Le député (PS) de l’Essonne Manuel Valls a estimé récemment sur Radio J qu’il était "incontestablement" nécessaire que les budgets nationaux soient contrôlés par Bruxelles.
Mais le bouillant Valls n’a pas l’air de trouver qu’il serait normal que les contrôleurs d’un budget européen soient "incontestablement" élus.
Jusqu’alors plutôt discrets sur leurs relations avec les tarés des mouvements anti-IVG, les évèques français se lâchent : ils sont 24 à avoir rejoint le Comité de soutien à la "Marche pour la Vie" qui s’est déroulée le 17 janvier à l’initiative de toute la nébuleuse de groupuscules intégristes que compte notre beau pays.
Parmi ces prélats, relève la revue Golias, on compte des pointures comme le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon. Le site Internet du diocèse lyonnais fournissait même les indications pour se rendre à la manif parsisienne. Merci !
In Siné Hebdo N°72
En France, la grippe porcine serait sur la pente descendante, tout comme dans de nombreux pays. Pour le réseau SOS Médecins, l’activité diminue dans la plupart des régions et, à l’hôpital, la diminution du nombre de passages aux urgences pour grippe se poursuit.
En Allemagne, l’État fédéral de Brême a fait savoir qu’il voulait annuler le contrat qu’il avait conclu avec les compagnies pharmaceutiques, au sujet du vaccin contre la grippe porcine, à cause du manque d’intérêt de la population pour ce vaccin. Selon les estimations des autorités, 4 % seulement de la population de Brême a été vaccinée, ce qui laisse à l’Etat plusieurs millions de doses de vaccins inutilisés dont la facture s’élève à 30 millions d’euros.
Sylvie Simon
Tout augmente.
En 2005, participation de 2 euro sur le remboursement des consultations et autres examens.
En 2006, mise en route du forfait dit "18 euros" pour tous les actes techniques dont la valeur dépasse les 91 euros.
En 2008, instauration des franchises médicales : et hop ! 0,50 euro par boîte de médicaments (enfin, ceux qui n’ont pas été déremboursés) et aussi 0,50 euro par acte infirmier, et encore 2 euros par transport sanitaire.
Dans le budget 2010, une augmentation de 2 euros pour le forfait hospitalier, qui passe à 18 euros !
Enfin, tant que sont remboursés les antidépresseurs... ça va encore !
In Le Canard Enchaîné
Hervé Novelli, Secrétaire d’État au Commerce, a dévoilé sans boum boum ni pouêt pouêt le chiffre d’affaires moyen des auto-entrepreneurs : 4 200 euros par trimestre pour ces nouveaux chevaliers de la France qui bouge son cul.
Une fois déduits les charges, impôts et autres dépenses professionnelles, il doit leur rester, en gros, un RMI par mois. Mais la fierté d’être chef d’entreprise, ça n’a pas de prix...
Travailler plus pour en chier plus ?!
In Siné Hebdo

Lorsque je réfléchis à la situation du plus grand nombre d’humains, aujourd’hui plus que jamais, c’est bien dans une toile d’araignée que nous sommes pris. La toile représente le système capitaliste qui nous écrase tous. L’araignée, elle, représente les divers pouvoirs qui ne cessent de créer de nouvelles lois à leurs stricts avantages, ces nouvelles lois et en particulier les lois sécuritaires qui nous étouffent et font de nous des prisonniers.
Dans nos pays riches, peu de citoyens réalisent qu’ils sont pris au piège. Nombreux, même, sont ceux qui ne souhaitent que la pérennisation du piège qu’ils ne voient pas. Peu nombreux sont ceux qui restent lucides ou le deviennent à force de souffrances diverses.
Nos « araignées » ont un don exceptionnel pour nous présenter des leurres. En premier, elles nous font croire, à force de propagande, que nous vivons dans une démocratie et que notre avis leur est aussi cher qu’ils le respectent. Beaucoup trop nombreux sont ceux qui croient en de tels mirages. Est-ce par peur de l’inconnu ? Par peur de regarder la vérité en face ? Par peur de changer les habitudes ? La majorité ignore que si la toile d’araignée existe, c’est pour que les piégés s’y engluent et, qu’ainsi, les « araignées » puissent dévorer en toute tranquillité leurs victimes.
