Synthèse sur l’affaire de la disparition de la famille du docteur Yves Godard

mardi 26 février 2008
par  Dr Marie-Hélène Groussac
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Le 18 février 2008

C’est dans le contexte d’enquêtes et de découvertes, accompagnées de manœuvres internationales visant à me protéger, que survint la découverte des ossements du docteur Yves Godard, dans les filets d’un chalutier breton, en septembre 2006 mais annoncé, par les antennes nationales et la presse, que les jours précédant Noël. C’était en totale contradiction avec les habitudes, donc cela augurait que cette découverte était plus que dérangeante, carrément mal venue.

Outre la lettre ouverte, actuellement sur Internet, j’enquêtais et déposais, le 14 décembre 2007, 21 pages recommandées sur le bureau de la juge d’instruction en charge de cette nouvelle affaire, réouverte. Sans entrer dans le détail, voici les éléments qui orientent l’affaire vers une action délibérée de services secrets et plus particulièrement des Forces spéciales dépendant du gouvernement ou du service « action » de la DGSE.

L’écoute de l’avocat des parents vivants m’a permis de voir les manœuvres en cours pour étouffer cette affaire. Il y était question du fait qu’Yves Godard était allé se suicider en mer, probablement par arme à feu, ce, après avoir tué son épouse qui aurait voulu le quitter. Seulement voilà, Yves Godard n’avait pas d’arme à feu et, vu son mental, je le vois mal décapiter sa fille. Pour que le pariétal (os latéral du crâne) soit éclaté, ce n’est pas un tir par la personne elle-même, idem pour la petite fille. C’est forcément le fait d’un tireur d’élite, à distance, et comme je l’explique plus loin, de nuit, donc avec un fusil muni d’un repérage infra-rouge.

L’attirail de ces militaires comporte de quoi décapiter et une émission de télévision sur des anciens d’Algérie expliqua que cela se faisait de manière à faire disparaître la tête dans l’acide afin de ne pas reconnaître le corps. Ici, la mer a imposé une variante du procès. Tués de cette manière, les corps auraient surnagé ou seraient rapidement remontés, car il y avait de l’air dans les poumons, cela explique la suite des opérations. Dans la baie de Saint-Brieuc, on a retrouvé en même temps la tête du père et le crâne de sa fille de 6 ans, puis plus tard une mallette, tandis qu’on retrouvait le sac de voyage, quelques mois après la disparition, très loin au large de Roscoff, dans la même zone où les ossements d’une jambe d’Yves furent remontés en septembre 2006. De toute évidence, il y a deux zones clés, la zone du décès et la zone du lestage. Le lestage a été opéré, peut-être en zone internationale, mais surtout avec des fonds de 80 mètres.

Dès la découverte des ossements d’Yves, les cartes bancaires et papiers découverts dans la région de Saint Jacut de la Mer, non dégradés par la mer (contrairement à la mallette découverte dans la zone des têtes, donc très à distance de Saint-Jacut), des années après l’évènement, deviennent éminemment dérangeants. Car ils révèlent un montage visant à salir Yves, visant à le faire passer pour vivant et visant à le montrer aux yeux du bon peuple français comme un immonde salaud… au demeurant médecin alternatif.

Mais le roman macabre ne s’est pas arrêté là. Un « voyant » visionna le corps de Marie-France Godard sous le tas de déchets d’un cimetière normand proche du domicile de la famille Godard. Il faisait cela, le cher homme, pour aider la famille. Mais alors pourquoi ne pas avoir « vu » plus tôt ce corps, cela aurait évité aux parents et enfants du couple de souffrir de ne rien savoir. Autre point bizarre : on accepte facilement l’aide de ce voyant, mais, initialement, on insistait sur l’amitié du couple avec une voyante et là, le mot secte, mot magique en France lorsqu’on veut détruire quelqu’un, était évoqué, au vu de cette amitié.

Nouveau rebondissement : ce voyant a mal vu car ce n’était pas, d’après l’ADN, Marie-France mais une femme inconnue. Ce n’était pas un corps mais des restes, différence : mettez des restes humains anciens dans un endroit, la disposition n’est pas celle d’un corps décédé sur place. Donc là encore un montage macabre dont le but, évident et raté, était de fermer rapidement cette affaire Godard. Vouloir fermer à tout prix est déjà un indicateur en soi, car la justice n’a pas de raison de fermer ce dossier sauf s’il est hautement dérangeant et si les ordres occultes le réclament.

Il ne peut y avoir de montage de ce type, sans « raison d’État », donc, en l’occurrence, il semble s’agir d’un crime d’état. À partir de là, restait à expliquer comment les divers éléments de l’embarcation, objets et humains, pouvaient être répartis de manière à ce qu’enquêteurs et journalistes en soient arrivés à la conclusion d’une mise en scène d’Yves Godard, d’un pseudo-naufrage ayant pour but de disparaître à l’étranger. De toute évidence, il y avait les éléments prévus pour être découverts (annexe près de l’île de Batz, laissant croire qu’Yves avait gagné la terre ferme après avoir « pseudo-naufragé » ; brassière vers Cherbourg et bateau de sauvetage vers l’Angleterre, papiers sur la plage de Saint-jacut). Il y eut aussi ceux non prévu (crâne de Camille, os pariétal du père et tête, mallette dans la même zone de la baie de Saint-Brieuc, d’une part et, d’autre part, sac de voyage et os de la jambe d’Yves dans la même zone à 80 kilomètres au large de Roscoff, là où les fonds sont profonds et peut-être aussi « internationaux »…).

