OGM : plus que jamais, les cultures du secret !

vendredi 7 octobre 2005
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Près d’un millier d’hectares d’OGM sont cultivés en secret, avec la bénédiction du gouvernement (Figaro du 6 septembre 2005). Nul ne sait où se trouvent ces champs, quelles sont les mesures de sécurité prises contre le risque de pollution génétique ou encore dans quelles conditions seront écoulées les récoltes.

Communiqué de France-Nature Environnement.

FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT, fédération des associations de protection de la nature, dénonce ce mépris de l’opinion publique fortement opposée aux OGM, des intérêts économiques de l’agriculture non OGM, et même du droit.

Pour nous rassurer, le Premier ministre affirme vouloir appliquer le principe de précaution. Pour sa part, le ministre de l’Agriculture affirme que ces cultures sont surveillées, même si lui non plus ne sait pas où elles se trouvent... Comment se réclamer du principe de précaution lorsque l’on est responsable d’un vide juridique qui permet que la dissémination d’OGM dans l’opacité la plus totale ?

En effet, le ministère de l’Agriculture ne dispose d’aucune visibilité sur les cultures d’OGM actuellement entreprises en France. Et ceci uniquement parce que, sous la pression des firmes OGM, il a toujours refusé d’appliquer une « loi » européenne : la directive 2001/18/CE du 12 mars 2001, qui aurait dû être transposée dans le droit français avant le 17 octobre 2002 !

Ce texte prévoit la mise en place obligatoire, par chaque Etat, d’un « registre public des disséminations » qui doit permettre à tout citoyen de savoir où sont les champs OGM destinés à l’expérimentation ou à la consommation.

La fédération FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT a donc décidé d’intervenir auprès du Premier Ministre pour contraindre l’Etat français à créer ce registre nécessaire à l’information, au contrôle et à la traçabilité des OGM. En outre, elle sollicite officiellement la communication des quelques déclarations volontaires de champs OGM que le ministre de l’Agriculture affirme avoir reçues.

La publicité de ces informations et l’organisation d’un vrai débat public, notamment sur l’utilité du recours aux OGM, sont un droit pour chaque citoyen : celui de savoir ce que l’on fait de sa santé et de son environnement. Au Premier ministre de nous dire s’il compte appliquer les principes de précaution et de transparence en France ! Surtout à l’heure où notre ministre de l’Agriculture annonce la présentation prochaine du projet de loi sur la dissémination des OGM au Parlement...

Contact(s) Presse Arnaud Gossement (aspects juridiques) 06 83 32 15 10

Lylian Le Goff (aspects scientifiques) 06 72 15 22 25


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Brèves

Nouvelle convocation José Bové au tribunal d’instance

samedi 8 décembre 2007

Reçu du "Collectif des faucheurs Volontaires Rhône-Loire"

José se retrouve à nouveau devant la JAP lundi 10 décembre au matin, il faut à nouveau tous être présents pour soutenir la fin de toutes les condamnations contre les militants anti-OGM.

RAPPEL :

Lundi 12 novembre, José Bové est ressorti libre du bureau de la juge d’application des peines du tribunal de Millau. La magistrate et le porte-parole des Faucheurs volontaires ont discuté de la façon dont celui-ci pourrait accomplir la peine que lui a infligée la cour d’appel de Toulouse le 15 novembre 2005 : quatre mois de prison ferme, en tant que récidiviste, pour avoir participé au fauchage d’un champ de maïs transgénique le 25 juillet 2004 à Menville (Haute-Garonne).

En droit, la juge pouvait placer M. Bové sous bracelet électronique, mesure que le leader paysan avait par avance rejetée. Ce refus aurait pu justifier sa mise en détention immédiate. Selon son avocat, Me François Roux, José Bové a indiqué qu’il acceptait un aménagement de sa peine, qui pourrait prendre la forme de "jours amendes". La juge l’a convoqué le 10 décembre, pour un débat contradictoire avec le procureur.

cactus pubis

samedi 24 novembre 2007

Au poil !

Un cactus sur lequel poussent des poils pubiens ?

Voilà qui ne manque pas de piquant. Cette œuvre conçue par Laura Cinti est l’une des pièces phares du Festival international des sciences d’Edimbourg, en Ecosse. Pour réaliser The Cactus Project, l’artiste “transgénique” dit avoir introduit du matériel génétique humain dans le génome d’une cactée.

En 2000, l’artiste brésilien Eduardo Kac avait déjà exposé un lapin transgénique vert fluorescent, doté d’un gène de méduse. Si le directeur du Scottish Arts Council – l’ancien évêque d’Edimbourg – a quelques réserves en ce qui concerne la manipulation d’animaux, l’œuvre de Laura Cinti ne lui pose pas de problème éthique. “Faire pousser des poils pubiens sur un cactus ne fait de mal à personne”, estime-t-il.

courrierinternational