Les araignées, les vraies, ont comme habitude de se cacher pour attendre l’arrivée de leurs victimes. Ne reconnaissez-vous pas, là, le travail des pouvoirs politiques et économiques ? Leurs volontés réelles sont cachées ; elles n’apparaissent qu’au fil des lois votées.
Lorsque les victimes sont engluées dans la toile, les araignées se précipitent sur elles et leur injectent un venin paralysant. C’est exactement ce qui se passe avec la consommation. L’intelligence, mais plus encore la conscience des victimes sont paralysées. Elles sont incapables de réaliser dans quel piège elles sont prises. Le venin des araignées capitalistes est euphorisant et agit de telle manière que les victimes abandonnent toute personnalité propre et sont prêtes à aller jusqu’à la ruine pour satisfaire des besoins qui n’existent pas, des besoins qui ne sont que des visions dues au venin…
Enfin, les araignées tuent leurs victimes en « buvant » l’essence de l’être avant de voler tous leurs biens, peu à peu… L’agonie est très lente…
Je sais, ce n’est pas gai, mais avouez que nous sommes bel et bien entourés d’araignées mortelles dont le but n’est que de profiter de nous et de « boire » le peu de biens dont nous disposons. Ces araignées profitent en toute logique de la faiblesse des victimes ; les sdf, les chômeurs, les sans-papiers seront vite pillés et vidés de tout ce qui fait leur dignité d’humains et leurs moyens de vivre.
Comment croire encore que nous vivons dans une démocratie réelle ? Le pouvoir sarkozien, en France, mais aussi tous les pouvoirs des différents pays européens, méprisent de façon absolue le choix du « Non » français et néerlandais lors des référendums. Ils ont donc décidé de recommencer par un hilarant « nouveau traité », copie conforme du précédent. Nous jugeant à la fois trop ignares et trop stupides, ils vont, cette fois, imposer ce « traité de racailles » par les votes de l’ensemble des parlements nationaux, tous bien « droits dans leurs bottes ».
Il faut vraiment réaliser que la démocratie, comme la liberté, ne vaut aux yeux des pouvoirs que pour l’argent et ses fidèles serviteurs. Si nous ne comprenons pas ça, rien ne changera et le monde ira tranquillement à sa perte.
Cela peut paraître décourageant, défaitiste et tout ce qu’on veut, mais je rejoins Patrick dans la constatation tragique que voter ne sert plus à rien hormis de se rassurer ou de se donner bonne conscience. On peut refuser de voir cette réalité, mais cela n’empêche pas que ce soit effectivement notre réalité.
Beaucoup diront que l’espoir est à gauche, qu’il faut voter à gauche. Mais, bon sang, c’est quoi la gauche aujourd’hui ? Que peut-on raisonnablement attendre ou espérer d’un parti qui se prétend « socialiste », mais qui n’a gardé que l’étiquette en vidant toute la substance de que furent les idées des vrais socialistes du passé. Il ne m’intéresse pas de voter pour une étiquette-marketing, sachant que je ne voterai jamais que pour une timide alternative de la politique de droite extrême.
Voter pour la gauche dite « alternative » ? Est-ce vraiment une espérance après ce que nous avons vus aux présidentielles où chaque parti alternatif tirait avant tout la couverture à soi ? Je peux faire ce que je veux, mais je ne vois nulle espérance du côté électoral, tant les dés sont pipés.
Aujourd’hui, une élection prétenduement « démocratique » se gagne ou se perd en fonction de la fortune du candidat ou de son parti. Il est inutile de songer à se présenter si l’on est pauvre ou modeste ! Alors, où est la démocratie ?
De plus, désormais, les partis dominants ont trouvé le moyen de pérenniser leur pouvoir grâce aux « machines à voter », la plus belle supercherie des dernières décennies. Tout et n’importe quoi peut être fait pour trafiquer le résultat d’un vote, et ceci sans contrôle possible. On a vu, aux USA, avec les deux élections de GW Bush, ce qui est faisable… Où est la démocratie ? En quoi, dans ces conditions, une élection a-t-elle encore du sens ? Seront élus les fidèles serviteurs du capital, qu’ils soient de droite ou de gauche. Point ! Nos cris ou nos lamentations n’y changeront rien !