Après étude des cartes marines, après études d’autres documents, après que mon dernier intervenant m’ait lâché une fois, lui parlant des manœuvres des hélicoptères et ULM la veille de l’enterrement de mon père, « je vous signale que la guerre, ça se fait la nuit  », il devint évident qu’au moins Yves et Camille ont été tués de nuit, plus précisément en début de nuit, comme je l’ai entendu à la télévision (entraînement des forces spéciales basées à Lorient autour de Belle-Île, Thalassa, janvier 2007) et vérifié sur documents, concernant les entraînements des forces spéciales. Après reprise des horaires de lever et coucher du soleil les 2 et 3 septembre 1999 (Yves est parti le 1ier et a été vu le 2 par les douaniers), il devint logique que l’assassinat a eu lieu vers 22heures. Mais à cette heure-là, les courants marins se dirigent vers la côte et, ce, pour plusieurs heures. De plus, les fonds sont relativement peu profonds et une enquête avec un robot sous-marin aurait rapidement repéré les corps. Il fallait donc emmener les preuves encombrantes de l’assassinat, au large, là où les fonds ne permettent pas de retrouver des traces dérangeantes. Il fallait lester les corps afin qu’ils ne remontent pas, d’autant que les poumons avaient de l’air. Il existe environ 140 kilomètres entre la zone du crime et la zone de lestage. Le bateau a donc été amené dans cette zone afin d’opérer le lestage d’une part et le largage d’éléments flottants, brassière et canot de survie, d’autre part. Or, il se trouve que si l’opération a été effectuée dans un créneau d’une heure, autour de 2 heures du matin, les courants disparaissent dans cette zone pendant une heure avant de reprendre … vers l’Angleterre et vers Cherbourg : précisément les directions prises par le canot de survie et la brassière.

Le voilier « Nick » était un petit voilier de location, capable au maximum de voguer à 15 kilomètres/heure, par grand vent. Or, il n’y avait pas de vent, la mer était d’huile et le déplacement d’Yves entre le départ de Saint-Malo et l’endroit où il a été vu pour la dernière fois (douaniers) était de 3 K/H. Renseignements pris, le fait de tracter un bateau est possible et peut multiplier, au maximum, sa vitesse par 3. Donc le Nick tracté ne pouvait dépasser 45 K/H. Les calculs de vitesse de l’ensemble tracté entre la zone de mise à mort (vers 22H) et la zone de lestage des corps et du sac de voyage (vers 3 du matin) donnent quatre possibilités, autour de 27 K/H.


(Tenir compte d’un décalage horaire de 2 heures : notre heure est midi lorsqu’il est 14H. donc à 4H post-minuit, il est 2 heures pour nous.)

Restent les évènements postérieurs au largage effectué à 80km de Roscoff. Le bateau n’a pas été coulé car aucun élément n’est jamais remonté, contrairement à un naufrage. Il a été purement escamoté. Pour des raisons de logique, il devait devenir introuvable avant le lever du jour : cela laissait trois heures pour cette opération. L’annexe du bateau avec la veste et le chéquier d’Yves Godard a été trouvée près de l’île de Batz, ce qui signifie qu’elle a été larguée là, sur le retour de la zone de largage. Après vérification de la côte bretonne, seule la pointe de Roscanvel présente des caractéristiques permettant d’occulter rapidement, avant 5H du matin, le Nick. En consultant les cartes marines, il se trouve que les courants sont tels qu’ils facilitent le passage du Raz-de-Sein, après 2h du matin. En supposant que ce fût la direction prise après largage, un calcul de vitesse moyenne retrouve 27K/H. Cette hypothèse est donc la plus plausible. Elle est confortée par le fait que la caserne Quélern de la presqu’île de Roscanvel abrite, en toute discrétion, le service Action de la DGSE, service rendu célèbre par les actions du général Aussaresse et par l’affaire du « Rainbow Warrior » : s’il a été dissous suite à cette affaire, il a été reconstitué ensuite, en toute discrétion, à cet endroit.


