Altermonde-sans-frontières
Accueil du siteDe quoi réfléchirMatière à réflexionAutour du pouvoir
Dernière mise à jour :
lundi 22 décembre 2014
Statistiques éditoriales :
21567 Articles
120 Brèves
24 Sites Web
729 Auteurs

Statistiques des visites :
7613 aujourd'hui
8917 hier
7008799 depuis le début
   
Brèves
E-Constitution - Une forme de démocratie directe d’inspiration islandaise
mercredi 29 juin

Les autorités islandaises ont accepté l’idée de faire participer la population à l’élaboration de la constitution du pays à travers internet et les réseaux sociaux. Un nouveau mode de démocratie directe est en marche.

Les réseaux sociaux sont un outil participatif de choix pour les islandais, peuple le plus informatisé au monde et où les deux tiers de ses habitants possèdent une page Facebook. Dans une démarche pragmatique, les membres de l’Assemblée Constituante interagissent avec les citoyens islandais grâce à Facebook, Twitter, Flickr, et soumettent leurs idées, amendements, suivent en streaming les réunions du conseil dans une totale transparence.

N’en déplaise aux oligarques, voilà un contrat social légitime qui reposera sur des bases solides. À méditer...

 
HLM, des locataires blindés
jeudi 2 décembre

Plus de 50.000 familles parmi les plus riches de France bénéficient d’un logement HLM.

Fin 2007, quelque 53 000 familles parmi les plus fortunées de France étaient logées en HLM, selon des chiffres de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, révélés par La Tribune. (Mais ne vous précipitez pas sur le lien : l’article est payant bien sûr ! Ces gens-là ont investi le net seulement pour faire de l’argent) 37 000 familles logent en Ile-de-France, dont 18 000 à Paris, et 15 000 en province. Elles gagnent 11 200 euros par mois avec un enfant ou 13 500 euros par mois avec deux enfants.

bakchich.info

 
Manuel Valls le grand démocrate !
samedi 22 mai

Le député (PS) de l’Essonne Manuel Valls a estimé récemment sur Radio J qu’il était "incontestablement" nécessaire que les budgets nationaux soient contrôlés par Bruxelles.

Mais le bouillant Valls n’a pas l’air de trouver qu’il serait normal que les contrôleurs d’un budget européen soient "incontestablement" élus.

 
Extrêmiste onction
samedi 23 janvier

Jusqu’alors plutôt discrets sur leurs relations avec les tarés des mouvements anti-IVG, les évèques français se lâchent : ils sont 24 à avoir rejoint le Comité de soutien à la "Marche pour la Vie" qui s’est déroulée le 17 janvier à l’initiative de toute la nébuleuse de groupuscules intégristes que compte notre beau pays.

Parmi ces prélats, relève la revue Golias, on compte des pointures comme le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon. Le site Internet du diocèse lyonnais fournissait même les indications pour se rendre à la manif parsisienne. Merci !

In Siné Hebdo N°72

 
Santé : Ni forfait ni à faire
mercredi 7 octobre

Tout augmente.
- En 2005, participation de 2 euro sur le remboursement des consultations et autres examens.
- En 2006, mise en route du forfait dit "18 euros" pour tous les actes techniques dont la valeur dépasse les 91 euros.
- En 2008, instauration des franchises médicales : et hop ! 0,50 euro par boîte de médicaments (enfin, ceux qui n’ont pas été déremboursés) et aussi 0,50 euro par acte infirmier, et encore 2 euros par transport sanitaire.
- Dans le budget 2010, une augmentation de 2 euros pour le forfait hospitalier, qui passe à 18 euros !

Enfin, tant que sont remboursés les antidépresseurs... ça va encore !

In Le Canard Enchaîné

 
Quand l’UIMM finançait l’Institut de la désinformation
dimanche 11 mai 2008

popularité : 1%
Où s’est envolé l’argent de la fédération patronale de la métallurgie ? En partie dans une officine qui a longtemps vu des complots gauchistes et de la désinformation partout… Alors que l’UIMM a lancé le « processus de réflexion » sur l’avenir de ses réserves, qui se montent à plus de 600 millions d’euros, nous vous livrons notre enquête.

par Laurent Léger

La justice attendait de mettre la main sur la liste explosive des bénéficiaires des millions évaporés en argent liquide des comptes de l’UIMM. Bernique. Les (très) rares responsables de la fédération patronale au parfum se gardent bien d’apporter de l’eau au moulin de la transparence. Certes, l’ancien président, Pierre Guillen, comme Bakchich l’avait révélé, avait ciblé des «  journalistes » comme faisant partie des destinataires des fonds.