Je ne le crois toujours pas. Certes, le pouvoir du capitalisme rebaptisé abusivement « libéralisme », est plus puissant que jamais. La voie électorale est totalement bouchée. La répression dispose de plus en plus d’armes, au sens propre comme au sens figuré. L’arsenal des lois sécuritaires, sous le sulfureux et bidon prétexte de lutte contre le terrorisme, a provoqué tous les dégâts escomptés par les divers pouvoirs. Oui, le tableau est sombre…
Reste que nous oublions toujours une chose absolument essentielle : Les dirigeants, politiques, financiers, etc sont archis minoritaires, ce sont, au regard de la population mondiale, quelques poignées d’individus.
Nous oublions une autre chose essentielle : Ils ne détiennent leur pouvoir que grâce à notre passivité, nos peurs irrationnelles et, lorsqu’il s’agit de la société de consommation, de notre complicité très active.
En me fiant aux analyses de Patrick, je sais que le système capitaliste s’est installé peu à peu depuis pas mal de siècles. Ce n’est pas une quelconque élection qui a porté ce système à la domination de quelques pays, d’abord, puis du monde entier, actuellement. Ce changement sans élections a bouleversé le monde entier et apporté bien plus de malheurs que d’éléments heureux.
Ce qui a réussi à ce système tragique, tragique dans ses conséquences pour la foule immense des humains depuis des siècles, peut réussir pour amener un changement profond et réel pouvant mener à la fin du capitalisme.
Les pouvoirs dit « socialistes » ou « communistes », au siècle dernier, ont voulu procéder à un tel changement, mais trop vite, trop brutalement, instituant, de fait et inévitablement, la dictature partout où ils avaient pris le pouvoir. Je ne crois pas que le changement de système, d’un système opprimant le monde entier, puisse se faire rapidement, ni avec des dictatures, ni avec la violence. Toutes les révolutions ont échoué, sauf, peut-être, la révolution bourgeoise de 1789 en France, puisqu’elle fut une étape essentielle pour asseoir le futur pouvoir capitaliste.
Partant d’une telle constatation, il me semble évident que nous ne changerons ce monde, nous ne parviendrons à vaincre l’hydre capitaliste qu’avec le temps, beaucoup de temps, qu’avec une infinie patience et surtout sans violence. Toute violence sera immédiatement réprimée et les porteurs d’un tel mouvement, exterminés ou emprisonnés.
Mais disposons-nous du temps suffisant pour procéder aux changements profonds nécessaires ? C’est l’une des grandes questions et l’une des grandes hypothèques qui se posent à nous. Nul ne peut y répondre de façon certaine. La terre semble déjà sérieusement abîmée par les folies et excès entraînés par l’idéologie ravageuse d’un capitalisme plus fou et plus aveugle que jamais. Alors, certes, le temps nous semble compté.
Ce qui me permet de garder un optimisme très mesuré, c’est que même les capitalistes les plus voraces ne peuvent plus ignorer qu’il y a le feu dans la maison « terre ». Hormis les cervelles d’oiseau comme GW Bush, un certain nombre de patrons de tous niveaux, des plus petits ou plus gros, commence à percevoir l’urgence d’un changement dans l’exploitation des ressources naturelles et plus encore dans les méthodes de transformation de ces ressources, tant elles polluent et « tuent » le climat. Si cette prise de conscience s’approfondit chez eux, et qu’importent leurs motivations, ils prendront leur part dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ce qui, peut-être, nous laissera le temps, mais il faudra plusieurs siècles à n’en pas douter, pour que les changements en faveur de l’humain puissent se réaliser et s’appliquer, changement qui feront, je l’espère, régresser le capital à sa juste place, l’une des moins importantes de la vie.
La nécessité climatique rejoint la nécessité humaine. Cette nécessité absolue nous impose et nous imposera de plus en plus de vivre une décroissance réelle. Ce mot fait peur à beaucoup de concitoyens, il leur fait croire que nous voulons revenir « en arrière », que nous serions comme une « secte d’obscurantistes ». Pourtant, décroissance ne signifie pas pauvreté ! En revanche, si nous laissons poursuivre le délire de la « croissance perpétuelle », alors, oui, le plus grand nombre d’humains sera plongé non plus dans la pauvreté, mais dans la misère la plus noire imaginable :
Misère à cause du changement climatique qui induira l’inondation de nombreuses terres habitées ;
Misère à cause des feux de forêts accentuant encore le changement climatique ;
Misère à cause des terres insuffisamment alimentées en eau de pluie ici et inondées sous des trombes d’eau particulièrement violentes, là-bas ;
Misère due à la faim qui ne pourra que se propager dans le monde entier, toujours à cause du changement climatique. On a vu, en 2007, que de nombreuses cultures furent catastrophiques un peu partout dans le monde, catastrophes provoquant une augmentation des prix alimentaires ;
Misère encore en raison des maladies dites « tropicales » qui migreront de plus en plus vers le nord avec la migration de leurs agents « transporteurs », moustiques, mouches, etc ;
Misère du chômage qui augmentera à mesure que les populations s’appauvriront, tant le capitalisme ne produit que pour des individus solvables ;
Misère inévitable, également, à cause de la raréfaction des matières premières, l’ogre capitaliste dévorant tout sur son passage ;
Et je pourrais poursuivre encore ce catalogue des horreurs qui nous attendent, horreurs liées à la folie de la croissance sans fin.
