblois. Ce n’est qu’en juin 2005, pour répondre à la contestation, que la Métro a organisé un talk show "Science et Démocratie" destiné à nous faire accepter des décisions déjà prises.

Fermez Minatec.

Grenoble, février 2006
Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies

Grenoble, 30-31 mai et 1er-2 juin :
4 jours contre Minatec et son monde

Programme
Mardi 30 Mai

• Journée : "Toute la ville en parle" : déambulations, débats publics
impromptus, infokiosks ambulants....
• 17 - 22h à la Bifurk : ateliers de réflexions thématiques et d’échanges de pratiques sur : carte d’identité électronique, biométrie, puçage électronique des animaux et des humains, la démarche d’enquête critique (avec des groupes en résistance).

Mercredi 31 Mai

• Journée : "Toute la ville en parle" : déambulations, débats publics
impromptus, infokiosks ambulants...
• Midi : Pique Nique : amenez de quoi partager un repas au Parc Paul
Mistral.
• 20h30 à La Bifurk : réunion publique sur "les nanotechnologies et
les raisons de s’y opposer" avec des intervenants de toute la France et
d’au delà.

Jeudi 1er Juin

• Midi, Place Félix Poulat : Grande Manifestation Luddique contre Minatec et son Monde
• A partir de 18h : Pique Nique sur les hauteurs de la Bastille.
Interventions de Pat Mooney (d’ETC Group, Canada). Musique et débats
impromptus.

Vendredi 2 juin

Nous serons encore là.

Et aussi, ne manquez pas l’inauguration de « Nano-oppression », la première oeuvre de l’anti-nanoart.


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Brèves

Nouvelle convocation José Bové au tribunal d’instance

samedi 8 décembre 2007

Reçu du "Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire"

José se retrouve à nouveau devant la JAP lundi 10 décembre au matin, il faut à nouveau tous être présents pour soutenir la fin de toutes les condamnations contre les militants anti-OGM.

RAPPEL :

Lundi 12 novembre, José Bové est ressorti libre du bureau de la juge d’application des peines du tribunal de Millau. La magistrate et le porte-parole des Faucheurs volontaires ont discuté de la façon dont celui-ci pourrait accomplir la peine que lui a infligée la cour d’appel de Toulouse le 15 novembre 2005 : quatre mois de prison ferme, en tant que récidiviste, pour avoir participé au fauchage d’un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne).

En droit, la juge pouvait placer M. Bové sous bracelet électronique, mesure que le leader paysan avait par avance rejetée. Ce refus aurait pu justifier sa mise en détention immédiate. Selon son avocat, Me François Roux, José Bové a indiqué qu’il acceptait un aménagement de sa peine, qui pourrait prendre la forme de "jours amendes". La juge l’a convoqué le 10 décembre, pour un débat contradictoire avec le procureur.

cactus pubis

samedi 24 novembre 2007

Au poil !

Un cactus sur lequel poussent des poils pubiens ?

Voilà qui ne manque pas de piquant. Cette œuvre conçue par Laura Cinti est l’une des pièces phares du Festival international des sciences d’Edimbourg, en Ecosse. Pour réaliser The Cactus Project, l’artiste “transgénique” dit avoir introduit du matériel génétique humain dans le génome d’une cactée.

En 2000, l’artiste brésilien Eduardo Kac avait déjà exposé un lapin transgénique vert fluorescent, doté d’un gène de méduse. Si le directeur du Scottish Arts Council – l’ancien évêque d’Edimbourg – a quelques réserves en ce qui concerne la manipulation d’animaux, l’œuvre de Laura Cinti ne lui pose pas de problème éthique. “Faire pousser des poils pubiens sur un cactus ne fait de mal à personne”, estime-t-il.

courrierinternational