L’opération de mise à mort et de disparition du bateau et de ses occupants (Yves, Camille 6ans et Marius 4 ans) nécessitait une préparation antérieure et une bonne connaissance de la mer et de ses particularités, sans compter le montage odieux de responsabilisation de cette disparition portant sur le père. Quant à la mort de Marie-France, la logique veut qu’elle n’aie pas eu lieu avant le départ d’Yves mais après : le père et les enfants sont morts sans avoir su que M-F les avait précédés. Tous les témoignages concordent : les enfants avaient un comportement normal comme des enfants qui partent en vacances avec leur père en laissant leur mère, laquelle n’aimait pas la navigation. Les voisins ont bien vu partir le père et ses enfants mais n’ont jamais vu sortir de la maison M-F, ce qui amène à la conclusion logique qu’elle a été tuée très rapidement après le départ, le 1ier septembre au matin. L’enquête a montré qu’il y avait eu beaucoup de sang dans la chambre et la salle d’eau, à l’étage et dans les escaliers et personne n’a rien entendu. Il n’y avait pas d’arme chez les Godard. M-F a donc été tuée par arme blanche ou par arme à feu munie d’un silencieux car aucun coup de feu n’a été entendu par le voisinage. L’abondance du sang retrouvé et le fait qu’il a giclé oriente vers cette seconde solution. Yves Godard embarque le 1ier, vers midi, et laisse son véhicule près de la zone d’embarquement. Cette voiture présentait des traces de sang de M-F, montage qui avait pour but de rendre Yves responsable du meurtre de sa femme. Cela implique que le corps de M-F est resté sur place, dans leur maison, le 1ier septembre et qu’il a été chargé dans la voiture d’Yves, ramenée pour l’opération, la nuit suivante. Par calcul, cette voiture a dû quitter son stationnement de nuit pendant une période de six à sept heures, ni vue ni connue.

Les militaires et gendarmes n’ont jamais trouvé le corps de M-F. Cela démontre qu’il était impossible qu’Yves ait tué sa femme le soir, là descende de la chambre dans la voiture, dépose le corps dans un endroit si particulier que personne ne l’a trouvé, revient, s’occupe des enfants qui n’ont rien vu et ne semblent pas troublés par l’absence de leur mère, prépare le départ, le tout sans cacher la présence de sang sur le matelas dans la chambre, la salle d’eau, les escaliers et la voiture, s’endort où ? sur un matelas plein de sang ? Comment les enquêteurs et les journalistes ont pu marcher dans cette combine qui ne tient pas debout !

Reste le dernier point, les restes humains retrouvés sous le tas d’ordures du cimetière de Lingèvres. Ne s’agissant pas d’un corps, ce sont des restes déposés là pour un ultime (du moins on l’espère car cela suffit) montage visant à tenter de salir une dernière fois Yves et à refermer ce dossier criminel, au mieux … mais au fait pour qui ? Sans être surdoué, il est facile de comprendre qu’un corps en décomposition présent sous les fleurs fanées aurait, dès septembre 1999, attiré l’attention par l’odeur qui ne ressemble en rien à celle des chrysanthèmes pourris. De plus, un corps qui se décompose, même trouvé tardivement, garde sa forme globale tandis qu’un corps déplacé des années après un décès ne présente plus sa forme globale. Qui plus est, les poubelles des cimetières sont vidées régulièrement. Ces restes humains ont donc été amenés là pour un nouveau montage qui impliquait le rôle du voyant extra-lucide pour les trouver, cqfd ! L’ADN n’étant pas celui de Marie-France, qui était cette femme ? Les assassins de Marie-France sont-ils aussi les assassins de cette femme ? Les assassins se sont-ils trompés de cadavre, des années après ? Ou plus simplement, les assassins ont-ils déposé la nuit du 2 septembre 1999 le corps de Marie-France dans une tombe et plus précisément dans le cercueil d’une autre occupante, exhumée en janvier 2007 par erreur ? Je privilégie cette dernière hypothèse car c’est le seul endroit où les militaires ne sont pas allés chercher.

Reste que dans cette dernière hypothèse, la plus vraisemblable, il était impossible, en plus de ce qui a été décrit précédemment, qu’Yves Godard ait pu ouvrir une tombe puis un cercueil, tout seul. Après visite des cimetières locaux, seul le cimetière de Lingèvres pouvait permettre de telles manœuvres, pour la simple raison qu’il est le seul à être en dehors du bourg et avec des allées larges. Le corps exhumé est donc vraisemblablement celui d’une femme qui a partagé son cercueil avec Marie-France depuis le 2 septembre 1999. Il suffit de comparer l’ADN de cette femme avec celui présent sur des objets ayant appartenu aux femmes enterrées dans ce cimetière, correspondant à l’âge suspecté de ces restes au moment du décès, et de plus inhumée au plus tard début septembre 1999.

Tout cet énorme montage a été épaulé par nombre de personnes qui voyaient Yves Godard partout à travers le monde. Là encore, les ossements remontés font tomber ce montage.
Trop de montages en toute impunité et même avec l’aide de nombre de fonctionnaires de l’état français, cela augure d’un crime d’état. De fait il n’y a eu aucun résultat des enquêtes en dehors de conforter les montages.

Quant aux raisons, elles sont liées à l’odieuse chasse humaine qu’avait subi, depuis près de 17 années, le docteur Yves Godard, dans l’exercice de sa profession. Fallait-il un exemple afin de transformer les médecins en un troupeau de moutons apeurés et soumis ? Je le pense au vu de ce que j’ai moi-même subi.

Docteur Marie-Hélène GROUSSAC


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