La décroissance ne nous évitera pas une partie de ces maux déjà inscrits dans notre avenir d’humains. Mais si elle se fait dans des proportions suffisantes, elle ralentira le réchauffement climatique et donc diminuera les conséquences dramatiques de ce dernier.
Il m’apparaît donc comme totalement évident que si nous sommes conscients des dangers qui nous guettent, nous devons, personnellement et volontairement, sans attendre que le « voisin » commence, appliquer pour nous-même la décroissance. Nous devons, peu à peu, nous écarter du modèle de la consommation, de l’esprit de consommation. Les productions débiles de produits ne servant à rien d’autre que de faire de l’argent tomberont d’elles-mêmes si elles ne trouvent plus assez de clients.
Posons-nous la question : Dans tout ce que j’achète, de quoi ai-je véritablement besoin ? Si nous sommes honnêtes envers nous-mêmes, nous verrons que beaucoup de choses nous paraîtront rapidement comme parfaitement inutiles… Il ne faut pas oublier que tout l’art du marketing est de nous faire croire, au travers d’une foule de subterfuges, que telle ou telle inutilité absolue et avérée nous est totalement indispensable pour vivre…
Si vous entrez dans la logique de ma métaphore de la toile d’araignée, vous comprendrez aisément qu’il ne faut surtout pas nous laisser piéger par de nouvelles « piqûres paralysantes ». Notre pouvoir actuel est, à l’évidence, très prolifique de ce genre de piqûres.
J’ignore combien de nos concitoyens vont, ainsi, se faire piéger par la formule « guignolesque » du « travailler plus pour gagner plus ». En premier lieu, il s’agit d’une supercherie, d’une tromperie des plus lamentables. Je me souviens d’un temps pas si éloigné où les heures supplémentaires étaient payées 25, voire 50% plus chères, mais ceci sur un salaire qui était digne de ce nom, et non pas sur le pourboire actuel qui tient lieu de rémunération. Avec cette formule trompeuse, le pouvoir entérine les bas salaires, il les pérennise en cherchant à nous obliger à considérer que ne gagner qu’une misère est naturel. Avec cette formule stupide, ces mots qui ne veulent rien dire, ceux qui accepteront d’entrer dans ce piège, n’auront qu’une minuscule « gratification » sur leur pourboire. En revanche, les heures en question s’ajouteront aux autres, avec le même rythme de productivité qui rend déjà de nombreux salariés malades. Quand entendrons-nous un politicien honnête (cela existe-t-il encore ?…) annoncer que les salariés doivent toucher la juste part de leur travail, c’est-à-dire quelque chose qui soit un vrai salaire et non pas une misère ?
Par ailleurs, « travailler plus » que ce soit ou non pour « gagner plus », va exactement dans le sens contraire de ce que le climat a comme besoin urgent. L’essentiel des activités humaines produit de la pollution, oblige à produire toujours plus d’énergie polluante ou nucléaire, ce qui n’est pas meilleur puisqu’on ne sait toujours pas quoi faire des déchets et, qu’en outre, on sème un peu partout des bombes manière « Tchernobyl ». « Travailler plus pour gagner plus » donc pour « produire toujours plus » est une hérésie totale au vu du réchauffement climatique, mais cela fait partie des dogmes du capitalisme qui nécessitent, pour survire dans leur folie, toujours plus d’exploitation aussi bien des salariés que des ressources naturelles.