Entendu par les flics le 3 octobre 2007, Denis Gautier-Sauvagnac avait laissé échapper quelques banalités : « Je les attribuais dans le cadre de la régulation de la vie économique et sociale ». La fameuse formule relative à la « fluidification » de la vie sociale n’était déjà pas loin. DGS avait pris soin d’ajouter : « J’ai toujours remis les fonds, l’intégralité des fonds, à des personnes physiques, des individus ». Depuis, Gautier-Sauvagnac a beau assurer que tout cela « était un secret de polichinelle », il persiste dans son silence sur l’identité des heureux bénéficiaires, même s’il a désigné un ancien président du patronat, François Ceyrac, un vieux monsieur de 95 ans qui ne risque pas grand chose en termes judiciaires, comme ayant touché des primes de cabinet. Bref, les flics et le juge Le Loire, chargé de l’enquête, n’ont pour le moment pas trouvé autre chose que quelques-unes de ces primes allouées aux uns et aux autres dans l’opacité la plus totale. Pas mal, mais bien maigre par rapport aux sommes disparues…

Une lettre confidentielle et des « Assises de la désinformation »

Par quel miracle l’argent de la fédération de la métallurgie a-t-il pu aboutir également à l’Institut d’études de la Désinformation (IED) ? Cette petite structure, presque une officine, avait été fondée par Vladimir Volkoff, un écrivain d’origine russe, et Daniel Trinquet, alors journaliste à Radio France. L’objet, légèrement parano sur les bords, consistait à déjouer les complots que les intellos et les médias, forcément gauchistes, instillent dans la société. Mais officiellement, il ne s’agissait que de « mettre en lumière des cas de désinformation dans la presse écrite et audiovisuelle ». Pour cela, l’équipe diffusait une lettre confidentielle et patronnait des « Assises de la désinformation », dont la première fournée eut lieu à Nice en 1989.

Selon plusieurs interlocuteurs proches du patronat, l’Institut a été largement financé par l’UIMM et son émanation parisienne, le GIM (Groupe des industries métallurgies métallurgiques de la région parisienne, représentant 2700 entreprises et 300 000). Un financement qui se serait interrompu avec le changement de direction au GIM, il y a quelques années, quand Pierre Chasseguet, un haut cadre de Dassault, a pris les rênes de la direction générale. Mais le GIM n’a pas donné suite à notre demande d’explications.

« L’UIMM nous avait pris des abonnements »

Un financement dont Daniel Trinquet, l’un des co-fondateurs de l’IED, dément l’existence. « Ah j’aurais bien aimé que l’UIMM nous finance », assure-t-il à Bakchich. Avant de reconnaître que « l’UIMM, le CNPF et d’autres fédérations patronales » avaient pris des « abonnements » aux travaux de l’Institut. Des abonnements probablement très bien payés…

Et Trinquet de préciser : « on a travaillé au coup par coup pour des entreprises qui nous demandaient des formations ». A la lutte contre le gauchisme ? Non, répond Trinquet : « on faisait des études sur la désinformation dont certaines entreprises s’estimaient victimes, comme des laboratoires pharmaceutiques ».

On aura bien compris que l’argent de la métallurgie a probablement fluidifié davantage la droite que la gauche. Dans les années 1970, même des syndicats étudiants proches de l’extrême-droite auraient bénéficié de la manne en cash. Au sommet du patronat, on a longtemps craint que l’idéologie « rouge » mette des bâtons dans les roues du fonctionnement des entreprises et étouffe les sirènes libérales auxquelles les patrons ne savent pas résister.

Et on a semé à tous vents l’argent de la métallurgie pour lutter contre le péril gauchiste…

bakchich

 

Répondre à cet article
Messages de forum :
Quand l’UIMM finançait l’Institut de la désinformation
jeudi 15 mai 2008
par  Gilles LECOQ

Bonjour,

Officine, avez-vous dit, capable de distribuer, redistribuer dans ce cadre là, quelques 600 millions d’Euros, petite mais efficace "Office de redistribution" de la richesse engrangée entre autre, je présume sur le dos des métallurgistes, et grâce à quelques ventes juteuses dont le patronat français se réservent l’exclusivité. Mais bien sur, la Justice enquête !! A quand le procès, s’il y en a un un jour ?? Qui dans le box des "accusés" ?? Dans 15 ans, la plupart des principaux antagonistes de cette "sombre" affaire de pots de vins, pichets en métal ici seraient plus juste, seront décédés ou trop séniles pour être jugés, et donc cette affaire, comme tant d’autres, sombreront dans l’oubli. L’argent des "riches", honnêtement acquis ou pas ne concernent qu’eux-mêmes, et ce n’est certainement pas avec cette forme de Justice là que seront jugés les coupables. Mais bien sûr, notre Pays est ruiné, d’ou l’avalanche de catastrophes économiques qui n’arrêtent pas de nous tomber sur le rable, ruine dont nous sommes toutes et tous forcément responsables, puisque nous nous sommes entêtés à vouloir vivre dans un Etat ou la Liberté, l’Egalité et la Fraternité avaient encore une certaine signification, alors que les "experts-économistes" du monde entier nous vantaient depuis longtemps les charmes du Libéralisme Débridé. Ce Pays est en faillite ( ?), mais certainement pas pour tout le monde, et certainement pas pour l’UIMM, tout comme pour le MEDEF. Si réelle distribution des richesses s’opéraient véritablement, les quelques "50 millions d’heures sup" effectuées pour les français et tant louées par Fillon and Co, Officine de Sarko, Sarko et Fils, n’auraient simplement aucune raison d’être,leurs salaires, redevenus du coup honnêtes puisque enrichis de cette redistribution, suffiraient à leur assurer un "train de vie" normal. Utopie, peut-être, un simple constat d’une autre économie, certainement. G.Lecoq.




Répondre à ce message Fil de discussion