Je veux parler, là, de l’illusion que nous puissions changer quoi que ce soit par le combat politique à notre époque. Je crois vraiment que si nous voulons être utiles aux changements nécessaires, qu’il faut abandonner les illusions que beaucoup placent encore dans les partis politiques. Je sais, je choque en disant cela. Pourtant, ces combats sont devenus stériles et sont le meilleur moyen de vous faire taire, j’allais écrire de vous faire « traire » ! Les combats futurs pour la terre et pour une vie digne, ce droit intangible de chaque humain, ne se feront pas dans ce cadre vieillot, dépassé et désormais nocif.
Regardez, mais regardez donc l’exemple d’un Tony Blair qui s’affirme « socialiste » mais qui se sent si bien chez lui dans une réunion d’élus UMP ! Il démontre, à la perfection, que « socialiste » ne veut plus rien dire ! Regardez un Dominique Strauss-Kahn qui, à peine installé dans son fauteuil du FMI, déclare à qui veut l’entendre que la France de Sarkozy va dans le bon sens !
Il est vraiment urgent que les Français les plus modestes ou ceux qui placent encore l’humain avant l’économique, se réveillent en réalisant, enfin, qu’ils sont orphelins de tout représentant politique !
Il n’y aura pas de changement général, si nous ne changeons pas nous-mêmes ! C’est tellement évident que nombreux sont ceux qui ne le réalisent pas. Ce changement personnel implique, même si c’est très dur, d’abandonner les combats de partis, ces combats devenus stériles, voire ridicules tant il ne peut être question pour le pouvoir, gauche et droite confondus, de respecter notre volonté, de respecter la démocratie.
Jaurès est mort, bien mort, tué plusieurs fois : une fois par son assassin et désormais pas ceux qui ont encore le toupet de se réclamer de lui, de Sarkozy aux dirigeants du PS ! Ce n’est pas une nouvelle, mais vous avez de la chance ou un don particulier si vous trouvez encore quelque chose de Jaurès dans le socialo-capitalisme ou le socialo-libéralisme, en France ou ailleurs.
Autre changement personnel indispensable, il faut, j’en suis convaincu, dans tous les domaines qui peuvent nous oppresser, opposer une désobéissance civile aussi discrète qu’efficace. Songeons aux travailleurs du STO pendant la guerre qui sabotaient leur travail et, pour certains, sans aller jusque-là, qui ralentissaient leur rythme.
Ainsi, la constitution Giscard, relookée façon Sarkozy, sera adoptée par les divers parlements et donc imposée aux peuples méprisés. Mais, je veux espérer que des esprits éclairés seront capables de nous montrer quels sont les articles de cette constitution bidon que nous pourrons détourner, auxquels nous pourrons désobéir, que nous pourrons ignorer. Dans ce type de combat, très difficile, je compare notre œuvre de refus et de résistance aux vagues qui, à chaque mouvement de marée ; usent peu à peu les falaises les plus solides finissant par emporter des pans de terre entiers. Nous devons user ce mur qu’est la nouvelle constitution à venir à force de détournement et de refus d’obéissance. Avis donc à tous ceux qui ont la capacité de dire quels sont les articles que nous pourrons combattre pour user et faire tomber la totalité de cette constitution antidémocratique.
Nous entrons, là, dans l’un des domaines particulièrement urgent à changer. Depuis bientôt deux siècles, plusieurs générations d’humains, femmes, hommes et enfants, croyant que le « salariat » les libérerait des contraintes du passé, souvent de la rude vie paysanne, vie oh combien aléatoire, se sont livrées, il n’y a pas d’autre mot, pieds et mains liés, au monde du patronat. Or, bien qu’au 19ème siècle nous ayons déjà pu voir à quel point les travailleurs étaient prisonniers d’un patronat aussi vorace que féroce, aussi brutal que sans conscience, un patronat qui souvent s’abritait derrière le commode paravent de la religion, nous nous sommes collectivement enferrés dans le piège.
Dans la deuxième partie du 20ème siècle, grâce aux luttes ouvrières, nous avons pu croire que le système était acceptable. Mais depuis que Maggy Thatcher et Rony Reagan ont imposé le retour de la barbarie financière, du tout « marchandise », nous revenons, et dans le monde entier, aux pratiques du 19ème siècle, pratiques que le monde patronal et son pendant financier n’ont jamais accepté de voir leur échapper. Le piège, dans ses règles les plus féroces, se referme à nouveau sur nous tous.
Je ne sais pas qui trouvera une alternative à cet esclavage déguisé qu’est le salariat. Mais, en raison même, ici, en France, de la folie antisociale du pouvoir sarkozien, je ne doute pas un instant qu’il apparaîtra au plus grand nombre la nécessité de trouver autre chose que le salariat pour vivre. Lorsque toutes les lois de recul sociale auront été votées et appliquées, alors je crois que des esprits libres, des esprits ayant la capacité de réfléchir et d’inventer d’autres moyens de vivre se mettront au travail pour éradiquer l’épidémie mortelle qu’est le salariat. Si la solution est trouvée et s’avère bonne, alors le capitalisme séculaire n’en aura plus pour longtemps. Sans la force de travail, sans le courage des salariés, sans leurs statuts de quasi esclaves, les actionnaires verront fondre les revenus obtenus pas la souffrance et les efforts des autres ; les financiers, peu à peu, manqueront de liquidités ; les pouvoirs politiques n’auront plus les armes pour imposer leurs impostures.
Pour l’heure, c’est encore une utopie, mais je crois vraiment qu’il n’existe pas de problème sans solution et le salariat est un très gros problème !
Je crois qu’il faut que nous abandonnions toute naïveté, tout angélisme, au cas où nous en aurions encore, à propos de tous ceux qui nous ont entraînés dans la mondialisation marchande et financière. Les responsables idéologiques tout comme les responsables politiques des pays riches ne pouvaient pas ignorer qu’en faisant tomber les barrières douanières, seules protections des revenus salariés dans nos pays, ils feraient éclater du même coup toutes les avancées sociales obtenus par les grévistes de tant de génération. Ils ne pouvaient pas ignorer qu’ils nous faisaient passer d’un monde où nous tentions depuis des siècles de mettre l’homme au centre de toutes les activités à un monde strictement économique, strictement au service des financiers et de leurs quelques bénéficiaires, un monde où l’humain passerait au dernier rang, où l’humain ne serait plus autre chose qu’une utilité, et encore accessoire, pour l’économique.
Non seulement ils ne pouvaient pas ignorer que la grande masse serait broyée par le chômage, que les autres, peu à peu, seraient rétribués à la même hauteur que les plus pauvres des pays défavorisés, mais c’était le but recherché, le but auquel il fallait aboutir. Briser l’humain pour glorifier le marchand et le financier, c’est ce qu’ils voulaient, c’est ce dont nous souffrons à l’échelle planétaire.
Face à cette attaque féroce du capitalisme mondialisé depuis près de trente ans, il n’y aura pas d’alternative autre qu’une contre-attaque vigoureuse et mondialisée pour le renouveau social, pour l’équité des revenus au niveau global. Il sera impossible d’arriver à un résultat fondamental et pérenne si un nombre important de pays n’agissent pas de la même manière, au travers de la volonté de leurs peuples. Et il faudra bien écarter les dirigeants politiques et économiques, que cela plaise ou non. Rien ne bougera tant que ces castes dirigeantes auront un ascendant sur nous.
Alors, plutôt que de créer de nouveaux partis politiques, à l’infini, en diluant le peu d’espérance qui nous reste, envoyons ce qu’on pourrait appeler des « messagers » partout dans le monde pour apprendre ce que sont les résistances ailleurs et dire ce que nous comptons faire ou faisons déjà. Le principe des forums sociaux mondiaux me semble être une piste à suivre, pour autant qu’ils ne se laissent pas « dévorer » par des intérêts politiciens de tous bords. Et surtout, les participants de ces FSM ne doivent pas viser la prise du pouvoir ! Non, il est essentiel qu’avec la connaissance de toutes les diverses expériences alternatives, partout dans le monde, ils inventent et nous proposent, avec tous ceux qui hors des FSM feront le même travail, d’autres façons de vivre, d’autres façons de signifier aux politiciens de ce temps que leur époque est finie, que nous ne voulons plus d’eux et de leurs politiques désastreuses.
Ce sera ma conclusion. Lorsque je dis que la première urgence est de changer nous-mêmes, en profondeur, c’est bien dans le sens d’acquérir l’esprit de résistance. Rien ne peut être entrepris par des gens endoctrinés par la propagande politique ou par la propagande publicitaire. Il faut, j’en suis persuadé, réapprendre et ré-enseigner l’esprit critique, cet esprit particulier qui a été totalement anesthésié depuis des décennies. Sans esprit critique, il n’y aura pas d’esprit de résistance, ni d’imagination pour changer ce monde dans le sens de la justice et du partage réel. Sans l’esprit critique et l’esprit de résistance, l’humanité sera condamnée à mort à brève échéance. La faune, la flore disparaîtront dévorées par la voracité des adeptes d’un capitalisme qui ne connaît nulle autre loi que les siennes.
La survie de l’existence d’êtres vivants sur cette terre est entre nos mains, entre les mains des « résistants ». Je ne donne pas de « recettes », mais je serais heureux si par cette analyse, j’ouvrais quelques pistes utiles à la vie. À chacun de prendre sa part, mais d’urgence !
Bonjour Jean,
Une proposition : Si tu as un peu de temps, pourquoi ne pas créer un enseignement de l’esprit critique, de la libre pensée, du déconditionnement,... sous forme de cours originaux... En direction des plus jeunes notamment. Ce genres de programmes me semblent d’utilité sociale avant la disparition complète de la libre pensée. Il est temps de planter des graines... Cordialement
Bonjour Michel,
C’est le genre de cours qui seraient plus que séduisants. Cependant, il vaut mieux être en bonne santé et pouvoir se déplacer pour ce genre d’activité. Ce n’est pas mon cas, actuellement. Avis aux amateurs, parce que l’idée, oui, elle est essentielle en une époque de la propagande à tout va, de la propagande sous forme de spectacle people, sous forme de pubs débiles...
A défaut de pouvoir donner de tels cours, je crois que les jeunes pourraient déjà venir sur le site et profiter de la masse d’articles, de réflexions, d’analyses qui nous livrons quotidiennement. L’essentiel de ces textes sont le fruit non seulement de la réflexion, mais aussi de l’esprit critique et de l’esprit de résistance. C’est vrai également sur de nombreux autres sites amis comme e-torpedo, oulala et autres.
Il faudrait que les moins jeunes invitent les jeunes de leur connaissance à commencer à goûter au fruit défendu (par l’idéologie de la pensée unique).
Ils verront, peu à peu, que ce fruit-là a le goût de la liberté ! Or, il n’y a pas de bonheur possible sans liberté totale dans le respect de la liberté des autres...
LE BONHEUR ? HUM HUM Jean...
Qui gouverne le monde ? Les démocraties ? Les politiciens ? Les penseurs ? Les nations unies ?
Le monde est gouverné et dominé par le fameux triangle : les industriels, les militaires et la mafia.
Le reste, démocraties, politiciens, penseurs, religieux, nations unies … ne sont que des accessoires, des couleurs pour colorer le "spectacle" et le rendre acceptable, consommable*.
Il existe un comité secret de donneurs d’ordres en ce sens...
Donc, la liberté passe automatiquement par la désobéissance citoyenne, l’auto-gestion, l’autonomie.
Tous le reste est déjà décidé, longtemps à l’avance " en secret"
Ce que des humains font, d’autres humains peuvent le défaire...par un travail d’éducation populaire.
Internet est l’outil pour cela...
*Comment je peux changer la couleur de la police ?
cher Jean, rrien n’est perdu : La retrogradation quasi permanente des notes de risque des “valeurs” des banques (actions en chute libre ,d’heure en heure) et etablissements financiers entraine une cascade de devaluations comptables.
Le châteaux de cartes est encore un peu camouflé,mais de moins en moins,la reunion en catastrophe le 29 a Londres prouve l’inquietude grandissante. L’audit ,en cours,des comptes des grandes banques US pourrait reserver des surprises,le trou arriverait a 3000 milliards de $ :
A $3 Trillion Bankruptcy Will Now Start To Emerge
http://www.larouchepub.com/pr/2008/080112trillion_bankruptcy.html
FED : Les secrets de l’institut d’émission des Etats-Unis
par Wolfgang Freisleben, Vienne
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php ?id=695
Et c’est vrai que les partis de “gauche” sont sans propositions credibles,les seuls a proposer dans le desert un nouveau New Deal,sont bien obligés de reconnaitre le carcan de L’UE qui va peut etre eclater un peu le 29 a Londres (a condition que Davos l’agreait) ? L’urgence devient :proposer des alternatives concretes a la base,dans les quartiers comme dans les entreprises ;
Elle doit etre prioritaire,elle doit montrer notre utilité reelle,plutot que le debat “externe” sur le parti ou le communisme, lançons le debat sur les assises de la lutte contre la crise ( autodefense mondiale),enrichi de toutes les reflexions en cours.